Articles avec le tag ‘Actualité’

Entreprises, salariés : le coût du conflit social – Nord Eclair – 24 octobre 2010.

Depuis une semaine les entreprises doivent composer avec le mouvement social. Une situation de désorganisation généralisée qui pourrait peser sur les bilans financiers dans les semaines à venir.

Près de 500 000 E. C’est l’estimation de la perte économique sur le chantier du Louvre-Lens après quatre jours de blocage. « La semaine est morte. Et le retard va être difficile à rattraper », explique Joël Jakuboszczak. Il a relancé le chantier jeudi, mais le planning a été chamboulé : des livraisons de béton, coffrages et poutres ont été renvoyées, voire « annulées ». Sur le chantier du Grand stade, à Lezennes, on craint aussi la pénurie de carburant et le retard des livraisons. « Mais il n’y a aucune gêne significative pour l’instant », assure Bertrand D’Hérouville, président de la société concessionnaire Elisa. Même réflexion chez Roquette, le producteur d’amidon basé à Lestrem, pourtant touché par des blocages, mardi : chaque jour, 5 à 7 trains approvisionnent l’usine en matières premières, et 600 camions exportent les produits finis vers les entreprises agroalimentaires. Le roulement est « plus difficile » , reconnaît Marie-Laure Empinet, porte-parole de Roquette : « on doit trouver chaque jour des solutions pour contourner la grève » . Quitte à passer par les transporteurs et routes belges…

Un coût difficile à chiffrer

Ce sont les questions de logistiques qui mobilisent le plus les énergies. « À part ça, il est difficile de chiffrer les pertes économiques », expliquent de concert les patrons de Cap Gemini et de Awak’it. Les deux entreprises, hébergées à Euratechnologies, sont confrontées aux problèmes en cascade : rendez-vous parisiens manqués, clients bloqués dans les gares, salariés en retard, Antoine Senecaut, patron d’Incinéris, spécialisée dans la collecte et l’incinération de déchets spéciaux auprès des cliniques vétérinaires, résume : « nous sommes pris entre la contrainte sanitaire, qui nous oblige à collecter les déchets dans un temps donné, la contrainte sociale, qui fixe les règles de repos des chauffeurs, et la contrainte commerciale, avec des clients parfois mécontents ». À Lezennes, au siège social de l’entreprise, qui compte 150 salariés en France, il a mis en place une « hot line » interne à destination des chauffeurs. « Ils appellent pour savoir où trouver du gasoil, connaître les points de blocage ou réserver un hôtel s’ils sont bloqués pour une nuit ». Il s’inquiète des conséquences à moyen terme, jugeant que « la désorganisation de nos structures, cette semaine, aura un impact encore pendant plusieurs jours ». Concrètement, le coût est difficile à mesurer. Antoine Senecaut cite, pêle-mêle : les heures supplémentaires, les kilomètres parcourus en quête d’essence, les nuits d’hôtel, et « le prix du carburant qui a augmenté. »
« Les plus fragiles
vont payer les premiers »

Patron des patrons de la région, Jean-Pierre Guillon juge que ce conflit tombe au plus mauvais moment. Encore groggy par la crise, « l’économie présentait depuis trois mois un début de reprise », qui « serait remis en cause si les perturbations devaient perdurer.
(…) Ce sont les plus faibles qui vont payer en premier », soit les secteurs industriels déjà fragilisés. J.-P. Guillon n’hésite pas à avancer la possibilité du « chômage technique dans certaines entreprises ». C’est l’impact en terme d’image qui l’inquiète. « On crée des images négatives » qui, ajoutées aux blocages, « aggravent le problème de la compétitivité des entreprises. Il y a des gens qui hésitent à passer commande à des entreprises françaises ». La Confédération générale des PME, elle aussi, tire la sonnette d’alarme : « des centaines de milliers de PME tournent au ralenti tandis que d’autres sont sur le point de cesser leur activité ».
L’organisation patronale rejoint Jean-Pierre Guillon sur un autre point : le durcissement du rapport de force « se traduira en perte de chiffre d’affaires et les entreprises les plus fragiles risquent de disparaître entraînant des pertes d’emplois. » La FNTR Nord (Fédération nationale du transport routier) insistait également, jeudi, sur les perturbations dans le secteur du transport.
« Sans carburant, le transport routier ne peut plus assurer sa mission d’approvisionnement des usines et des magasins. » Une perspective qui, pour l’instant, n’est encore qu’une crainte en cas de maintien des actions de blocages sur les réseaux routiers et ferroviaires.

Côté grévistes, comme côté commerces : les comptes ne seront pas bons

Ce matin-là, devant le MIN de Lomme, c’est un peu « la France qui se lève tôt » face à « la France qui grève tôt », l’envie de faire son boulot ou de défendre sa retraite. Avec une question, partagée : combien tout ça va coûter, au final ? Il est 5 h30, dehors, un froid de gueux. 12 jours de grève dans les jambes pour certains, la fatigue de la lutte contre la réforme. De l’autre côté des braseros, des camions à l’arrêt, des petits pains en stand-by et des côtes de boeuf sur le flanc. Mélange de sympathie mutuelle et de tension. Chacun a ses motivations. Et s’il est difficile de prédire la tournure du conflit, une chose est acquise, il va laisser des traces sur les comptes en banques et sur les bons de commandes. Olivier est logisticien au port de Lille. « J’en suis à mon 4e jour de grève. À 65 E par jour, sur un salaire de 1 300, vous savez compter. Je vais arriver à 1 000 E. Là, la prochaine fois je vais peut-être m’abstenir, quitte à revenir après dans le mouvement ». Il y a des traites à payer, des besoins auxquels subvenir, faire bouillir la marmite. « Plus rien à perdre » « C’est clair qu’il va falloir se serrer la ceinture », témoigne pour sa part Nathalie, salariée d’une société de nettoyage à Seclin. Elle travaille à temps partiel, pour 960 E par mois et vient d’enchaîner 5 jours de grève. Pas des jours gâchés pour autant. « On doit le faire. On doit aller jusqu’au bout. On gagne pas lourd. Mais c’est pour notre avenir et celui de nos enfants qu’on se bat ». Le coeur militant bat fort, mais le coeur de maman n’est pas loin. « On dort pas beaucoup, c’est sûr. On préférera se priver nous, manger des pâtes ou du riz, mais nos gosses ne manqueront de rien. Mais il faut qu’on gagne. De toute façon, on n’a plus rien à perdre ». Christiane, cheminote à son 9e jour de grève, reconnaît que le sacrifice financier n’est pas mince. « En avril, j’ai déjà fait grève 15 jours. Ca m’a coûté 750 E et j’ai mis trois mois à m’en remettre. Bon là, c’est l’automne, il y a les impôts locaux. On va devoir s’arranger avec la banque ». « Ou on paiera plus tard ! On sait qu’on va prendre 10 %. Mais on s’en fout. C’est la galère toute l’année de toute façon… », lance un autre salarié, bravache. « Risque de perte sèche » De l’autre côté, dans son petit bureau, Gérard Masse, patron de Lille Volailles, jongle avec son téléphone. « On est obligé de dire à nos clients de retarder leur venue, nos livreurs font des détours pour éviter le blocage… On perd du temps et de l’argent. Mais honnêtement c’est plus nos nerfs que ça enquiquine ». Yannick, de Lomme Boulangerie, est plus inquiet. « On accumule des retards de livraison et nos matières premières n’arrivent pas. Or c’est pour le week-end qu’on produit le plus. Le risque, c’est la perte sèche. Or notre situation économique n’est pas brillante. On n’a pas beaucoup de trésorerie ». Didier Delmotte, élu PS de Lomme et directeur du MIN est pris entre deux feux. « Je comprends les manifestants. Mais je comprends aussi mes commerçants. Le contexte n’est pas brillant, et on sait que la nourriture est devenue une variable d’ajustement pour les gens. La perte occasionnée par ce genre d’action est difficile à chiffrer. Mais notre chiffre d’affaires de 2009 (1,8 milliard d’euros) devrait être en baisse ». Et les blocages n’arrangent rien, selon le responsable du MIN. Ce matin-là, à Lomme, la France qui se lève tôt et la France qui grève tôt pouvaient s’entendre sur une chose : les actions « coups de poings » ont un coût qui tombe tout sauf à point.

Pour les syndicats aussi, la grève a un coût

Les organisations syndicales sont mobilisées depuis plusieurs mois contre le projet de réforme des retraites. Et l’action commence à peser aussi sur le budget revendicatif de celles-ci. Du coup, de ce côté-ci aussi, on compte… «On a explosé notre compte revendicatif ». Pour Pascal Catto, le responsable régional de la CFDT, comme pour tous ses alter ego syndicaux de la région, le constat est le même : la mobilisation a généré, depuis le mois de mai, des coûts non-négligeables. Difficile d’obtenir des chiffres précis en la matière toutefois. « Je ne sais pas dire combien, mais entre les bus, 600-700 E, pour les manifestations, les tracts, oui, ça fait des sommes importantes. Mais on a le budget prévu pour cela et s’il le faut, on s’organise différemment », témoigne Vincent Delbar de la CGT Nord. « La seule chose qu’on a bien rentabilisée, c’est la banderole intersyndicale », sourirait presque Pascal Catto. « Le matériel de manif, les drapeaux, ça, on les a depuis un moment, explique Fabian Tosolini, de la CFDT-Cheminots. Après, pour ce qui est tracts, environ 2 500 par parution, on s’organise… C’est pas la mer à boire non plus. Et puis il y a Internet, et énormément de bénévolat ». À Sud-Solidaires, on commence aussi à ressentir les effets de la mobilisation. « C’est énorme à notre niveau. Du coup, on va sans doute être obligé de serrer le budget prévu pour les campagnes d’élections professionnelles à venir », témoigne Éric Santinelli, de Sud Rail. Le troisième syndicat de cheminot indique aussi avoir mis en place une caisse de grève, « pour venir en soutien, le cas échéant, aux camarades grévistes, les plus précaires ». « Mais l’idée n’est pas du tout de compenser toutes les journées perdues. Ça laisserait croire aux gens qu’ils peuvent faire grève par procuration, puisque les grévistes sont quand même payés ». Le responsable de Sud Rail dans la région parle plutôt d’une somme de 100 à 150 euros, forfaitisée « parfois pour finir le mois ». Quand la grève… grève les budgets.

SÉBASTIEN LEROY

Piratage en ligne: le Parlement européen adopte le rapport Gallo – Benjamin Ferran – Le Figaro.fr – 22 septembre 2010.

Le Parlement européen a adopté mercredi le rapport Gallo, qui préconise d’adopter de nouvelles mesures contre le piratage. La gauche et les associations d’internautes dénoncent «un texte très répressif», inspiré d’Hadopi.

( l’Eurodéputé Marielle Gallo, est membre de  La Gauche Moderne)

La politique française de lutte contre le piratage fait des émules en Europe. Mercredi, le Parlement européen a adopté un rapport de l’eurodéputé française Marielle Gallo sur les droits de la propriété intellectuelle. Débattu depuis début le début de l’année, ce texte souligne le poids de la création dans l’économie européenne, insiste sur la «très forte augmentation du partage non autorisé de fichiers», déplore les lacunes des sanctions pénales actuelles et appelle à mettre en œuvre de nouvelles mesures «contre les personnes portant atteint aux droits de propriété intellectuelle».

Adopté par 328 voix pour, 245 voix contre et 80 abstentions, le rapport Gallo a reçu un accueil très hostile de la gauche, des Verts et d’associations d’internautes qui sortaient à peine du combat contre Hadopi en France. «Ce rapport, n’est rien d’autre que la continuité de la politique du gouvernement français, qui se préoccupe davantage des intérêts des majors du disque et du monde show-business que des libertés fondamentales des citoyens», accuse l’eurodéputée socialiste Françoise Castex. «C’est la porte ouverte à des gendarmes et à une justice privée du droit d’auteur sur le Net», juge-t-elle.

Parmi les points qui inquiètent les opposants à ce rapport figure notamment la recommandation de mesures non-législatives dans la lutte contre le piratage. Selon une analyse de La Quadrature du Net, il s’agirait de favoriser la coopération entre les fournisseurs d’accès à Internet et les ayant-droit en contournant les tribunaux, comme cela avait été imaginé à l’origine pour la loi Hadopi. «Concrètement, les éditeurs s’arrangeraient avec les fournisseurs pour sanctionner les internautes, par exemple en restreignant leur débit», décode Jérémie Zimmermann, porte-parole de l’association.

«Ce texte ne porte aucun préjugé sur les éventuelles sanctions à imposer et ne prévoit en rien un ‘Hadopi’ européen», rétorque Marielle Gallo dans un communiqué. L’eurodéputé accuse «les socialistes et leurs alliés [d'avoir] mené une véritable campagne de désinformation» pour nier les conséquences du piratage. Elle vante au contraire un texte «équilibré», qui souligne que la lutte contre le téléchargement illégal doit être «proportionnée et appropriée à une société démocratique». Et qui met en lumière le manque d’offres légales en Europe et les freins à leur développement.

Pour l’heure, le rapport Gallo n’a du reste pas de valeur juridique contraignante. Mais cette résolution constitue un signal fort envoyé par les eurodéputés, et prépare le terrain à de nouvelles propositions législatives. Le texte invite en effet Bruxelles à présenter «au plus vite» une nouvelle stratégie dans la lutte contre le piratage, et à poursuivre les négociations sur ce sujet à l’OMC. Commissaire au marché intérieur, Michel Barnier a déjà indiqué «que la Commission s’inspirerait de [ce] rapport dans ses propositions attendues en octobre», a expliqué Marielle Gallo à la presse mercredi.

Benjamin Ferran, Lefigaro.fr

P.S. Quelques déclarations de Marielle Gallo, Eurodéputée de La Gauche Moderne

« Le Parlement européen prend enfin ses responsabilités et refuse la polémique stérile lancée par le gauche ».

« Le piratage en ligne est une infraction au droit d’auteur et cause des préjudices économiques graves aux artistes, aux industries créatives, et à tous ceux dont les emplois dépendent de ces industries »

« Par ce rapport, mon objectif était avant tout de mettre le débat sur la table, pour une réflexion sereine mais urgente sur le piratage en ligne, mettons-nous au travail! ». « Les socialistes et leurs alliés ont mené une véritable campagne de désinformation pour nier tout simplement l’existence de ce phénomène et ses conséquences. Contrairement à ce qu’ils ont prétendu, ce texte ne porte aucun préjugé sur les éventuelles sanctions à imposer et ne prévoit en rien un « hadopi » européen. A aucun moment, l’idée de « mettre des adolescents en prison ne nous a effleurés ! »

« Je me réjouis qu’une majorité de mes collègues, en particulier les membres du Groupe PPE qui ont fait preuve d’une solidarité exemplaire, ait fait le choix de la raison », « Sur un tel sujet, nous ne pouvons pas nous permettre de tomber dans la démagogie et l’angélisme ».

Marielle Gallo, eurodéputée La Gauche Moderne

Un regard sur l’actualité (septembre 2010).

Des chiffres encourageants.  L’amélioration de la situation économique de la France se poursuit. L’INSEE nous donne aujourd’hui 3 bonnes nouvelles qui viennent contredire le pessimisme volontairement entretenu par de nombreux médias.

D’abord, concernant la croissance, on apprend qu’au 2ème trimestre celle-ci a été encore plus forte que précédemment  annoncée : 0,7%, au lieu de 0,6%…L’objectif de 1,4% initialement fixé, que les socialistes et certains organes de presse comme Le Monde estimaient irréalisable, sera largement dépassé. Cela permettra d’avoir en fin d’année un déficit public inférieur aux prévisions, autour de 150 milliards d’Euros et de descendre en 2011 à 91 milliards.

On apprend aussi que, toujours durant le 2ème trimestre, le pouvoir d’achat, loin de baisser comme on nous le répète à longueur de colonnes, a augmenté de 0,3% et que la consommation a fait un bond de 0,6% !

Quand au chômage, il a poursuivi et amplifié au 2ème trimestre, la baisse constatée au premier, (60.000 emplois ont été créés sur les 6 premiers mois). Il a aussi baissé au mois de  Juillet, et même si les chiffres d’août seront sans doute  plus difficiles, la tendance à la  baisse est certaine.

A l’évidence, la France est sortie de la crise et elle en sort plus vite que prévu.

Réforme des retraites. La  journée de revendication du 23 septembre  a pu être ressentie comme  une déception  par les syndicats :   nette baisse du nombre de grévistes, dans tous les secteurs, et baisse  aussi du nombre de manifestants qui atteint, si l’on en croit les chiffres officiels, le million, ce qui est important mais loin d’être exceptionnel.

Après  ce relatif échec, les syndicats ont choisi de tenter d’améliorer la mobilisation en décidant de manifester un samedi, le 2 octobre, puis, si nécessaire, de faire un dernier baroud d’honneur  le 12 octobre.

En réponse, le gouvernement, soutenu par la majorité, doit amplifier son travail de pédagogie, tout en   continuant à discuter avec la CGT et la CFDT. Cela devrait conduire à de nouvelles avancées, qui, sans dénaturer le projet de réforme et sans remettre en cause son équilibre financier, permettraient de l’améliorer en  le rendant plus juste. Ces concertations, auxquelles devra s’ajouter une concertation  avec les sénateurs,   pourraient permettre  quelques amendements significatifs sur les trois points de la pénibilité, des carrières longues et particulièrement sur le  cas des personnes ayant subi de longues interruptions dans leur vie professionnelle,  et qui pour la plupart sont des femmes. Je souhaiterais aussi qu’il décide de faire davantage participer au financement de cette réforme,  les hauts revenus et les revenus du capital.

Quoi qu’il en soit, il est assez clair aujourd’hui que, sauf catastrophe imprévisible ou maladresse insigne et malgré quelques difficultés qui ne manqueront pas d’apparaître, le projet de réforme des retraites sera  voté et appliqué.

Martine Aubry, ça ne s’arrange pas. Martine Aubry qui voit à nouveau poindre la concurrence d’une Ségolène Royal, plus brillante et plus offensive, se laisse aller à la surenchère. Se rapprochant toujours davantage de la gauche radicale elle appelle à des manifestations de rues « même après que la loi ait été votée (!) ». Hier, elle a traité  carrément le Président de menteur, faisant comme s’il évoquait la baisse des manifestants alors qu’il parlait de celle, incontestée, des grévistes. De la part de celle qui a grossièrement triché pour prendre le pouvoir au PS, c’est cocasse! Qui peut la croire ou lui faire confiance?
D’ailleurs 63% des Français pensent qu’elle ment (avec ses amis) quand elle dit qu’elle rétablira la retraite à 60 ans si elle arrivait au pouvoir! Martine Aubry n’a rien à proposer de sérieux sur le fond, pas davantage sur les retraites que sur le reste, alors elle utilise l’injure et le mensonge!

Et puis ce matin on apprend que les « primaires » du parti socialiste se transformeraient en « comédie », des arrangements ayant lieu pour décider, « entre amis » et loin des militants, du nom du candidat. Les militants n’étant invités à se déplacer que pour  « confirmer » le choix fait en coulisses. Difficile à faire accepter, à mon avis…Cette fois-ci il  va falloir qu’elle…démente !

L’insoutenable rancœur de Viviane Reding. Luc Ferry, dans un article récent du  Figaro, où il écrit que « l’anti sarkozysme tourne au délire » rappelle,  en citant les termes exacts employés par Viviane Reding, qu’à la différence de ce que disaient certains, elle a bien fait une comparaison « aussi stupide historiquement qu’insultante » entre la politique de la France et celle des nazis « C’est une honte…Nous avons de sinistre mémoire les déportations pendant la deuxième guerre mondiale, alors recommencer cela! »…

Cette pasionaria en tous cas,  veut à toute force mettre officiellement la France en accusation…Ce que  José Barroso, vexé d’avoir été contraint de « lâcher » sa commissaire et rancunier, risque effectivement d’accepter…Nicolas Sarkozy devra alors s’opposer clairement à la Commission, ce qui ne le rendra pas forcément impopulaire !

Pour sa part, intervenant courageusement dans cette polémique stupide et artificielle, le chef du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero, a affirmé, à un grand journal financier américain que les expulsions de Roms par le gouvernement français n’avaient pas été ordonnées pour des raisons ethniques.

« Les mesures ont été adoptées dans le cadre de la loi. Les principes d’intégration doivent fonctionner, mais l’ordre public doit également être respecté dans les camps qui n’ont pas les conditions sanitaires ou sécuritaires adéquates », a-t-il ajouté.

Le socialiste espagnol  Zapatero défend mieux la France que les socialistes Français!

Marc d’Héré.

Locale ou nationale? La Voix du Nord 02 septembre 2010.

Assister à la conférence de presse de Martine Aubry vous livre ce premier enseignement : la première dame lilloise brandit clairement sa stature nationale. Dans les échanges entre les (nombreux) journalistes et la mairie de Lille, difficile de trouver trace de sujets bien locaux. Hier, des Roms à Hortefeux, la rentrée de l’élue avait des allures de rentrée parisienne. Si les médias régionaux ont, au détour des questions, pu aborder les sujets qui leur tenaient à cœur, on se met à rêver d’une rentrée purement dédiée aux journalistes locaux. La demande est lancée. Vu l’agenda de la première concernée et des échéances ( nationales elles aussi), pas sûr que suite lui soit donnée….

Borloo laisse entrevoir son intérêt pour Matignon – Le Figaro – 06 septembre 2010.

Le ministre de l’Écologie se pose en fédérateur de tous les centristes.

Voilà un homme qui sait être candidat à tout sans se compromettre. Samedi, lors de son discours de clôture de l’université d’été du Parti radical valoisien, à Lyon, Jean-Louis Borloo a déclaré avec une sérénité de bouddha : «Les radicaux ne revendiquent rien pour eux, mais vous pouvez compter sur eux. Je ne revendique rien pour moi, mais vous pouvez compter sur moi.»

Alors que tout le monde s’interroge sur le maintien de François Fillon à Matignon, le ministre de l’Écologie s’est efforcé de démontrer l’intérêt que représenterait sa nomination. Et il a entrouvert la porte à sa candidature à l’Élysée. En chemise, lunettes en avant sur le nez, le président de ce petit parti associé à l’UMP s’est décrit en fédérateur de la Lotharingie centriste.

De nombreux élus de cette sensibilité politique, tous partis confondus, avaient répondu à son invitation. «On dit que Jean-Louis fait tout ça pour être candidat à l’Élysée: si seulement ça pouvait être vrai!», a lancé Maurice Leroy, député Nouveau Centre du Loir-et-Cher, sous un tonnerre d’applaudissements. Un absent de marque, Hervé Morin, ministre de la Défense et président du Nouveau Centre, qui ne fait pas mystère de vouloir briguer l’Élysée, a dû apprécier.

Le socle d’un programme pour la présidentielle

Les centristes de l’UMP étaient en revanche de la fête. «Jean-Louis, ton avenir est tracé!», s’est exclamé Jean Leonetti, premier vice-président du groupe UMP à l’Assemblée. «Votre main tendue nous intéresse!», s’est réjoui l’écologiste Brice Lalonde, lui aussi convié, de même que les secrétaires d’État Jean-Marie Bockel (Gauche moderne) et Fadela Amara.

Borloo a invité ces différents représentants de «l’ADN centriste» à travailler ensemble «sur dix grands chantiers stratégiques, comme la convergence de la fiscalité du capital et du travail», qui pourrait constituer le socle d’un programme pour la présidentielle. Et le ministre de l’Écologie a lancé l’idée d’un «comité de liaison».

Borloo a tempéré son audace par un éloge appuyé de Nicolas Sarkozy, qualifié de «président pas conventionnel, pas formaté par le système antérieur» et de «voyageur». Marc-Philippe Daubresse, ministre du Logement et centriste de l’UMP, s’est pourtant dit opposé à l’éventuelle candidature du ministre de l’Écologie à la présidentielle. Reprenant un argument évoqué par Borloo lui-même dans son interview au Figaro Magazine , Daubresse a jugé que la présence de deux candidats de la majorité présidentielle en 2012 risquerait de provoquer «un 21 avril à l’envers».

36 heures cruciales …suite –Marc dHere.

Lundi 6 septembre

17 heures: Le PS est bien silencieux en cette veille de manifestation à laquelle il participera évidemment, pour demander, comme les syndicats le maintien de la retraite à 60 ans…Mais Ségolène Royal, elle ne remet plus en cause le passage à 62 ans…Une division ? Martine Aubry ne dit rien pour l’instant.

C’est Bayrou qui parle pour dire des choses un peu confuses, mais il est clair sur un point: comme Ségolène Royal, il refuse le passage des 65 aux 67 ans! Si le gouvernement ne revient pas sur cette mesure, il ne votera pas la réforme! Nul doute que la menace terrorise le gouvernement. Si tous les députés Modem le suivent, le gouvernement perdra 2 voix!

18 heures: la pression monte. Demain un match décisif se déroulera à Sarajevo, l’équipe de France de Laurent Blanc ne peut envisager une deuxième défaite. L’entrée de Benzema sera -t-elle suffisante pour transformer une équipe de France, bien pâle la semaine dernière?

Le CAC 40 termine en hausse, pour la cinquième séance consécutive, ce qui peut s’interpréter comme un (timide) retour à la confiance.

La grève des enseignants des lycées et collège a été très faible…Qu’en sera-t-il demain avec l’entrée du primaire dans le mouvement de contestation de la réforme des retraites? Les syndicats annoncent plus de 60% de grévistes…C’est sans doute, une fois de plus, irréaliste.

22 heures:  Cambadelis affirme lui, que la gauche au pouvoir reviendrait aux 60 ans…Quelle importance, finalement?…Un dernier sondage avant la « journée de protestation », qui fait état d’une légère remontée de Sarkozy (plus 1 point, et moins 2 points d’opinions négatives), ce qui est toujours bon à prendre.

Quelle que soit l’importance de la mobilisation demain, le gouvernement ne reviendra qu’à la marge sur son projet et c’est normal. Ce projet est globalement bon, c’est le seul moyen de protéger la retraite par répartition, qui aujourd’hui vit à crédit! Et puis comme le dit Dominique Paillé « ce n’est pas la rue qui gouverne ».

MARDI 7 septembre:

8 heures: Les syndicats ont lancé une campagne de mobilisation plus forte que jamais, tous les partis de gauche, PS en tête, ont fait aussi un effort sans précédent pour mobiliser. Les médias audio visuels n’ont parlé hier que de la journée de protestation d’aujourdhui. La campagne de promotion a été réussie.  Normalement le nombre de grévistes devrait être record, comme le nombre de manifestants. On verra… En ce début de matinée le trafic dans le métro parisien est meilleur que prévu.

11 heures: Sans doute y aura-t-il beaucoup de militants derrière les banderoles tout à l’heure dans les défilés, mais côté grève ça part doucement: 22% de grévistes à la Poste et moins de 30% à l’Education Nationale, soit 78% de postiers et 70% d’enseignants qui ne se sont pas mis en grève: Quand on connaît la propension de ces populations à arrêter de travailler! Thibault parlait de journée de grève « exceptionnelle »…Il risque d’être déçu!

12 heures: Toujours un peu faible, sur le plan des grèves: 57% des cheminots et 73% des employés de pôle emploi ne font pas grève et trvaillent. Dans la fonction publique d’Etat, où la grève est une religion, 75% travaillent (ou sont présents) aujourd’hui .

Les joueurs de l’équipe de France ont l’air calmes et détendus à Sarajevo…C’est le cas à  Paris aussi vraisemblablement.

13 heures: On annonce 450.000 manifestants à la mi-journée. C’est équivalent au 24  juin, qui avait été une journée décevante pour les syndicats, même si tout le monde avait fait semblant de trouver la mobilisation très importante.

A l’Assemblée, où va débuter le débat, François Fillon a demandé au groupe UMP de rester ferme sur les principes du projet. Il a laissé entendre que des avancées pourraient être envisagées en fin de semaine.

14 heures: Manifestation importante à Marseille, non pas 200.000 comme le disent les manifestants provençaux, mais 27.000 ce qui est près du double du 24 juin. C’est ce chiffre doublé par rapport au 24 juin, qui marquerait un succès…On en sera sans doute très loin au plan national.

Intervention importante de Sarkozy aujourd’hui sur les finances publiques, avec confirmation qu’il n’y aura pas de hausses d’impôts et que grâce à la croissance, le budget 2011 sera plus facile à établir.

Et, sur les retraites, il reste ferme et attentif. C’est ce que l’on attendait de lui et du gouvernement.

36 heures cruciales – Un article qui se construit, en direct, au fur à mesure des évènements…Marc D’Here.

Du lundi 6 septembre  9 heures du matin, au mardi 7 septembre à 21 heures, la France, le Président de la République et la majorité, vont vivre 36 heures cruciales.

36 heures marquées par la grève dans l’éducation, le début du débat parlementaire sur les retraites, la journée intersyndicale de protestation, les interventions télévisées des uns et des autres…tout cela sur fond de polémique sur la sécurité, d’attaques contre Eric Woerth, de sondages difficiles pour la majorité  et d’interrogations sur la situation économique.

36 heures que je me propose de suivre  heure par heure, en essayant tout à la fois de décrire les évènements et d’en tirer périodiquement des enseignements. Ce texte s’enrichira donc  régulièrement,  et je propose aux lecteurs de ce blog de s’y reporter tout au long de ces 36 heures, et de ne pas hésiter à laisser des commentaires.

Lundi 5 septembre.

10 heures : Les  dernières déclarations syndicales ne sont pas trop agressives et d’un optimisme mesuré. Les perturbations dans l’éducation dès c matin et  les transports dès ce soir devraient être assez importantes. Le service minimum devait permettre de limiter les nuisances de ces grèves  vis-à-vis des usagers, dans les écoles notamment, sauf à Paris où la mauvaise volonté du maire est évidente.

La bourse: le CAC 40 ouvre en hausse à près de 3.700 points.

11 heures:  La mobilisation devrait être très importante demain. Les syndicats l’affirment en disant « au moins ausi forte qu’en juin dernier ». C’est une plaisanterie. La mobilisation avait été faible en juin dernier (800.000 manifestants à travers toute la France, je crois) et cette fois-ci elle devrait être au moins du double pour que l’on puisse parler d’un succès.  Selon un sondage, les Français attendent de cette journée qu’elle amène le gouvernement à « bouger », à faire des concessions. C’est d’autant plus vraisemblable que le gouvernement a lui-même annoncé d’ores et déjà qu’il était prêt à amender son texte sur de nombreux points.

12 heures: Selon le ministère, il n’y aurait que 6% de grévistes parmi les enseignants des collèges et lycées. C’est faible, très faible!

Le gouvernement continue ses consultations avec les syndicats. En ce moment, Eric Woerth reçoit Jacques Voisin, de la CFTC…

14 heures: Ségolène Royal a déclaré que si le PS revenait au pouvoir en 2012 (!), il faudrait retoucher la réforme des retraites notamment le passage de 65 à 67 ans. Elle accepte donc le passage de 60 à 62 ans. C’est réaliste et c’est bien d’annoncer la veille de la manifestation que le PS accepte le passage de 60 à 62 ans…A moins que Martine Aubry, qui s’est déjà contredite 2 fois sur le sujet ,ne vienne dire le contraire. A suivre!

Sur l’autre sujet essentiel du moment, celui de la sécurité et de la nationalité, Nicolas Sarkozy a annoncé, que conformément à son discours de Grenoble, la déchéance de la nationalité serait étendue, dans un délai de 10 ans après l’avoir obtenue, aux meurtriers des membres des forces de l’ordre et dépositaires de l’autorité publique.

Turbulences à l’UMP-Nord : Thierry Lazaro est remplacé comme secrétaire fédéral par Bernard Gérard – Jeudi 08.07.2010 – La Voix du Nord

Le bureau politique de l’UMP a mis fin hier aux fonctions de secrétaire départemental de Thierry Lazaro. …

Le député-maire de Phalempin occupait ce poste depuis dix ans. Il est remplacé par Bernard Gérard, l’actuel député-maire de Marcq-en-Baroeul, dont la mission qualifiée de « provisoire » pourrait devenir définitive dès la rentrée.

Ce changement de tête à la direction de l’UMP-Nord illustre les turbulences qui secouent depuis des mois le parti présidentiel dans le département.

Colère et désarroi

Le bouillant Thierry Lazaro a fait à plusieurs reprises entendre ses différences avec les choix des états majors nordistes ou parisiens de l’UMP.

Les récentes élections régionales ont accentué les dissensions. Thierry Lazaro avait fait acte de candidature pour conduire la liste en mars dernier. Le gaulliste avait finalement jeté l’éponge après que l’investiture fut attribuée à Valérie Létard. Mais ce choix avait laissé des traces, ravivées par le mauvais score de la liste puis par le départ du conseil régional de la ministre centriste dès juin.

La semaine dernière, lors de la réunion du comité départemental de l’UMP à Croix, Thierry Lazaro est monté au créneau avec d’autres pour réclamer la diffusion d’un texte exprimant « la colère et le désarroi » des militants de base. Aucun vote n’a été organisé sur ce point mais dans la foulée, une déclaration rédigée par le militant roubaisien Max-André Pïck a été adressée par Thierry Lazaro à tous les cadres nordistes de l’UMP. « À quoi cela sert-il de désigner des têtes de liste de parti politique comme le Nouveau Centre au détriment de l’UMP s’ils ne savent pas assurer une continuité politique, une présence permanente incarnant nos valeurs et notre soutien aux politiques gouvernementales ? » indiquait ce texte très critique.

L’authenticité de ce « vrai-faux » communiqué était aussitôt démentie par Jacques Vernier, actuel président de l’UMP-Nord et Marc-Philippe Daubresse.

Hier, en apprenant son éviction, Thierry Lazaro, restait pourtant sur la même ligne évoquant la « désertion » de Valérie Létard, l’« autisme » de l’état-major de l’UMP ou encore « la « copinocratie » et les arrangements de salon ».

Avant d’annoncer qu’il briguerait la présidence de l’UMP-Nord à l’automne, le député-maire de Phalempin précisait : « En haut lieu, on n’apprécie pas trop que je me rapproche de Jean-François Coppé ».

Quel président ?

Son successeur, Bernard Gérard affichait de son côté sa volonté d’apaisement. « Nous avons besoin de tout le monde, je suis là pour que la machine avance, il faut remettre du calme dans les esprits et de l’huile dans les rouages ».

Qui présidera l’UMP-Nord à l’automne ? Jacques Vernier confirme qu’il ne briguera pas un nouveau mandat et invite à « concentrer les énergies sur les adversaires politiques plutôt que sur les querelles internes ».

Marc-Philippe Daubresse dit qu’il ne sera pas candidat. Il ajoute que le départ de Thierry Lazaro était programmé après une réunion avec Xavier Bertrand depuis plusieurs semaines. L’annonce avait été différée dans l’attente d’une rencontre Lazaro-Sarkozy. Mais le tête-à-tête n’a pas eu lieu. •

DOMINIQUE SERRA

Remarques à propos de la pseudo affaire Woerth -Marc d’Here

Un correspondant habituel de ce blog, qui s’engouffre volontiers dans toutes les polémiques et n’est pas le dernier à pratiquer la   « chasse à l’homme », m’adresse un commentaire, auquel j’ai répondu brièvement, mais  qui, à la réflexion, me paraît justifier une réponse plus complète dont je fais cet article.

Ce correspondant m’écrit « Une certaine stratégie de défense qui consiste à invoquer un complot, à dénoncer un chef d’orchestre clandestin, à stigmatiser hargneusement la presse en général et accuser les socialistes de tirer les ficelles de cette histoire, est assez pathétique. »

Cher correspondant,   vous vous trompez, notre stratégie de défense n’est en rien celle-la, je ne pense pas, et La Gauche Moderne ne pense pas   qu’il y ait un  complot ou un chef d’orchestre clandestin.  C’est plus simple que cela.

Il y a un site, Mediapart,  dont le responsable Edwy Plenel affirme clairement qu’il veut démolir Sarkozy (je l’ai entendu personnellement se vanter publiquement d’avoir cet objectif…). Journaliste d’investigation (comme il se définit) utilisant des méthodes « discutables »,  il monte en épingle cette affaire (comme la fable de Karachi) pour atteindre Sarkozy! Bien évidemment les socialistes s’engouffrent dans cette affaire et se mettent à en faire plus encore!!

Voilà c’est simple. Pas de complot, une affaire « sortie » par un journaliste, viscéralement et furieusement opposé au Président (pourquoi ? voilà une question à creuser…) prolongée et gonflée par des opposants médiocres et systématiques. Et cela « prend » bien sûr compte tenu de la situation générale et de l’appétit du public pour ce genre d’affaires.

On ne stigmatise pas « hargneusement » LA PRESSE, mais quelques organes de presse bien connus (Mediapart, Le Monde, Marianne) dont nous avons le droit, je pense, de contester les  objectifs, la partialité et l’état d’esprit!…

D’autres médias même d’opposition (Libération, Le Nouvel Obs…) tout en attaquant sans concession le Président, ont une attitude bien différente. Voir par exemple Libération qui reconnaît aujourd’hui que les déclarations de l’ex comptable, sont déjà en partie contredites…

Quand aux socialistes et leurs amis, ils ne tirent pas les ficelles…Ils suivent, ils reproduisent, ils répètent, ils agrémentent et profitent de cette « affaire » pour tenter  de nuire au  Président et  d’attaquer la réforme des retraites…Les plus « lourdauds » Montebourg ou Eva Joly se sont lancés avec un tel enthousiasme dans cette misérable polémique, qu’ils se sont trouvés immédiatement attaqués en diffamation par madame Woerth et on voit mal comment ils s’en sortiront. Les autres, à quelques remarquables exceptions près, ont emboîté le pas, sans être le moins du monde gênés par la méthode consistant à recourir à des « écoutes » (exercice, il est vrai, abondamment pratiqué par leur maître en démocratie et en éthique républicaine, François Mitterrand).  Ils multiplient,  Ségolène Royal et  Martine Aubry en tête,  chacune avec son style, les attaques et les insinuations. Il ne serait pas inintéressant, à cette occasion, de demander à Jacques Delors ce qu’il pense de l’attitude de sa fille dans cette affaire. Peut-être un journaliste le fera-t-il…

Les socialistes  pensent trouver plus facilement sur ce terrain que sur celui des idées ou des propositions, le moyen d’affaiblir le Président. Et  que cela profite à l’extrême droite, n’est pas pour les gêner…ni sans doute pour leur déplaire (il ne sera pas trop difficile de trouver dans le passé des exemples de collusion PS/FN…encore l’éthique  socialo/Mitterrandienne !). Non, cher correspondant, les socialistes  ne tirent aucune ficelle, les pauvres, mais utilisent simplement, dans la lutte politique des méthodes indignes qui,  je dois le dire,  me rendent quelque peu honteux d’avoir été, dans un passé encore récent, leur ami…

Marc d’Héré