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Le temps des Maires.
La politique de la ville est à bout de souffle, il faut la simplifier pour la régénérer. L’architecture d’ensemble et l’illisibilité des dispositifs devient problématique pour le citoyen.
Il est indispensable de clarifier le rôle de chacun en matière sociale. Le des dispositifs est problématique pour le citoyen.
L’objectif est de mettre à plat le mille-feuilles administratif et de créer un guichet unique de recours social, rôle qui pourrait être dévolu au CCAS. La relation avec les associations, acteur central de l’action sociale, serait ainsi renforcée et clarifiée. Deux exemples :
- Selon un sondage sur les 16-25 ans lillois dans les quartiers type Moulins, le premier souci n’est pas l’emploi, mais la santé. Ils souhaiteraient trouver des lieux où poser leurs questions et trouver des réponses. Un « espace information en santé » (= ERI) répondrait à leurs attentes.
- Un ménage en difficulté se tourne d’abord vers sa mairie et son CCAS ; mais l’accès à la prestation, quelle qu’elle soit, est un parcours d’obstacle, au terme duquel les bénéficiaires reviennent souvent à la case départ, donc à la mairie pour demander des aides. M.P.Daubresse ne s’y est pas tropmé, en proposant : «des plates-formes communes réunissant CCAS, conseil général, CAF et Pôle Emploi. Une bonne partie de la solution réside dans la coordination de ces partenaires naturels ».
Faisons le pari, pourquoi pas, d’un maire plus acteur, plus réactif, plus impliqué: à lui de prendre la main pour compenser la défaillance morale de ceux qui disent :«l’état ne peut pas tout, donc je ne ferai rien». La sortie de crise pourrait ainsi être une opportunité pour la Ville de montrer qu’elle a un vrai rôle à jouer en matière sociale.
Groupe UNION POUR LILLE
B.MAUROY-La Gauche Moderne
8 propositions de LGM en matière de prévention de la délinquance – Proposition n°1 : Le soutien à la parentalité.
La Gauche Moderne a été très honorée que le Président de la République confie à son président Jean-Marie Bockel, la charge d’organiser des Assises Nationales de la prévention de la délinquance, préparatoires au rapport qu’il doit lui remettre. Elle y voit la
reconnaissance de son travail dans le secteur de la prévention, et aussi la valorisation du travail au gouvernement de la République de l’aile gauche de la majorité.
C’est la synthèse de ses travaux et des propositions qui en découlent que La Gauche
Moderne a décidé de communiquer à la veille de la tenue des assises de la prévention de la délinquance.
Dans cette optique, nos propositions sur la prévention articulent, de façon cohérente, les 3 niveaux de prévention:
- prévention primaire, s’attachant à lutter contre toutes les formes d’exclusion sociale ;
- prévention secondaire (partielle, ciblée) dont l’objectif doit être la lutte contre l’aggravation et l’extension des troubles, par des interventions socio-éducatives adaptées ;
- prévention tertiaire (curative) qui doit s’occuper de la réinsertion, de la rééducation, de la lutte contre la récidive voire de l’accompagnement vers le soin thérapeutique.
Je vous propose, en 8 « publications », les 8 propositions qui ont été réfléchies pour atteindre cet objectif.
PROPOSITION N°1 : Le soutien à la parentalité
CONSTAT :
Dans le domaine de la prévention primaire (ou de la primo-délinquance des jeunes) la question du soutien à la parentalité est primordiale.
Il existe, bien évidemment, des aides éducatives dont la qualité n’est pas à remettre en question mais dont le champ des possibilités s’amenuise, compte tenu du manque de moyens.
La clinique, compte tenu du manque de moyens également, intervient souvent en deuxième intention et, dans ce cadre, c’est dommage.
Sur le plan clinique, deux facteurs, entre autres, émergent très régulièrement comme avant-garde d’une possible déviance, voire délinquance, à savoir :
- Les difficultés d’autonomisation psychique rencontrées par l’enfant.
- Le déficit des transmissions au sein de la famille.
Le premier point porte sur ce qu’il est courant d’appeler la relation fusionnelle avec la mère qui empêche ou rend difficile tout processus d’individuation chez l’enfant, processus nécessaire et incontournable de son émergence en tant que sujet de ses « pulsions » et donc des limites à y mettre.
Pour faire très court, cette situation génère un état d’angoisse très fort chez l’enfant qui présente, très tôt, une intolérance à la frustration se traduisant par : « je veux, je prends ».
Le deuxième point porte sur le déficit des transmissions symboliques à l’intérieur de la famille (d’origine ou reconstituée), incluant la différenciation sexuelle et générationnelle (dont l’absence est repérée lors des situations d’agressions sexuelles notamment), les notions d’intimité et de respect, de soi et des autres…
A ce champ clinique « stricto sensu », il faut rajouter la souffrance transculturelle des migrants qui transmettent à leurs enfants des « traditions » retouchées, idéalisées ou figées.
L’enfant peut en arriver à rester « étranger » dans un pays où il est né et « étranger » dans le pays d’origine de ses parents.
L’errance identitaire, de ce fait induite par la division et la contradiction, génère un malaise qui peut déboucher sur de la violence auto ou hétéro-agressive.
Un vecteur commun et des offres différenciées et différentiables.
- Le vecteur commun à l’ensemble des familles et aux familles concernées par la délinquance serait la recherche du dialogue avec les enfants/ados et leurs parents.
- Les offres de soutien, d’informations et d’offres de soins seraient diversifiées et identifiables dans leurs différences par les intéressés: un stage de parentalité de parents dangereux pour leurs enfants ne se confond pas avec la fréquentation de centres médico-psychologiques.
PROPOSITIONS : Non à la démission parentale – Oui à l’aide a la parentalité
Le soutien à la parentalité, dans se multiples aspects, est au cœur de la prévention.
Elle reste essentielle dans le traitement de la délinquance.
Elle nécessite une re-définition des métiers du social et de l’éducatif: les cloisonnements actuels sont peu propices à l’approche globale de la famille.
Une recherche commune des différents acteurs éducatifs, sociaux, médico-psychologiques, quant aux moyens nécessaires aux parents pour être à l’aise -voire légitimes- pour soutenir leurs enfants dans leur devenir.
Une telle recherche pourrait aboutir à des offres d’informations avec débats, qui ont l’intérêt de ne pas inférioriser les parents.
De telles rencontres permettent aussi de « banaliser » la fréquentation des centres médico-psychologiques dont le développement est sans nul doute urgent.
L’efficacité du soutien aux familles en difficulté, dans le cadre de la prévention primaire, est directement liée:
- à l’accès libre des familles aux structures de soutien;
- à des réponses multifactorielles coordonnées, s’appuyant sur des professionnels reconnus (médecins, psychologues, travailleurs sociaux diplômés, orthophonistes…) travaillant en partenariat
- dans des structures pérennes.
L’optimisation de structures telles que les centres médico-psychologiques (infanto-juvéniles) serait une réponse aux besoins des familles, qu’elles aient été confrontées ou non à des actes de délinquance de leur enfant. Les moyens existent mais doivent être renforcés d’une part ; il est nécessaire d’autre part de procéder à une réorganisation dans le sens d’un partenariat entre les différents acteurs.
Cette optimisation pourrait aboutir grâce aux mesures suivantes :
Affecter des budgets supplémentaires à l’aide à la parentalité, pour les régions qui ont une augmentation régulière et constante de leur population (comme le Languedoc-Roussillon-NPDC), pas tant pour créer de nouvelles structures mais pour créer des emplois supplémentaires ou redistribuer des emplois existants (psychologues, éducateurs).
Optimiser les structures existantes
La création d’espaces de parentalité au sein des centres médico-psychologiques des services de psychiatrie infanto-juvénile.
Par manque de moyens « humains », les centres de consultation ont des difficultés à faire de la « prévention » de manière plus systématisée.
L’enfant et l’adolescent font symptôme des errances et tâtonnements des adultes.
Les parents devraient pouvoir venir évoquer et partager… (autonomisation psychique et transmission symbolique), à travers des groupes de parole, par exemple.
Une gestion plus affinée de la crise d’adolescence, par la création d’équipes pluridisciplinaires en centres médico-psychologiques.
La crise d’adolescence est une « pathologie normale » disait Anna FREUD.
Les actes d’auto et d’hétéro-agressivité en sont l’expression la plus violente. Si activité délinquentielle il y a, elle ne peut que s’inscrire dans ce contexte de « pas-sage ».
C’est pourquoi, prévenir la primo-délinquance des mineurs revient plutôt à gérer la crise d’adolescence. Le mineur de doit et ne peut pas être (sur un plan clinique) considéré comme un délinquant, mais plutôt comme un mineur qui commet des actes de délinquance.
Dans la clinique des adolescents, l’acte ne peut figer le sujet dans une catégorie, car il est en devenir et le risque pourrait être (et est, peut-être) de favoriser la récidive.
Là encore, le déficit en moyens humains doit être pointé, d’autant que la période des troubles s’allonge (en lien, notamment, avec les problèmes socio-économiques contemporains, expressions d’une société en mutation).
la création d’équipes pluridisciplinaires (psychologues, infirmiers, éducateurs) en centres médico-psychologiques, en nombre suffisant, pourrait donner lieu à l’observation, l’évaluation, l’accompagnement, donc la prévention. Elle pourrait, peut-être, permettre d’éviter le « ping-pong » systématique entre le soin et l’éducatif, générant des désordres institutionnels propices à la création de vides, dans lesquels viennent s’engouffrer des passages à l’acte qui, pour le coup, mettent fin à la prévention et déclenchent la sanction sociale.
CONCLUSION
La prévention primaire nécessite l’articulation du social et de l’éducatif avec le champ clinique, dépositaire du travail d’élaboration de la loi symbolique.
La loi symbolique est celle qui fixe les limites du sujet.
A défaut, il y a nécessairement multiplication de lois sociales répressives pour l’individu….. et là, on n’est plus dans le champ de la prévention…
Mais les équipes existent. Il est essentiel d’organiser un vrai partenariat entre tous les acteurs dans l’objectif de faire émerger un véritable outil de médiation éducative permettant le soutien à des parents isolés ou non souvent démunis face à la violence et la révolte précoce des enfants et au transfert de l’autorité aux « copains ».
Propositions de La Gauche Moderne sur le sujet de la prévention de la délinquance juvénile.
Prévention primaire
1) La parentalité : Non à la démission parentale – Oui à l’aide a la parentalité
Dans le domaine de la prévention primaire (ou de la primo-délinquance des jeunes), la question du soutien à la parentalité est primordiale.
L’efficacité du soutien aux familles en difficulté, dans le cadre de la prévention primaire, est directement liée:
- à l’accès libre des familles aux structures de soutien;
- à des réponses multifactorielles coordonnées, s’appuyant sur des professionnels reconnus (médecins, psychologues, travailleurs sociaux diplômés, orthophonistes…)
- travaillant en partenariat dans des structures pérennes.
L’optimisation de structures telles que les centres médico-psychologiques (infanto-juvéniles) serait une réponse aux besoins des familles, qu’elles aient été confrontées ou non à des actes de délinquance de leur enfant. Les moyens existent mais doivent être renforcés d’une part ; il est nécessaire d’autre part de procéder à une réorganisation dans le sens d’un partenariat entre les différents acteurs.
Cette optimisation pourrait se traduire par :
- La création d’espaces de parentalité au sein de structures dépendant des centres médico-psychologiques des services de psychiatrie infanto-juvénile. Les parents pourraient venir évoquer et partager… (autonomisation psychique et transmission symbolique), à travers des groupes de parole, par exemple, qui ont pour intérêt de ne pas inférioriser les parents.
- Une gestion plus affinée de la crise d’adolescence, par la création d’équipes pluridisciplinaires dédiées en centres médico-psychologiques. Prévenir la primo-délinquance des mineurs revient en effet à gérer la crise d’adolescence. Le mineur de doit et ne peut pas être (sur un plan clinique) considéré comme un délinquant, mais plutôt comme un mineur qui commet des actes de délinquance.
- Cette création d’équipes pluridisciplinaires (psychologues, infirmiers, éducateurs) en centres médico-psychologiques, en nombre suffisant, pourrait donner lieu à l’observation, l’évaluation, l’accompagnement, donc la prévention. Elle pourrait, peut-être, permettre d’éviter le « ping-pong » systématique entre le soin et l’éducatif, générant des désordres institutionnels propices à la création de vides, dans lesquels viennent s’engouffrer des passages à l’acte qui, pour le coup, mettent fin à la prévention et déclenchent la sanction sociale.
Nous proposons ainsi la création d’un outil de médiation éducative permettant le soutien à des parents isolés ou non souvent démunis face à la violence et la révolte précoce des enfants et au transfert de l’autorité aux « copains ».
2) Impulsion Diplôme (= IDJ) : Non aux jeunes sans activité – Oui à l’apprentissage et à l’IP
Nous dénombrons en France près de 150 000 jeunes qui sortent du système scolaire sans qualification ! Le chiffre s’accroît avec des disparités géographiques et territoriales importantes. Et ce malgré la multitude de dispositifs, pourtant complémentaires, existants dans le suivi et le traitement de cette population.
Cependant, force est de constater qu’un type de public plus en difficulté échappe à ces dispositifs, car ils ne leur sont pas adaptés pour plusieurs raisons, notamment la question de la validation, inaccessible pour eux, à l’issue de ces formations.
C’est la raison pour laquelle le PAD-ID a été pensé entre autres par des responsables de très petites entreprises, en proposant des solutions à la carte, individualisées et adaptées à ces jeunes, avec à la clef, des formules de parties de diplôme (CAP, BEP) obtenues à leur rythme et leur permettant une meilleure insertion dans le monde du travail.
3) Apprentissage :
L’apprentissage qui concerne près de 300 000 jeunes en France, ne correspond plus depuis la loi de 87 aux jeunes en grande difficulté. Aujourd’hui entrer en apprentissage et passer pour seul exemple un CAP relève de l’exploit quand il s’agit de ces jeunes là !
Il est impératif de revenir aux fondamentaux de l’apprentissage qui à ses débuts était destiné à sortir les jeunes en rupture avec le système scolaire en leur offrant la possibilité d’obtenir un diplôme. L’employeur doit redevenir un « tuteur » sous réserve d’étudier la fidélisation possible de l’apprenti à son entreprise pour quelques années.
4) Le garage à musique : » une bonne note pour tous ». Non à la désintégration – Oui au garage a musique.
La culture est une valeur de tolérance parce que la culture suppose l’accueil de l’autre ; une valeur d’égalité parce qu’il ne peut y avoir de culture que partagée ; une valeur de solidarité, car rien n’est plus puissant que le sentiment d’appartenance à une même civilisation. Nous proposons de soutenir et développer les initiatives culturelles favorisant la mixité culturelle, en utilisant le vecteur de la Musique comme outil de lien social et d’apprentissage partagé en commun. Prenant en considération les réussites et les évaluations positives de diverses expériences (au Venezuela avec « El Sistema », au Canada avec « le nouveau Brunsvig » en France avec « Démos ») La Gauche Moderne propose que soit développée une action nommée « Le Garage à Musique» (à la suite du Dr Julien au Canada).
La musique devient ainsi un moyen pour éduquer les jeunes à la « citoyenneté », car faire partie d’un groupe (orchestre en l’occurrence) demande maîtrise de soi, respect, écoute de l’autre, discipline et rigueur.
Essayons en France de créer cette dynamique, non pas comme un nouveau système scolaire, mais comme une construction de terrain où les jeunes se font par eux-mêmes avec l’aide d’autres jeunes.
Et pourquoi la musique ? Peut-être, parce qu’elle s’adresse au coeur autant qu’à la tête et au corps et qu’elle parle à tous.
5) Réformer notre société de l’image : le meilleur profil de notre image. Non à la banalisation de la violence et du porno – Oui à la réforme de notre société de l’image.
Visionner régulièrement des films violents de 14 et 21 ans augmente les conduites agressives de l’adulte, indépendamment du QI, de la classe sociale, des pratiques éducatives parentales ou du niveau de tendances agressives. En d’autres termes, les images violentes ne permettent pas de se libérer de l’agression, bien au contraire.
Nous proposons de réformer notre société de l’image, qui ne transmet à l’enfant que la violence ; mais aussi de délivrer une éducation à l’image à l’école, par un support commun construit comme un spot publicitaire. Ces propositions pourraient être appliquées par le CSA, par :
- L’aménagement de créneaux horaires sur les chaînes télévisuelles, permettant d’éviter que l’enfant soit soumis à des images violentes ;
- La réintroduction de l’instruction civique, porteuse de critères de valeurs, mais sous forme ludique ; c’est-à-dire prenant l’apparence de spots publicitaires, diffusés dans les créneaux horaires définis précédemment ;
- Concernant Internet, des spots d’information sur les mêmes créneaux horaires inciteraient les parents à activer un filtre parental sur leurs ordinateurs ; mais ces spots auraient essentiellement pour objectif d’expliquer le plus simplement possible comment mettre ce filtre en place.
6) Observatoire : Non au comptage aléatoire de la délinquance – Oui a un observatoire indépendant de la délinquance.
Il est indispensable de recueillir des données statistiques et géographiques relatives à la question de la délinquance d’une manière totalement indépendante administrativement mais aussi de éloigné de toutes contingences politique.
Que ces données viennent de la justice, de la police, de la gendarmerie, de l’éducation nationale, ou d’autres partenaires concernés, elles répondent toutes à des objectifs propres à chacune des ces institutions qu’elles sont à craindre et ne sont pas corrélé entre elles . De ce fait, elles ne peuvent être objectives quant à leurs résultats chiffrés, mais aussi à l’analyse qui en est faite.
Prévention secondaire et tertiaire
7) CCJ (Centre de Contrôle Judiciaire) : prescription contrainte pour le bien de soi et le bien des autres. Non a l’abandon de soin des délinquants – Oui au COJ et au référent Santé.
En dehors de l’incarcération qui concerne les cas les plus graves, il n’existe à ce jour aucun dispositif en France qui permette de soigner, de contrôler et de suivre en même temps des délinquants soumis à des obligations de soins ordonnées judiciairement. Pire encore, dans plus de 80 % des cas, ces délinquants astreints aux soins ne sont pas traités. L’absence de prise en charge dédiée motive notre projet à créer un Centre de Contrôle Judiciaire.
Référent Santé/Justice sur chaque Juridiction : juge, médecin une même ordonnance: le référent. santé-justice :
Nombre de décisions de justice pâtissent massivement du manque caractérisé d’articulation avec le secteur médical : les expertises traînent en longueur, les examens, traitements ou soins ordonnés sont peu ou prou mis en place. En la matière, l’aléatoire demeure à peu près partout.
L’absence drastique d’organisation et d’adéquation de la justice à toutes les questions intéressant l’intervention médicale impose la création d’un référent « santé/justice » au sein chaque juridiction. Ce chargé de mission optimisera les liens plus qu’indispensables de la justice vis-à-vis du corpus médical. Son action permettra en outre de minorer les effets dévastateurs de la rupture de prise en charge entre le mineur et le jeune adulte.
Brigitte Mauroy : « Être le moteur social du gouvernement » – Magalie GHU – Nord Eclair – 11 octobre 2010.
Conseillère municipale d’opposition lilloise, Brigitte Mauroy présente les propositions de La Gauche Moderne pour prévenir la délinquance des mineurs, alors que le président du parti, l’actuel secrétaire d’État à la Justice Jean-Marie Bockel (ex-PS), dirigera jeudi les assises sur ce thème.
Pourquoi ce rapport alors que Jean-Marie Bockel a été choisi par Nicolas Sarkozy pour diriger les Assises sur la prévention de la délinquance ?
L’intérêt est double : le premier, c’est d’avoir une visibilité, ensuite c’est une formidable opportunité pour faire nos propositions dans l’espoir qu’elles soient retenues. Mais nous intervenons en parallèle et même si nous travaillons tous en commun, le rapport de Jean-Marie Bockel sera celui du secrétaire d’État à la Justice.
Vos propositions s’articulent autour de la prévention alors que Nicolas Sarkozy a axé sa politique sur la répression. Pourquoi vous tournez-vous alors vers sa majorité?
Le raisonnement de La Gauche Moderne est le suivant : les socialistes sont complètement sclérosés par leurs volontés individuelles de parvenir au pouvoir au détriment de propositions constructives. Depuis 5 à 10 ans, et en tout cas depuis que Sarkozy est Président, la seule force de proposition en France c’est quand même bien la sienne, et sûrement pas celle des socialistes. Donc Jean-Marie Bockel est allé vers Sarkozy avec l’idée de constituer l’aile gauche de sa majorité. Notre objectif est d’être le moteur social du gouvernement. On se met au service de ceux qui ont des idées en essayant de les ramener vers le social. Et on ne peut pas dire que le parti majoritaire n’a pas compris que le répressif n’était pas suffisant puisque la mission sur le thème de la prévention a été confiée à Jean-Marie
Mais les lois répressives qui ont été promulguées à l’initiative de Nicolas Sarkozy ne vous dérangent-elles pas ?
Nous ne sommes pas du tout d’accord par exemple avec sa proposition d’emprisonner les parents de mineurs délinquants mais, pour le moment, seul le volet sanction a été travaillé par le gouvernement, alors que les assises de jeudi sont consacrées à la prévention.
Vous dîtes que la prévention de la délinquance doit commencer dès la petite enfance. Qu’entendez-vous par là ?
Un enfant qui, à la maternelle, se roule par terre, mord sa voisine, griffe, c’est qu’il a un mal-être. Donc, il faut le prendre en charge à ce moment-là.
Ça rappelle un peu la proposition de Nicolas Sarkozy qui préconisait une détection des déviances chez les enfants de 3 ans avec fichage de l’enfant et de sa famille…
Non, car notre proposition du « garage à musique », par exemple, n’est pas réservée aux enfants qui ont des problèmes. Il y a un problème sémantique en France. On n’ose plus dire qu’il y a un problème de délinquance ethnique, ce qui n’est pas du racisme. Il faut regarder les chiffres en face. Il y a quand même plus de délinquance à Lille-Sud que dans le centre-ville.
Non aux réactions faussement vertueuses du PS.
C’est avec stupéfaction que j’ai pris connaissance de la réaction faussement vertueuse du PS, qui émet les critiques les plus acerbes aux propos de Brice Hortefeux concernant les agissements récents des Roms à Saint-Aignan. En effet, en tant que Conseillère municipale et communautaire à Lille, je tiens à apporter les précisions suivantes : les citoyens de la ville et de la Communauté urbaine sont depuis des mois perturbés par la mendicité de plus en plus agressive qui s’exerce sur les trottoirs et aux feux rouges. Les commerçants sont harcelés dans le centre de Lille et dans certains quartiers (Faubourg de Douai notamment) et villes limitrophes de Lille (Ronchin notamment).
L’édile de la ville, première secrétaire du PS, laisse pourrir la situation plutôt que de proposer des solutions d’intégration qui permettent de rendre leur dignité à ces populations. Si l’on admet leur présence sur notre sol, seul un accompagnement social permettra de leur faire accepter nos règles de vie en société et de les faire rentrer dans la légalité. A Lille en 2009, 5 familles de Roms sur des centaines, voire des milliers ont été accompagnées sur des fonds mis à disposition par la Préfecture alors que le budget alloué à la Culture a représenté 39% du budget de la Communauté urbaine. Dans notre région, on dit aux socialistes « si tu veux grimper à l’arbre, fieu, tu dois avoir une prop’culotte ».
Brigitte MAUROY
Présidente de la Commission des Affaires sociales de LGM
Débat sur l’identité nationale
- Communiqué de presse -
La vivacité, la violence même, du débat sur l’identité nationale démontre combien il est aujourd’hui nécessaire.
Aurait-on préféré le maintenir encore sous le boisseau, pour que tout ce qui s’exprime si vivement soit encore et toujours refoulé, avec tous les dégâts que le refoulement créé en profondeur ?
Tout démontre aussi combien le Président de la république a raison de vouloir recadrer et aussi élever ce débat. C’est ce que de son côté a fait Henri Guaino dans sa remarquable intervention d’hier. Ce débat qui touche au cœur de notre nation, doit continuer en 2010, et très au-delà de mars, dates des régionales.
La Gauche Moderne fera le moment venu, quand le débat sera plus avancé, des propositions sur les mesures qui nous paraissent essentielles.
Mais je tiens d’ores et déjà à manifester mon indignation devant la gravité des insultes que certains socialistes adressent à Eric Besson, allant jusqu’à le traiter de collabo, de Déat ou de Laval. C’est inadmissible. J’assure Eric Besson de ma solidarité et de toute mon amitié.
Jean-Marie BOCKEL
Président de La Gauche Moderne