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Les socialistes se divisent sur la lutte contre les inégalités – Les Echos.fr – 09 novembre 2010.
Le Parti socialiste réunit ce soir son conseil national pour arrêter son projet sur « l’égalité réelle ». Certains de ses dirigeants y voient un « catalogue » et critiquent un manque de réalisme financier. Des reproches mal perçus Rue de Solferino.
La nuit dernière promettait d’être longue pour les socialistes. Objet des débats : le projet du PS pour lutter contre les inégalités. Une « commission des résolutions » devait examiner des dizaines d’amendements sur des sujets aussi divers que la santé, l’éducation, le logement, les discriminations… Aujourd’hui, en fin de journée, le conseil national (parlement) du PS, qui se réunira à l’Assemblée nationale, doit voter sur le texte à propos de « l’égalité réelle » d’une quarantaine de pages qui sera soumis en décembre aux militants.
Ce volet supplémentaire du préprojet présidentiel, après ceux sur l’économie, la rénovation et l’international prévoyait entre autres comme mesures phares : le paiement au forfait des médecins généralistes, la maternelle obligatoire à partir de trois ans, la semaine de cinq jours à l’école, les vacances scolaires d’été raccourcies, un statut social pour les jeunes (allocation d’autonomie pour les étudiants, aide à la recherche du premier emploi), le mariage et le droit à l’adoption pour les couples homosexuels, le congé parental partagé à égalité entre le père et la mère, l’interdiction du crédit revolving et un grand service public de l’eau.
La question du financement
Si le débat promettait d’être long hier soir, c’est que des voix discordantes se sont fait entendre ces derniers jours. En première ligne de la contestation, François Hollande et ses amis. Au nom de la « crédibilité », ils fustigent ce « catalogue irréaliste » au regard de la situat ion des finances publiques. Autre leader très critique, Manuel Valls a prévenu qu’il ne voterait pas le texte « en l’état ». Il estime, comme François Hollande, que « pour être audible, il est plus sage de procéder à une évaluation financière pour chaque mesure ». Souvent peu amène envers la direction, le maire de Lyon, Gérard Collomb, ajoute que « les mesures, chacune séparément, sont parfaites, mais, le problème est que tant que l’on n’a pas répondu à la question du financement, on n’a rien résolu » !
Des reproches que rejette la Rue de Solferino. « Nous ne sommes pas dans le catalogue, nous sommes déjà dans la hiérarchie », plaide Benoît Hamon, le porte-parole du PS, qui a coordonné ce travail sur « l’égalité réelle ». A mots couverts, on estime à la direction du parti que ces critiques contribuent à alimenter l’image d’une gauche dispendieuse alors que « celle qui de toute évidence a un problème avec le déficit, c’est la droite » ! Benoît Hamon précise : « Il y a des déficits d’égalité, qu’il s’agisse de la santé ou de l’éducation par exemple. Oui, nous sommes ambitieux, mais cela ne veut pas dire que nous sommes dépensiers. »
Un membre de l’équipe de Martine Aubry ajoute : « Nous allons préciser les moyens, mais les uns et les autres n’échapperont pas au débat politique sur le projet ». Complétant : « Ils masquent leur absence d’idées en mettant en avant le souci de la bonne gestion des finances publiques. » L’actuelle direction du PS estime que le projet que François Hollande avait validé en 2006 n’est pas très éloigné de celui-ci. « Peut-être, mais la situation du pays n’est plus la même », répond un proche de l’ancien premier secrétaire. Entre l’« ambition » des uns et le « pragmatisme » des autres, les débats promettaient d’être houleux.
Surtout, les principaux reproches qui sont faits aux « opposants », que sont François Hollande et Manuel Valls, sont que leurs attitudes ne seraient qu’une posture visant à les démarquer en vue des primaires socialistes de l’automne 2011. « François prend la posture du candidat crédible, mais il est avant tout un candidat timide ! », s’amuse un proche de Benoît Hamon.
RENAUD CZARNES, Les Echos
Politique Sondage Gouvernement – AFP – 23 septembre 2010.
Fillon préféré pour diriger le prochain gouvernement (OpinionWay)
PARIS, 23 septembre 2010 (AFP) – François Fillon est la personnalité politique préférée des Français pour diriger le gouvernement qui sera issu du prochain remaniement, selon un sondage OpinionWay pour le Figaro-Magazine rendu public jeudi.
A la question « pour chacune des (six) personnalités suivantes, laquelle préféreriez-vous comme Premier ministre à l’issue d’un prochain remaniement? », 37% des personnes interrogées désignent l’actuel chef du gouvernement, loin devant la garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie (18%). Le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo est 3ème (14%), suivi de la ministre de l’Economie Christine Lagarde (12%), du patron des députés UMP à l’Assemblée Jean-François Copé (7%), et du ministre du Budget François Baroin (5%).
Mme Lagarde est la ministre que les Français souhaitent le plus voir rester au gouvernement (63%), suivie par Mme Alliot-Marie (60%), M. Borloo (59%), Nathalie Kosciusko-Morizet (secrétaire d’Etat à l’économie numérique) 54% et Rama Yade (secrétaire d’Etat aux sports) 53%, à égalité avec M. Baroin.
Roselyne Bachelot (Santé) est dernière de ce classement (29%), derrière son collègue du Travail Eric Woerth (31%). Christian Estrosi (Industrie) est à égalité avec le secrétaire d’Etat à la Justice, Jean-Marie Bockel (35%).
46% des personnes interrogées souhaitent voir l’ancien Premier ministre Alain Juppé intégrer le gouvernement, devant l’écologiste Nicolas Hulot (45%), M. Copé (44%), l’ancien ministre socialiste Jack Lang (42%), et le secrétaire général de l’UMP Xavier Bertrand (37%).
Viennent ensuite le président du MoDem François Bayrou (34%), à égalité avec l’historien Max Gallo, et l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin (32%).
Le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, est avant-dernier de ce classement (22%), devant le président du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers (19%).
Sondage réalisé en ligne (système Cawi) du 15 au 17 septembre auprès d’un échantillon de 1.071 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).
Bockel respire grâce au discours de Grenoble – Philippe Cohen – Marianne – Mardi 7 Septembre 2010.
Avant l’été, le secrétaire d’Etat à la Justice se morfondait un peu Place Vendôme. Paradoxalement, le discours de Grenoble lui redonne, croit-il, une chance. Voici pourquoi.
Il était à la une de Libération du 31 août, sans doute pour la première fois depuis son arrivée au gouvernement. Problème : ce n’était pas pour annoncer la mission sur la prévention de la délinquance que le président lui a confiée cet été. Non.
C’eut été trop beau… Jean-Marie Bockel, secrétaire d’état à la Justice, a fait la une avec d’autres sarkozystes de gauche sur le thème : pourquoi restent-ils ? Sous-entendu évident du quotidien : pourquoi les ministres d’ouverture la ferment ? Comment rester au gouvernement quand l’Elysée foule au pied les principes et les valeurs qui vous ont conduit à constituer l’aile gauche du sarkozysme ?
Jean-Marie Bockel n’en a cure. La question est sans doute pertinente pour Fadela Amara ou Bernard Kouchner, droits-de-l’hommistes estampillés. Mais lui, « le premier blairiste français », est tout sauf choqué par ce que la gauche appelle la tendance « sécuritaire » de Nicolas Sarkozy. Il a toujours manifesté son plein accord avec le Président sur la sécurité, loin d’un angélisme de gauche qu’il déplorait déjà au PS. Encore que, sur le plan de l’efficacité, même s’il a choisi de se taire, on devine qu’il n’est pas sûr que le discours de Grenoble – il était sur place et a pu constater de visu les réserves de Claude Guéant sur le discours – ait été profitable au Président.
Aussi, dès le 2 août, il a proposé ses services à Nicolas Sarkozy. Hortefeux et Besson incarnent la trique ? Lui peut représenter la dimension sociale de la sécurité. Une politique de la ville qui s’appellerait autrement. Vingt ans qu’il fait ça à Mulhouse. Surprise : le kaiser l’écoute quelques minutes et se montre même enthousiaste. Il lui concocte vite fait sur le gaz une mission sur « la prévention de la délinquance » que Claude Guéant, présent à l’entretien, s’empresse de lui finaliser. Et Jean-Marie Bockel part en vacances rasséréné : il s’attendait déjà à rejoindre en octobre le groupe chevènementiste du Sénat et voilà qu’il peut à nouveau s’imaginer un avenir dans le gouvernement remanié. Lequel ? Ce ne sera pas en tout cas à un secrétariat d’Etat dépendant de la place Vendôme. La cohabitation avec Mam s’est avérée difficile et de fait ce ministère régalien n’a pas besoin de secrétariat d’état. Bockel ne demande rien, trop profil bas pour ça. Mais il rêve d’un ministère des transports…
Reste que, même s’il est bizarre de confier une mission à un secrétaire d’état – que faisait-il jusqu’alors ? du bridge ? – Jean-Marie Bockel est heureux d’avoir vu sa feuille de route confirmée à son retour de vacances, Claude Guéant le pressant de déboucher au plus vite sur des états généraux aboutissant à quelques mesures phares en octobre, avant la date annoncée du remaniement (novembre selon Guéant, mais est-ce bien crédible ?). Objectif : montrer que, contrairement à ce que prétend la gauche, le gouvernement tient bien les deux bouts de la chaîne, répression et prévention, même si cette dernière ne saurait se confondre, dans l’esprit de Bockel, avec l’angélisme de la gauche.
Mais au-delà de la lutte des places, il y a la politique. Et finalement, de tous les sarkozystes dits de gauche, Bockel se félicite d’avoir été le seul à avoir construit une force politique, Gauche Moderne. Oh, ce n’est pas un truc énorme, mais, comme avait dit le Che – son mentor – quand il s’est carapaté du PS, « mon royaume est petit mais c’est mon royaume ». Soit 1500 adhérents, une soixantaine de fédérations, un site internet et quelques élus, c’est quand même mieux qu’un parti de poche. Et en tout cas plus indépendant que le club d’un Eric Besson qui a fini par rejoindre l’UMP..
Jean-Marie Bockel joue donc sa partition à deux mains. La première sera, espère-t-il, ministérielle, et la seconde politique. Elle se joue sur la stratégie de l’Elysée pour 2012, à travers le choix entre deux options. La première serait une simple répétition de la séquence 2006-2007 avec, d’abord, la consolidation du socle électoral « à droite toute » et le grignotage des territoires du Front National. C’est la voie empruntée par le discours de Grenoble, sans doute à l’instigation de Patrick Buisson et de Maxime Tandonnet, le conseiller immigration de l’Elysée.
Bockel espère que la séquence actuelle, peu convaincante, finira par persuader le Président de ce qu’il faut passer tout de suite à une séquence plus « soft », qui permettrait au Parti Radical et à Gauche Moderne d’aider la majorité à gagner des voix au centre-gauche. Ce n’est pas pour rien que le parti valoisien l’a invité à son université d’été.
Borloo rassemble – Soazig Quémener – Journal du dimanche – samedi 04 septembre 2010.
Ce sera une belle photo de famille. Et peut-être un joli coup politique. Toutes les composantes de la famille centriste, dans et hors l’UMP, sont réunies samedi après-midi au palais des congrès de Lyon autour de Jean- Louis Borloo pour les Ateliers du Parti radical. Sous les ailes de celui qui fut, au début des années 2000, le porte-parole de la Nouvelle UDF, sont attendus Jean-Christophe Lagarde et Maurice Leroy du Nouveau Centre, Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Justice pour la Gauche moderne, mais aussi des élus du Modem, Jean-Pierre Raffarin, Gilles de Robien… « Ils ne viennent pas pour créer une écurie Borloo, mais pour recréer cette famille de pensée et apporter cette richesse-là à la majorité« , explique, ce week-end, le ministre de l’Ecologie dans une interview au Figaro Magazine. « C’est sûr, Borloo va en faire des tonnes pour montrer qu’il est capable de regrouper la majorité« , observe, goguenard, un élu de l’UMP.
Vendredi, le brouillon d’une lettre- proposition intitulée « D’une seule voix » circulait. Un texte avec un préalable très laudateur pour le président de la République et qui avance des chantiers prioritaires sur la justice fiscale, la défense du pacte républicain… et s’achève avec la proposition de création d’une plateforme d’échanges. Alors que Borloo est toujours cité parmi les Premier ministrables lors du prochain remaniement, la fête prend des airs de service commandé depuis l’Elysée. Manière de permettre aux différentes sensibilités de la majorité, souvent bridées par l’UMP, de s’exprimer tout en les canalisant pour pouvoir, le moment venu, appuyer sur la pédale d’accélérateur ou de frein.
« Il ne faut pas un 21 avril à l’envers«
« Il est trop tôt pour dire s’il y aura une candidature centriste ou non. Cela peut être une bonne idée, mais cela peut également être dangereux, explique Jean-Marie Bockel. L’état d’esprit de Borloo, c’est de dire que s’il fallait y aller, il ne le ferait qu’en accord avec Nicolas Sarkozy. »
« Il ne faut pas un 21 avril à l’envers, où le candidat de la droite ne serait pas qualifié pour le second tour à cause d’une multiplicité de candidatures dans son camp« , renchérit Jean- Louis Borloo dans le FigMag.
Deuxième avantage de ce rassemblement, s’il est réussi, pour l’Elysée: il pourrait servir à décrédibiliser une éventuelle candidature d’Hervé Morin, le président du Nouveau Centre. Jean-Marie Cavada, chef de file des députés européens du parti du ministre de la Défense, se tient d’ailleurs prêt à réagir, samedi après-midi au discours de Borloo. « Il n’est pas question de torpiller Hervé Morin, assure Bockel. Il devrait simplement se poser la question de savoir si sa candidature desservirait ou non la majorité. »
« Il ne s’agit pas non plus de préfigurer quoi que ce soit« , assure Jean-Christophe Lagarde, président exécutif du Nouveau Centre. Lui a répondu à l’invitation « pour voir, dit-il, si les radicaux pensent à évoluer en dehors de l’UMP« . Il assure qu’il ne signera « rien« , toujours convaincu pour sa part qu’il n’y a de crédibilité pour le centre qu’en dehors du parti présidentiel. La discussion s’annonce donc serrée entre ces hommes qui pourtant « partagent les mêmes valeurs« .
Soazig Quémener
le JDD, 04 septembre
“Il faut débureaucratiser l’État” – Henri Guaino dans « Acteurs Publics ».
Le conseiller spécial du président de la République se pose en défenseur des services publics et de la protection sociale. Il appelle toutefois à diminuer les dépenses courantes au profit de l’investissement public. Pour Henri Guaino, la crise a pour vertu d’avoir disqualifié l’idéologie du “moins d’État” dans l’économie.
Trois ans après le lancement de la Révision générale des politiques publiques, quel bilan en tirez-vous ?
Depuis longtemps, la modernisation de l’État s’accomplissait dans le désordre, sans vue d’ensemble et sans continuité. Une révision générale et systématique était donc devenue nécessaire. Depuis trois ans, des réorganisations qui attendaient depuis plusieurs décennies ont enfin été menées à bien et la gestion de notre fonction publique a été profondément rénovée avec la suppression de tous les obstacles à la mobilité, l’évaluation, la rémunération au mérite.
100 000 emplois ont été supprimés et la moitié des économies réalisées ont été utilisées pour revaloriser les carrières. Dans les deux ans qui viennent, l’effort se poursuivra avec trente opérateurs de l’État inclus dans le processus, 150 audits hospitaliers, un grand programme de simplification des formalités administratives, un plan de lutte contre la précarité des agents non titulaires… En 2012, c’est la plus grande entreprise de modernisation de l’État depuis 1958 qui aura été accomplie.
Les critiques sur une détérioration des services publics semblent trouver un écho dans la population. Comment expliquez-vous ce décalage entre le discours et la perception ?
La crise a masqué les progrès en obligeant les services publics à faire face à un surcroît de difficultés économiques et de souffrances sociales, mais ils l’ont fait avec beaucoup de sens des responsabilités et beaucoup d’efficacité, ce qui a permis, comparé à beaucoup d’autres pays, d’atténuer considérablement les effets de la récession.
En période de crise justement, la demande de services publics est plus forte. Comment y répondre en période de disette budgétaire ?
À côté du nécessaire effort de productivité des services publics, c’est dans les réformes structurelles pour réduire la fracture sociale, faire reculer le chômage, améliorer la compétitivité que nous trouverons les plus grandes marges de manœuvre financières, car l’état des finances publiques ne peut pas être séparé de ceux de la société et de l’économie.
Cette demande de plus de services publics n’est-elle pas en contradiction avec la politique menée depuis plusieurs années en France et en Europe ? Pendant trente ans, l’idéologie dominante dans le monde et particulièrement en Europe n’a pas été favorable au rôle de l’État dans l’économie, à la protection sociale, aux services publics. La crise a disqualifié cette idéologie. On va vers un rééquilibrage entre l’État et le marché et je suis convaincu que le modèle français sera plus à l’aise dans le monde de demain que dans celui d’hier.
Cette prise de conscience se heurte pourtant à la nécessité de réduire fortement les dépenses publiques…
Croire que c’est en détériorant la qualité du service public que nous pourrions résoudre nos difficultés serait une erreur. La remise en ordre de nos finances publiques passe par notre capacité à faire du service public un levier du développement économique et de la compétitivité globale et à distinguer l’investissement public et les dépenses courantes.
Il faut diminuer nos dépenses courantes, mais accroître l’investissement, car l’on ne remboursera les dettes d’hier qu’avec les revenus de demain et les revenus de demain, ce sont les investissements d’aujourd’hui. C’est la philosophie partagée par le grand emprunt et le Fonds stratégique d’investissement.
N’avez-vous pas l’impression d’un retour de balancier aujourd’hui, avec une pression très forte pour réduire les déficits publics ? On ne peut pas supporter durablement un déficit à 8 % du PIB. Il faut le réduire, en supprimant les mesures de soutien à l’activité, au fur et à mesure du retour de la croissance, sans l’étouffer ni sacrifier l’avenir. Plus les marchés sont fébriles, plus il faut garder son sang-froid. C’est l’attitude de la France.
N’y a-t-il pas un risque de voir la réduction des dépenses affaiblir structurellement les services publics ?
Je ne vois pas pourquoi les services publics seraient le seul secteur où les gains de productivité seraient impossibles ni pourquoi ils ne seraient pas, comme partout ailleurs, compatibles avec davantage de qualité.
Les attaques de la gauche sur le thème de l’affaiblissement des services publics seront pourtant un thème de campagne fort en 2012…
La gauche serait plus crédible si elle soutenait la logique du grand emprunt ou si elle appelait l’Europe à tirer les leçons de la crise. Si la politique européenne de la concurrence reste la même, nous aurons bien du mal à préserver nos services publics. C’est un gouvernement de gauche qui a négocié et signé l’Acte unique. C’est encore un gouvernement de gauche qui a négocié et signé la directive qui introduit la concurrence dans le marché du gaz.
C’est la gauche encore qui a voté, en 1998, la loi de transposition et la première directive sur la concurrence dans l’électricité. C’est Nicolas Sarkozy qui a fait inscrire dans le traité de Lisbonne que la concurrence ne devait plus être une finalité, mais seulement un moyen.
Inscrire dans la Constitution l’obligation de s’engager sur une trajectoire de déficits budgétaires pour cinq ans ne revient-il pas à éteindre tout débat sur les finances publiques ?
C’est tout le contraire. Ce qui est proposé, c’est que le gouvernement s’engage devant le Parlement en début de législature sur sa stratégie en matière de finances publiques sur la durée du mandat, qu’il y ait chaque année un débat et un vote sur les engagements pluriannuels communiqués à Bruxelles et que toutes les mesures fiscales soient réservées à la loi de finance. Donc, il y aura davantage de débats et davantage de clarté.
Trajectoire budgétaire, cela veut dire, à l’extrême, que les gouvernements pourront envisager de creuser encore les déficits, à condition de le dire…
Cela veut dire que la majorité se fixe une stratégie pour la durée de son mandat, car rien ne peut se faire de sérieux en matière de finances publiques qui ne s’inscrive dans la durée.
Pourquoi n’êtes-vous pas favorable à l’interdiction de présenter un budget en déséquilibre, comme certains le réclament dans la majorité ?
Il est toujours délicat d’enfermer la réalité économique dans une stricte règle de droit qui, par définition, est indifférente aux conjonctures. Ne pas pouvoir déroger à une règle d’équilibre peut, dans des circonstances de crise, conduire à la catastrophe. Et si l’on peut y déroger, que reste-t-il de la règle ? Si elle est contraignante, qui décide ? Le juge constitutionnel ? Un comité d’experts ? Et que fait-on des investissements publics ?
La réforme des services déconcentrés et des préfectures a abouti à une concentration des directions et des services sur le territoire. N’est-ce pas un recul de l’État ?
C’est tout le contraire. La réforme des services déconcentrés renforce la cohérence de l’action locale de l’État. On renforce aussi le rôle du préfet de région. C’est logique, compte tenu de l’importance prise par la région.
La gauche, majoritaire dans les conseils généraux et régionaux, dénonce une recentralisation. Assumez-vous ce retour de l’autorité et du pouvoir de l’État sur le territoire ?
La condition d’une décentralisation réussie, c’est un État fort. Et un État fort, ce n’est pas un État qui disperse ses moyens, mais qui les concentre pour agir efficacement. On est allé trop loin dans l’abaissement de l’autorité et de la responsabilité de l’État, et plus on a abaissé l’État, plus il s’est bureaucratisé. L’enjeu, aujourd’hui, est de “débureaucratiser” et de recréer un État entrepreneur, qui assume les grands risques, qui desserre l’étreinte du court terme, qui organise la péréquation.
Comment peut-on consolider ce nouvel État et le modèle français alors que le poids de la dette et des déficits contraint la dépense publique ? Le socle, c’est l’État, la nation et la République. En le détruisant, on ne prépare pas l’avènement de l’individu, mais celui des féodalités et du communautarisme, de l’enfermement dans le local, dans le clan ou dans la tribu. À cette fragmentation de la société, le service public oppose la logique de la solidarité, du partage, de l’égalité des chances, du long terme.
Le desserrement de la contrainte financière ne viendra pas du démantèlement du service public ou de la protection sociale, mais de notre capacité collective à faire en sorte qu’un nombre de personnes toujours plus grand ne soit pas à la charge d’un nombre toujours plus réduit d’actifs.
Êtes-vous toujours persuadé que la crise financière a marqué la fin d’un monde ? Plus que jamais. Même si tous ceux qui ont beaucoup profité des dérives du capitalisme financier n’en ont pas – ou ne veulent pas – en avoir encore conscience, la crise a prouvé que ce système n’était tout simplement pas viable et la société qu’il a engendrée non plus. Le capitalisme financier a imposé à toute l’économie et toute la société ses rythmes et ses critères. Mais c’est une voie sans issue. Ou bien nous changerons dans la concertation, la coopération. Ou bien ce seront des catastrophes économiques, sociales et politiques qui nous y forceront. Mais le monde changera. Et dans ce monde à venir, il y aura plus d’État, plus de services publics, plus de régulation. Mais quel État, quels services publics, quelle régulation ? Voilà les questions auxquelles nous devrons répondre.
Propos recueillis par Bruno Botella et Laurent Fargues
Quel projet pour Europe Ecologie ? Le Monde – 18 août 2010.
La situation se résume en une phrase : l’économie mondiale se contracte tendanciellement, mais personne ne pense ou ne gère cette décroissance-là. Ou en une autre phrase : aucun gouvernement, aucune organisation internationale (FMI, OCDE…), aucun institut universitaire établi ne publie d’étude qui ne prévoit pas un retour à une croissance économique continue. Comment expliquer cet aveuglement général autrement que par l’attachement irrationnel des dirigeants économiques et politiques à la croissance comme panacée universelle ? Bien que l’hypothèse de la décroissance objective – correspondant fidèlement aux faits matériels (déplétion des ressources, catastrophes écologiques) – soit plus explicative du mouvement réel du monde que toute théorie de la reprise possible, les responsables de droite comme de gauche continuent d’imaginer des plans à l’ancienne pour retrouver la croissance perdue.
L’unique politique publique mise en œuvre partout, de type keynésien, est de gagner du temps en imprimant plus de monnaie ou en empruntant plus pour quelque relance, en espérant qu’une nouvelle croissance future permettra de rembourser les dettes présentes. Cela marchait jadis, ça ne marche plus aujourd’hui : nous vivons l’époque où la croissance rencontre les limites de la planète.
Les évolutions aux Etats-Unis illustrent notre propos. La récession promet une fin d’année difficile pour le peuple américain, alors même que la « relance » du président Obama est censée être à son apogée. Malgré le maquillage des statistiques par Washington, la dégradation de la situation des ménages se poursuit : le chômage réel est de l’ordre de 20 %, les saisies immobilières continuent, le surendettement s’accroît, le déficit fédéral et celui des Etats se creusent. Comme en Grèce, mais avec un tout autre retentissement international, le gouvernement Obama sera bientôt contraint à un plan d’austérité budgétaire et à une hausse de la pression fiscale. Le mythe de l’indestructible croissance américaine s’effondrera et, avec lui, la majeure partie du système financier international.
C’est dans ce paysage de décroissance que doit s’élaborer le projet d’Europe Ecologie pour la décennie 2010-2020, autour de trois exigences : dire la vérité, garantir la justice, proposer une vision.
Nous n’aimons pas la vérité. Mais les faits n’ont que faire de notre déni. Les sombres perspectives économiques et, surtout, l’immensité du désastre écologique et géologique qui s’avance doivent être reconnues, partagées et diffusées par toute formation politique sérieuse, c’est-à-dire débarrassée de l’hypocrisie de programmes qui se résument tous à : « Votez pour nous, ça ira mieux demain. » S’il est une « politique autrement », sa première qualité est d’annoncer le plus probable – une longue récession -, non de vendre une illusion – la croissance retrouvée.
Dans cette optique, on ne pourra éviter le chaos social que par un effort inédit de justice basé sur deux objectifs : un travail pour tous, un revenu pour tous. Pour atteindre le premier, il nous faut reprendre les attributs qui ont permis le succès de la réduction du temps de travail en 1998 : qu’elle soit massive, rapide et générale. La proposition d’une semaine de 28 heures en quatre jours est la plus adaptée à la situation actuelle. Pour s’avancer vers le second objectif, la proposition d’un revenu d’existence élevé, universel, inconditionnel et individuel répond à la question des discontinuités dans les carrières professionnelles et organise la sécurité économique à partir de la personne et non du statut social. Une société écologiquement sobre est aussi une société plus solidaire, dans laquelle chacun est libéré de la crainte d’être exclu.
C’est dans la critique de la centralité du travail rémunéré que nous trouverons les bases d’une nouvelle vision du devenir humain. La propagande contemporaine ne cesse de rabâcher que« travailler plus, pour gagner plus, pour consommer plus » est la voie vers le bonheur. Le productivisme travailliste et consumériste serait jouissif, tandis que l’écologie décroissantiste serait synonyme de frustration, de renoncement, de mortification.
Le contraire est vrai, assurément. Les activités qui ne relèvent pas du travail, du calcul en vue de l’accomplissement d’une tâche, de l’obtention d’un résultat, bref de l’esprit productiviste, ces activités sont les plus épanouissantes parce qu’elles sont effectuées pour elles-mêmes, non comme moyens en vue d’une fin. Ce sont des dépenses qui ne mènent nulle part, n’ont aucune utilité, ne sont pas conditionnées par une demande quelconque : ce sont des dépenses souveraines, improductives, insubordonnées. C’est par cette réorientation du désir que nous sortirons du travaillisme. On peut vivre mieux en travaillant et en consommant moins.
Quelle est l’amorce, la motivation, l’excitation qui détrônera les valeurs du productivisme au profit de celles de l’écologie ? Notre réponse, après George Bataille, est : la propension à la dépense libre. Disqualifier ainsi la puissance, l’utilitarisme et la surconsommation pour faire de l’écologie, de la sobriété et de la décroissance une mode, un esprit du temps, un nouvel imaginaire collectif, telle est notre vision.
La gravité et l’imminence des bouleversements incitent à penser que le temps d’une transition douce par des solutions graduelles est loin derrière nous, lorsque des scientifiques ont commencé à sonner l’alarme au sujet des folies financières, de la dérive de l’effet de serre et du pic pétrolier. Cependant, nous pouvons encore construire une décroissance prospère. Si vous pensez qu’une telle réorientation de civilisation est difficile en période de récession économique, imaginez à quel point ce le sera plus tard, après la dislocation du système financier, la raréfaction de l’énergie disponible et les perturbations liées au changement climatique.
Café po’ : Charles de Gaulle-08 juillet 2010.
Brigitte MAUROY
Conseillère municipale de Lille
Responsable régionale de La Gauche Moderne
Vous invite à un café politique, organisé par :
Jacques GUISET,
Jean-Marie RIVART et Eric FUSILLIER
Il se déroulera :
Le jeudi 08 juillet 2010
De 19h30 à 21h30
Chez Morel
31, Place du théâtre à Lille
Thème : Charles de Gaulle. Quelle aurait été sa solution ?…lui qui fut :
- Homme de lettres,
- Militaire,
- Homme d’Etat,
- Mais surtout Homme de Paix.
Venez nombreux …
Brigitte MAUROY
Jean-Marie Bockel Répond positivement à l’invitation de Gilles De Robien.
A l’initiative de « Société en mouvement » club de réflexions de Gilles De Robien se tenait mardi 18 mai à Boulogne-Billancourt une réunion sur le thème « Centres en Mouvement ».
Après avoir remercié Gilles de Robien pour son invitation Jean-Marie Bockel a expliqué que pour La Gauche Moderne, il était effectivement nécessaire de réfléchir à l’organisation de la majorité. Car, la majorité ne peut être monolithique en se réduisant simplement à l’ UMP. Les Français l’ont d’ailleurs manifestés clairement et de manière évidente le 21 Mars 2010.
La majorité se doit être diverse en ayant des composantes multiples, dés lors ne peut-on pas parler de majorité Plurielle. Car, ne nous le savons tous, aujourd’hui, la page de l’ouverture est désormais tournée est une majorité monolithique ne peut-être que fragilisée. La Gauche Moderne, représente l’aile gauche de cette Majorité et porte des valeurs différentes de celles de l’UMP, nos concitoyens le savent et l’expriment régulièrement.
La Gauche Moderne, à une préoccupation forte quant au respect des grands équilibres sociaux. Ce qui, lui fait dire que la réforme doit être utile, cohérente et juste, et que rien ne serait pire, que de donner l’impression aux Français que pour des raisons idéologiques, à des fins de « marquage politique », on veuille imposer des réformes à tous dont le poids ne pèserait pas sur chacun.
Un exemple pour illustrer cette approche ; sur les retraites il faut marquer une direction claire. L’Egalite doit être complète entre tous les Français, tous les régimes, tous les statuts. Pour La Gauche Moderne, seul un système de retraite par points, permettra la prise en compte de toutes les différences : sexe, situation familial, pénibilité, handicap, etc. Les Français savent et ont compris qu’ils doivent travailler plus. Mais, ils veulent un cadre juste et clair.
Et, à la question, de Gilles de Robien « Ne peut –on pas dépasser les chapelles pour construire une cathédrale d’idées » Jean-Marie Bockel a précisé que les différents acteurs, d’une majorité présidentielle diverse et plurielle, avaient des destins liés, que beaucoup de choses étaient à dire et à faire ensemble, qu’il fallait être dans la recherche de l’harmonie, l’équilibre et de l’équité. Et, de fait, La Gauche Moderne apporterait sa pierre à l’édifice « cathédrale » qui se doit répondre aux besoins et demandes de nos concitoyens qui sont en attentes de réponses justes claires.
C’est dans cet esprit que le comité permanent du mercredi 19 mai, sur proposition de Jean-Marie Bockel, a décidé de déléguer deux de ses membres (Marc d’Héré et Jean-Loup Dujardin) afin qu’ils participent au débat engagé par « Société en mouvement ». Nous vous tiendrons régulièrement informés des thématiques abordées et des réflexions engagées.
Par Jean-Loup DUJARDIN
Principales propositions du projet socialiste
lefigaro.fr du 20 04 analyse le rapport de la Convention nationale emmenée par Pierre Moscovici, qui détaille le projet socialiste en matière de fiscalité, d’industrie ou encore d’environnement.
Mercredi soir en bureau national, les socialistes vont débattre du rapport de Pierre Moscovici sur le «nouveau modèle économique, social et écologique». À mi-chemin entre la déclaration de principes et le programme du PS pour 2012, ce texte représente la première étape dans la préparation du projet de la gauche
Voici les principales propositions de ce rapport :
• Industrie
Le rapport affirme son attachement à une «industrie forte» et insiste sur la nécessité «de repenser notre stratégie industrielle». Pour cela, «la France doit se doter d’un pôle public d’investissement industriel», écrivent les auteurs, qui doit être «financé massivement, mobilisable rapidement, adossé à la Caisse des dépôts et Consignations, à la Banque de France, à la Banque postale et à Oséo (établissement public chargé de soutenir l’innovation et la croissance des PME, NDLR)». Le PS veut dans le même temps «développer sa politique industrielle en liaison étroite avec les collectivités locales» et appelle de ses vœux la création de l’équivalent américain d’un «Small business Act», c’est-à-dire la possibilité de réserver certains marchés publics aux entreprises de petites tailles.
Le rapport préconise aussi de s’appuyer sur les sites industriels existants en évitant leur fermeture et en facilitant leur reconversion. Le groupe de travail emmenée par Pierre Moscovici veut ainsi «augmenter le coût des licenciements économiques dans les entreprises florissantes et instaurer une obligation de remboursement préalable des aides publiques reçues moins de cinq ans avant toute ouverture des procédures de licenciements ou de fermeture de sites».
• Travail
La convention nationale du parti demande l’instauration d’une sécurité sociale professionnelle. Celle-ci devra être «financée par une majoration des cotisations sociales des entreprises employant un quota trop élevé de travailleurs précaires et par une révision des exonérations de cotisations sociales sur les bas salaires». Le texte pose aussi la question du partage des richesses et propose que «les salaires soient compris dans une échelle de l’ordre de 1 à 20 au sein des entreprises qui ont une participation publique dans leur capital».
• Finance
Le texte plaide pour «une finance au service de l’économie réelle», ce qui passe par «une réforme d’ensemble du système financier». «Pour y parvenir, les produits dérivés devront être limités, la régulation du secteur bancaire devra être renforcée ; les organes de contrôle et de supervision étoffés» recommandent les auteurs. Ils voudraient aussi créer à l’échelle européenne «une agence publique de notation sous l’égide de l’Eurogroupe».
• Europe
Au niveau européen, le PS demande un «véritable gouvernement économique européen». Le texte préconise que le rôle politique de l’Eurogroupe soit renforcé «face à la Banque centrale européenne (BCE) pour assurer une gestion plus démocratique de l’euro plus favorable à la croissance et à l’emploi» et que l’UE se dote d’un «Fonds Monétaire européen». Pour lutter contre le «dumping social et environnemental», les auteurs demandent la mise en place d’ «écluses» qui favoriseront «les productions respectueuses des normes» en la matière.
• Agriculture
Pour Pierre Moscovici et son équipe, «la juste rémunération des agriculteurs est un préalable à l’agriculture durable et une condition du maintien de l’activité agricole sur l’ensemble de nos territoires». Le rapport conseille aussi de s’appuyer sur la «contractualisation entre agriculteurs et consommateurs», selon laquelle des acheteurs se fourniraient régulièrement chez un groupe d’agriculteurs donné pour stabiliser les revenus de ces derniers. Cette «contractualisation» permettra de «relocaliser nos productions», plus près des consommateurs français.
• Environnement
Les auteurs comptent s’appuyer principalement sur la fiscalité pour favoriser une production «économe en ressources naturelles épuisables». Le rapport propose ainsi de «généraliser le principe de l’éco-conditionnalité au plus grand nombre de financements ou de soutiens publics». Cette règle conditionnerait notamment «les allègements de charges pour les entreprises». Dans le même esprit, les auteurs recommandent la création d’une «TVA éco-modulable, (qui) pourra faire l’objet de baisses ciblées en fonction de critères environnementaux».
Le comité demande aussi la mise en place d’une «contribution climat-énergie efficace et englobant l’électricité» qui serait «compensée par une ‘prime pour l’environnement’ plus élevée réservée aux ménages modestes et aux revenus moyens». En revanche, le texte n’aborde pas la question des OGM, qui divise le PS, et reste laconique sur le nucléaire, «inévitable à ce stade, (qui) devra s’accompagner d’un renforcement de la sûreté nucléaire».
• Services publics
Emboîtant le pas à leur première secrétaire Martine Aubry, chantre au PS du concept de «société du bien-être», la convention nationale appelle «à consacrer davantage à l’essentiel l’éducation, la santé, la culture…- et moins à l’accessoire, à l’immédiat». Cela passe par un retour de la «confiance dans l’action publique, dans l’Etat providence» qui doit faire «contribuer tout le monde équitablement à l’effort de solidarité». Dans une optique «d’égalité», le texte recommande entre autres la mise en place d’un «bouclier de services publics» pour les territoires ruraux et périurbains.
• Fiscalité
Le rapport prône une «révolution fiscale» qui passe par la suppression de «l’ensemble des mesures injustes de la droite (…), à commencer par le bouclier fiscal». Pour les entreprises, le PS propose notamment de moduler le taux d’impôt (IS) sur les sociétés en fonction du réinvestissement et la redistribution des bénéfices. En ce qui concerne les particuliers, pour que «la redistribution s’opère par la progressivité», le document reprend l’idée d’une fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG.
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