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8 propositions de LGM en matière de prévention de la délinquance – Proposition n° 2 : Impulsion Diplôme (= IDJ) – La sortie des Jeunes du système éducatif sans qualification.

ETAT DES LIEUX :

Il existe en France différents dispositifs divers et variés, adaptés à certains types de publics, concernant des jeunes sortis du système éducatif sans qualification. On dénombra aujourd’hui près de 125 000 jeunes dans cette situation. Je pense que l’on ne se trouve pas en phase avec la réalité, ce chiffre est sûrement supérieur.

Tous ces dispositifs cohabitent, vraisemblablement bien ensemble, sont complémentaires les uns aux autres, voire même assez performants pour certains.

Ils sont essentiellement pensés par des spécialistes de la formation initiale et sont ensuite appliqués par des acteurs et partenaires de terrain.

En revanche, la dimension géographique des territoires ne sont à mon sens pas assez pris en compte, on ne sort pas du système éducatif pour les mêmes raisons que l’on soit à Paris, en banlieue, dans le sud…et pour cause tous les facteurs socio-économiques et humains que nous connaissons.

A cela, il faut rajouter les différences de publics que nous devons aider. Et c’est là que nous faisons le constat, que tous ces dispositifs existants ne s’adressent pas à tous. Notamment, le public relevant du « milieu carcéral » à un moment donné et à un passage donné.

Sans compter que la consultation des professionnels du monde économique (chefs d’entreprise, responsables de formation professionnelle…) n’est pas suffisamment faite.

Reste le plus gros problème de ces dispositifs : la Validation !

Nous savons que plus les jeunes détiennent une formation, un niveau qualifiant, plus leur insertion dans le monde du travail est favorisée. Or, à l’issue de ces dispositifs se posent cette question fondamentale. Et c’est à ce moment là que nous nous retrouvons confrontés à ce problème de la qualification ! Soit ces jeunes repassent un diplôme quel que soit le niveau, et on les remet dans une situation qu’ils ont rejetée, soit ils de retrouvent en situation d’échec car les examens restent les mêmes !

PROPOSITION :

Donc, un dispositif, et oui, un autre, a été pensé par des représentants du monde du travail en collaboration avec des professionnels de l’Education Nationale en essayant de prendre en compte ce constat en imaginant un système innovant qui pourrait si on le réalise bouleverser les mentalités, les pratiques et les modalités d’obtention des diplômes en France, à savoir instaurer un système d’Unités de Valeur ou d’Unités Capitalisables, comme cela se fait d’ailleurs en milieu universitaire. Ce qui aurait le grand intérêt de placer ces jeunes en situation de réussite !

Ce dispositif sera expérimental et testé dans des 5 villes de France répondant à des critères détaillés ci-dessus (Nice, Drancy, Suresnes, Lille et Mulhouse).

Ce dispositif se nomme « IMPULSION DIPLÔME », les professionnels du monde du travail sont issus d’une association (CERF) regroupant des chefs d’entreprise de TPE françaises et est synthétisé ci-dessous.

IMPULSION DIPÔME (ID)

DES JEUNES ADULTES SANS QUALIFICATION

PROJET EXPÉRIMENTAL

Le dispositif doit conduire chaque bénéficiaire au changement,

dans le cadre d’une démarche volontaire et personnalisée.

Il s’agit de créer les conditions qui permettront de passer

- d’une SITUATION D’ECHEC, caractérisée par

la rupture scolaire

l’absence de qualification

l’inactivité, le chômage

- à une SITUATION DE RÉUSSITE, caractérisée par

la revalorisation personnelle

l’obtention d’un diplôme professionnel

l’accès à un emploi

ou à une formation de niveau supérieur

Pour être efficace, l’action menée avec chaque jeune doit s’inscrire dans une durée raisonnable, clairement définie dans le cadre d’un engagement contractuel, formulé en référence à un statut du qualifiant* approprié à chacune des deux étapes de son parcours.

IDJ implique que puissent être introduites d’importantes innovations dans les modalités de délivrance de certains diplômes professionnels* (CAP et BEP, Bac pro), en particulier sur la validation de la partie générale du dispositif expérimental qui correspond au programme transversal de ces diplômes.

Le dispositif implique 2 ETAPES, chacune étant conçue pour favoriser l’individualisation des parcours, dans une logique d’entrées et sorties permanentes des bénéficiaires.

- La 1ère étape (ID 1) doit permettre au jeune d’élaborer le projet professionnel qui lui convient, et d’accéder à son premier niveau de qualification.

Elle est réalisée en SAS D’ORIENTATION et de PREMIÈRE QUALIFICATION*.

Elle nécessite la mise en œuvre de procédures nouvelles et de moyens spécifiques.

Totalité : 600 heures (formation + observation en entreprises)

Groupes : 12-14 qualifiants

450 heures de cours (communication écrite et orale – FLE – et comportementale, économie du ménage et de l’entreprise…)

5 fois 1 semaine en entreprises

Evaluation finale

Choix de l’orientation

- La 2ème étape (ID 2) accompagne le jeune jusqu’à l’obtention de son diplôme professionnel, puis jusqu’à l’emploi, selon des modalités adaptées.

Elle est réalisée dans le cadre du DISPOSITIF D’ACCOMPAGNEMENT RENFORCE*.

Formation en alternance (apprentissage ou professionnalisation) : à la signature du contrat, un avenant est également signé pour 30 heures de pilotage individualisé (coaching), par an, jusqu’à l’obtention du diplôme.

Cette structure de coordination est fondée sur des pratiques éprouvées, et ne justifie pas d’investissements lourds.

* Ces éléments font l’objet de fiches de synthèse détaillées

Lettre ouverte de la Gauche Moderne à la majorité présidentielle

Chers amis,

La Gauche Moderne, aile gauche de la majorité, présidée par Jean-Marie Bockel a réuni son conseil national samedi 23 janvier afin de procéder à une analyse de la conjoncture politique, et à l’élaboration d’une orientation, qui en cette année 2010 doit viser principalement à la reconquête d’un électorat populaire, qui aujourd’hui ressent souvent un sentiment d’abandon de la part des partis de gouvernement, majorité ou opposition.

Si la phase la plus aigue de la crise financière semble derrière nous, le monde du travail, se voit confronté à la poursuite des délocalisations, à la montée continue du chômage, et maintenant, à la difficulté de son indemnisation qui entraîne la multiplication des situations de fin de droits. Dans cette situation de difficulté, que nos concitoyens les plus touchés par les effets de la Crise, vivent avec responsabilité et dignité, la reprise des profits bancaires, principalement assis sur la spéculation, sur les matières premières ou à la Bourse, l’envol des salaires de certains dirigeants, ou la reprise de la distribution de bonus démesurés aux traders, sont vécus comme une gifle qui conforte un sentiment d’abandon et d’injustice.

La majorité doit se tourner vers la Justice sociale

Si La Gauche Moderne entend demeurer fidèle à la majorité présidentielle et loyale à l’égard de l’action conduite par le Président de la République et le gouvernement, elle souhaite apporter sa contribution pour donner un nouvel élan à cette majorité présidentielle, afin notamment de mettre la valeur le travail et l’exigence de justice sociale au coeur du pacte républicain.

Les difficultés du monde du travail sont essentiellement causées par les graves déséquilibres économiques révélés à l’occasion de la crise, et qui ne sont pas à ce jour surmontés et ce en dépit du volontarisme exprimé par le Président de la République, auquel nous adhérons pleinement.

Le système bancaire n’a pas effectué les remises en cause qui s’imposaient. Les moyens mis à disposition des établissements financiers par les États ont été aussitôt utilisés dans la spéculation, bien plus que dans la relance de l’économie réelle. Et la ronde indécente des bonus a finalement repris comme si de rien n’était, tandis que, prudemment, on coupe en deux –devant eux – les cartes de crédit des salariés qui viennent de perdre leur emploi.

On pourrait attendre de l’Union européenne qu’elle constitue pour ses entreprises et leurs salariés une protection efficace, mais les processus nécessaires tardent à se mettre en oeuvre.

Le Traité de Lisbonne a confirmé le choix fondateur de l’Union pour « la concurrence libre et non faussée », le temps est venu de mettre véritablement en oeuvre ce programme.

Réformer et renforcer notre modèle social

Comment imaginer que nos entreprises pourront durablement maintenir l’emploi en France et même en Europe, si la Chine, dont la monnaie est extrêmement sous-évaluée, présente un

différentiel de plus de 80 contre 1 dans le coût de la main d’oeuvre. La concurrence faussée est là ! Dumping monétaire, social, environnemental, l’Union européenne ne peut rester indifférente devant le nombre croissant de productions, qui dans tous les secteurs arrivent ainsi sur nos marchés en provenance de pays émergents. Notre responsabilité est de faire que la France demande à l’Union d’agir conformément à son intérêt et à ses traités. Qu’elle prenne des mesures propres à rétablir l’équité qui est la base du libre-échange. Ainsi nous pourrons montrer à nos concitoyens que nous allons à la racine des problèmes, que nous ne laissons tomber personne.

Dans le monde entier, notre modèle social est apparu comme un stabilisateur reconnu face au choc de cette crise, et il explique la bonne résistance de la France dans la tourmente.

Ce modèle social, dont nous avons dit – ensemble – ses archaïsmes et son inadaptation au dynamisme nécessaire, doit être réformé, dans le sens d’une véritable sécurité sociale professionnelle. Il doit aussi pouvoir faire face aux défis du vieillissement de la population, et à l’augmentation des retraités. Mais le principe de son existence constitue indubitablement un pilier central de l’identité nationale, qui est aujourd’hui l’enjeu du débat que nous connaissons. Notre Constitution définit République comme laïque et sociale, deux valeurs constitutives de l’existence même de notre formation.

C’est dans cet état d’esprit que nous abordons le chantier de la réforme de notre système de retraite, persuadés que nous pouvons, par le dialogue social, parvenir à une vraie solution dynamique, en utilisant le levier que constitue le paritarisme, chaque fois que les forces vives qui le composent prennent la mesure des évolutions du monde et de leurs responsabilités. Pour cela, un nouvel élan est nécessaire, il doit conduire l’ensemble des forces qui soutiennent l’action présidentielle à définir ensemble le contenu du pacte social et républicain que nous devons enrichir et renforcer à la lumière de la présente crise qui invite avec pragmatisme et lucidité à remettre à plat notre modèle social, sans brader notre histoire et ses acquis. C’est ce que nous appelons la Réforme Juste.

Il y a un an, l’intervention des États a été l’élément décisif pour permettre de sauver le système bancaire et d’atténuer le choc de la crise au plan économique et financier. Le plan de relance et le Grand emprunt avaient pour fonction d’injecter suffisamment de moyens et d’investissements pour faire de notre pays une des locomotives de la reprise et, pour cela, tourner notre capitalisme vers les industries et la création de vraies richesses, plutôt que vers la finance spéculative.
Mais pour trouver une pleine efficacité, c’est à l’échelle européenne et donc sur des montants autrement massifs qu’il faut intervenir pour peser sur un système aujourd’hui si largement mondialisé. Notre rôle est aussi d’agir là. Sans actionner ce levier européen, chacun sait que nos efforts ne parviendront souvent qu’à des résultats limités. Plus d’Europe, mais mieux d’Europe, chaque fois que c’est possible, voilà la nécessité.

Mais dans le même temps le vent qui souffle du côté des élites économiques et médiatiques est tout autre. C’est celui de l’autisme, de l’arrogance et du retour aux credo de la globalisation néo-conservatrice, comme si la crise n’avait pas eu lieu, comme si elle ne devait entraîner aucune remise en question.

Nous le sentons bien, la majorité et l’exécutif subissent ainsi une pression idéologique forte, qui vise à minimiser l’action du Président de la République et même à la détourner dans un sens principalement conservateur, qui serait conforme aux intérêts de la petite fraction la plus riche de la population, qui a vu son patrimoine et ses revenus croître de manière démesurée et dont le destin fastueux est adossé à la mondialisation financière dans ce qu’elle peut avoir de moins productif de richesses réelles.

La politique de la France doit répondre aux attentes du cœur de la nation, producteur de vraies richesses. Elle doit reposer sur les salariés, les chercheurs, les artisans, les chefs d’entreprises, les industriels tournés vers l’innovation, la recherche et le développement. L’État réformé demeure la colonne vertébrale de la Nation, lui seul, en s’appuyant sur la créativité des forces du marché, demeure en capacité d’orienter un projet sur le long terme, sans être soumis au besoin de retour immédiat sur investissement. Un État stratège, garant de l’intérêt général, et promoteur d’un projet pour la France du XXIème siècle.

Des choix courageux pour préparer l’avenir

Nous souhaitons opposer à la campagne de diabolisation de nos déficits publics, une force qui exprime que l’investissement productif d’aujourd’hui est le prix de la construction de l’avenir des générations futures, et non un fardeau que nous leur laissons. Sans investissement, il n’est pas d’avenir, pas d’initiative, pas d’entreprise, et, dans la crise, l’investissement demande l’endettement. Un État n’est pas un ménage. La Gauche Moderne entend être un pôle d’équilibre pour que l’espérance et la confiance portées par le peuple français à l’égard du Président de la République, des orientations qu’il incarne, trouvent leur consécration dans les actes.

La volonté politique pas plus que la souveraineté populaire ne peuvent être mises sous la tutelle des marchés financiers, ou celle des rentiers faiseurs d’opinion. Mais aussi, comme l’a justement rappelé le Premier Ministre, François Fillon, avec constance, nous devons juguler les dépenses de fonctionnement de l’État et être impitoyables avec la dépense improductive et les gaspillages qui sont une insulte aux sacrifices de nos concitoyens. Nous devons être attentifs et alerter – là encore l’Union européenne – à l’encontre de la constitution en cours d’une nouvelle bulle spéculative qui se nourrit des dettes des États, dont la solvabilité devient problématique.

La constitution puis l’éclatement d’une telle bulle porteraient un coup terrible aux efforts des États, aux comptes des entreprises, au patrimoine des épargnants et à l’emploi. Pour cela une stricte maîtrise des comptes publics est notre devoir. Cela ne saurait cependant être opposé aux nécessités de préparer l’avenir. Faut-il enjoindre aux États de revenir à marche forcée à l’équilibre budgétaire au risque de condamner la zone euro à une décennie de croissance atone ou coordonner une politique d’investissements ciblés et efficaces ? C’est dans la maîtrise de cet équilibre délicat que nous montrerons la force politique de notre majorité.

Sur l’ensemble de ces questions la majorité a besoin d’un nouveau souffle pour donner au cap fixé par le Président de la République une incarnation, une traduction politique.

Rééquilibrer le partage de la richesse créée

Pour La Gauche Moderne, un rééquilibrage s’impose, notamment sur cet enjeu essentiel du partage de la valeur ajoutée en trois tiers, entre l’investissement productif, la juste rémunération des actionnaires et enfin, la juste rémunération du travail. C’est un axe majeur de la politique qu’a voulue Nicolas Sarkozy. Ce débat devra avoir lieu sans tabou.

Quelles initiatives européennes sont nécessaires pour faire prévaloir et respecter les normes sociales et les normes environnementales qu’elle doit fermement préserver ? Comment rendre le commerce mondial plus juste, c’est-à-dire la concurrence moins faussée tant entre pays occidentaux que dans les États émergents ?

Quels instruments mettre en oeuvre pour procéder à un tel rééquilibrage ? Comment préserver une cohésion sociale menacée par la déflation salariale, les délocalisations, les exigences exorbitantes, sur les salariés, comme sur les sous-traitants, portées par les croisés de la « valeur actionnariale » ?

La gauche institutionnelle française, dans une attitude inédite en Europe, s’enlise dans une vacuité doctrinale et arbore une rhétorique protestataire d’autant plus pathétique que les dirigeants socialistes sont comptables dans les faits de la mise en place des structures économiques à l’origine de la crise.

Face à ce vide sidéral d’une opposition dangereusement inconsistante, nous entendons continuer à oeuvrer pour que la politique de réforme impulsée par le Président de la République s’amplifie et crée les conditions d’un plus juste partage de la richesse créée, d’un changement de trajectoire du capitalisme, qui sache renouer avec l’investissement et l’innovation, d’une France plus juste, plus fière d’elle-même qui affirmera ainsi son rang et la portée de son message dans le concert des nations.

Beaucoup reste à faire, pour une telle ambition, la Gauche Moderne est prête à se mobiliser, mais elle entend aussi faire entendre sa différence et son originalité pour aider Nicolas Sarkozy à être effectivement le Président de la République qui aura mis la valeur travail au centre de sa pensée et de son action.

La Gauche Moderne

Conseil national du 23 janvier 2010

Bockel demande à être respecté par l’UMP

Propos recueillis par Anne Rovan et Judith Waintraub, Le Figaro du 23 01 10
Le secrétaire d’État réclame une douzaine de places éligibles pour son parti, la Gauche moderne.
LE FIGARO. – Éric Besson, ancien PS comme vous, a acquis une visibilité que vous n’avez pas encore. Comment l’expliquez-vous ?

Jean-Marie BOCKEL.-J’admets volontiers ce décalage, même si je pense qu’il est surtout dû aux fonctions éminentes d’Éric Besson au gouvernement. Nos stratégies sont différentes. Éric a choisi d’être le numéro trois de l’UMP et les Progressistes sont un club-parti dans l’UMP. La Gauche moderne est la seule force politique de gauche au sein de la majorité qui soit indépendante de l’UMP. Le président de la République m’encourage d’ailleurs à cultiver cette spécificité. Il me dit : «Ne vous reniez pas !», «Allez-y !» Nous avons fait un énorme travail depuis 2007, mais je reconnais que nous n’avons pas encore pleinement affirmé notre positionnement sur le plan des idées. D’où notre colloque sur «les gauches dans la crise», aujourd’hui, et la lettre ouverte que notre conseil national va adresser dans la foulée à la majorité.

Qu’y a-t-il dans cette lettre ?

L’idée que si l’on veut se donner les moyens de la victoire en 2012, il faut prendre en compte les exigences de réforme juste que porte la Gauche moderne. Si nous avions un jour le sentiment d’une droitisation de la majorité, nous n’aurions plus rien à y faire. Le président a rassemblé la droite pour les régionales, jusqu’à ses franges, avec le MPF de Philippe de Villiers, et c’était nécessaire. Mais il faut voir au-delà. Pour gagner la «mère des batailles», la présidentielle de 2012, la majorité aura besoin de trouver des voix à gauche. La Gauche moderne, qui a soutenu Nicolas Sarkozy quand certains conservatismes s’exprimaient, par exemple sur le RSA, a un rôle à jouer.

Estimez-vous être bien traités sur les listes des régionales ?

Ma logique, ce n’est pas de prendre à tout prix des places qui sont forcément chères. J’ai vu Christine Boutin une amie mettre la barre à quarante places éligibles, puis à vingt, puis à dix. Je ne le ferai pas, et je ne menacerai pas non plus de constituer des listes autonomes, comme le Nouveau Centre. Mais je demande à être respecté. Il faut un étiage raisonnable. C’est ma condition pour que la Gauche moderne soit présente dans la campagne.

Le MPF de Philippe de Villiers a obtenu une douzaine de places éligibles. Serait-ce un «étiage raisonnable» pour vous ?

Il représente l’aile droite de la majorité. Puisque nous représentons l’aile gauche, ce serait effectivement raisonnable et équilibré que nous obtenions une douzaine de places éligibles.

Certains de vos candidats sont contestés, comme l’ex-maire de Pau Yves Urieta. Espérez-vous encore qu’il obtienne une place éligible ?

Oui. Les négociations entrent dans une phase nationale, et j’ai établi avec Xavier Bertrand une relation de confiance à laquelle nous tenons tous les deux. Le secrétaire général de l’UMP, le premier ministre et Nicolas Sarkozy lui-même souhaitent qu’une solution acceptable soit trouvée pour Urieta. C’est un point dur, il y en a d’autres : Brigitte Mauroy est une très bonne candidate dans le Nord, de même que Diane Le Béguec à Paris, Daniel Marsin en Guadeloupe, Marc d’Héré dans le Pays de la Loire, Robert Thévenot à Lyon pour ne citer qu’eux.

Avez-vous à un moment envisagé de briguer la succession d’Adrien Zeller en Alsace ?

Je me suis posé la question jadis, mais je comprends aussi qu’elle ne m’ait pas été posée aujourd’hui. Avant d’ouvrir à gauche, la droite devait se rassembler.

Par Jean-Marie Bockel dans Le Figaro

Les gauches dans la crise : colloque de la Gauche Moderne

Un colloque organisé le 23 janvier par La Gauche Moderne…

Le samedi 23 janvier, La Gauche Moderne tiendra un colloque, sur le thème : « les gauches dans la crise ».

Pour participer à nos débats :

- André Bercoff, Président du Press-Club de France,
- Stéphane Rozes, Président du Conseil-Analyse-Prospective,
- Saïd Saadi, Président du Rassemblement pour le Culture et la Démocratie, député d’Alger,
- Jean-Vincent Placé, Vice-Président de la Région Ile-de-France, Secrétaire national adjoint des Verts,
- Philippe Cohen, Rédacteur en Chef de Marianne 2,
- Linda Lanzillotta, ancien Ministre des collectivités locales du Gouvernement Prodi, Présidente du Think Tank Glocus,
- Philippe Herzog, Président de l’association « Confrontations Europe », ancien député européen,
- Stuart Bell, député travailliste et membre du Gouvernement britannique
- Jean-Hervé Lorenzi, Président du Cercle des Economistes.

La crise que nous traversons aurait dû permettre à la gauche de retrouver massivement l’électorat populaire et les faveurs de l’opinion. Or il n’en est rien ! Au contraire : la gauche semble impuissante à se saisir de cette opportunité pour défendre une alternative crédible et séduisante. Dans les pays ou elle avait échappé à la crise idéologique qui l’a touchée en France, elle se trouve en difficulté aussi. Face à la vacuité très sonore de la gauche traditionnelle française, à son déficit de formulation d’alternatives crédibles, la nécessité d’un débat s’impose. La Gauche Moderne relève le défi !

Que nous dévoile cette tempête sur l’état des gauches aujourd’hui ? La crise ne nous oblige-t-elle pas à proposer une offre idéologique nouvelle ? Comment rompre avec le néolibéralisme d’hier et inventer le libéralisme social de demain ?

La crise nous impose un ultimatum : pour sortir de l’ornière, il est urgent de penser !

Colloque « les gauches dans la crise ».

Samedi 23 janvier 2010, de 14h 30 à 18h 30

Maison de la Chimie, 28 Rue Saint-Dominique 75007 Paris.

La Gauche Moderne

Débat sur l’identité nationale

- Communiqué de presse -

La vivacité, la violence même, du débat sur l’identité nationale démontre combien il est aujourd’hui nécessaire.

Aurait-on préféré le maintenir encore sous le boisseau, pour que tout ce qui s’exprime si vivement soit encore et toujours refoulé, avec tous les dégâts que le refoulement créé en profondeur ?

Tout démontre aussi combien le Président de la république a raison de vouloir recadrer et aussi élever ce débat. C’est ce que de son côté a fait Henri Guaino dans sa remarquable intervention d’hier. Ce débat qui touche au cœur de notre nation, doit continuer en 2010, et très au-delà de mars, dates des régionales.

La Gauche Moderne fera le moment venu, quand le débat sera plus avancé, des propositions sur les mesures qui nous paraissent essentielles.

Mais je tiens d’ores et déjà à manifester mon indignation devant la gravité des insultes que certains socialistes adressent à Eric Besson, allant jusqu’à le traiter de collabo, de Déat ou de Laval. C’est inadmissible. J’assure Eric Besson de ma solidarité et de toute mon amitié.

Jean-Marie BOCKEL

Président de La Gauche Moderne