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	<title>La Gauche Moderne en Nord-Pas de Calais</title>
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		<title>Roms : des exemples d&#8217;intégration –Nord Eclair &#8211; 22 novembre 2010.</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Nov 2010 20:10:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigittemauroy</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Auto-construction à Turin, gitans espagnols à Valence, culture rom dans les écoles britanniques : des programmes qui ont fait leurs preuves ont été présentés à Lille alors que la justice se penchera demain sur la circulaire anti-Roms du 5 août qui avait fait un tollé.
Comment intégrer les familles roms d&#8217;Europe de l&#8217;Est ? Si la question est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Auto-construction à Turin, gitans espagnols à Valence, culture rom dans les écoles britanniques : des programmes qui ont fait leurs preuves ont été présentés à Lille alors que la justice se penchera demain sur la circulaire anti-Roms du 5 août qui avait fait un tollé.</p>
<p>Comment intégrer les familles roms d&#8217;Europe de l&#8217;Est ? Si la question est délicate à Lille, elle l&#8217;est aussi à Turin, Valence ou Leeds. Dans chaque ville, des associations, fondations ou collectivités tentent de faire face aux problèmes de logement, de chômage, d&#8217;illettrisme et de racisme. Le séminaire organisé mercredi à la gare Saint-Sauveur par la députée européenne Hélène Flautre a permis à des Nordistes d&#8217;échanger de « bonnes pratiques » avec des travailleurs sociaux européens venus présenter leurs initiatives locales.</p>
<p><strong>Une maison pour faire le lien </strong><br />
Le bon exemple italien s&#8217;appelle Il Dado : une bâtisse abandonnée en banlieue de Turin transformée en jolie maison jaune qui fait la fierté du quartier grâce à un programme d&#8217;auto-construction. « Nous avons sélectionné huit familles et nous leur avons confié la rénovation du bâtiment, explique Olivier Alotto de l&#8217;association Terra del Fuoco. Aujourd&#8217;hui, les Roms cohabitent avec 2 Italiens et 5 jeunes stagiaires européens et tous les enfants vont à l&#8217;école. » L&#8217;initiative lancée en 2005 a déjà eu de nombreuses retombées positives. Dans la lutte contre le racisme d&#8217;abord. « Ce projet a permis de montrer qu&#8217;eux aussi peuvent vivre dans une maison, que s&#8217;ils vivent dans des bidonvilles ça n&#8217;est pas parce qu&#8217;ils sont nomades mais parce qu&#8217;ils sont pauvres ! Montrer des Roms au travail leur a aussi redonné leur dignité. Aujourd&#8217;hui, les voisins les remercient d&#8217;avoir embelli le quartier. » Autre avantage : l&#8217;auto-construction ne coûte pas cher. Les Roms (sans permis de travail) n&#8217;ont pas perçu de salaire, mais la promesse de pouvoir vivre à Il Dado pendant trois ans.<br />
Pas de coût électoral non plus : le maire de cette commune a été réélu.<br />
En Espagne, la fondation Secretariado Gitano joue la carte de l&#8217;expertise. Fondée pour s&#8217;occuper des Gitans d&#8217;Espagne, la structure s&#8217;est tournée vers l&#8217;Est en 2007 avec une question : « Est-ce que l&#8217;expérience d&#8217;intégration que nous avons avec les Gitans d&#8217;Espagne est utile pour les Roms d&#8217;Europe de l&#8217;Est ? », pose José Maria Picon. Un diagnostic mené dans 13 villes en 2007 révèle plusieurs différences. L&#8217;accès au travail est plus difficile en raison de la langue et d&#8217;un moratoire qui interdisait aux Roumains et aux Bulgares de travailler en Espagne jusqu&#8217;en 2009. Les enfants sont moins scolarisés et les questions de santé sont plus délicates. « Dans certaines communautés, les filles doivent absolument rester vierges avant le mariage : si on leur parle de planning familial, on court le risque qu&#8217;elles soient rejetées par leur famille ».<br />
Les Britanniques de Leeds misent sur la vie scolaire pour intégrer des familles venues surtout de République Tchèque, Slovaquie et Pologne. Un éducateur rom slovaque employé par la Ville rencontre les parents pour leur expliquer l&#8217;importance de l&#8217;école et comment s&#8217;inscrire. « S&#8217;ils ne mettent pas leurs enfants à l&#8217;école ce n&#8217;est parce qu&#8217;ils ne veulent pas mais parce qu&#8217;ils ont d&#8217;autres problèmes par ailleurs et se méfient des administrations » , commente Eugen Bataz du GRTAS. « Dans les écoles publiques anglaises, il y a parfois des enfants de 20 pays différents, les Roms ne sont qu&#8217;une minorité en plus », témoigne sa collègue Claire Lockwood. La structure organise des fêtes dans les écoles pour mettre en valeur la culture rom.<br />
« Ce séminaire vise à inscrire les acteurs de la métropole lilloise dans des réseaux reconnus », explique Hélène Flautre. La métropole a-t-elle l&#8217;intention de copier l&#8217;une de ces initiatives ? « Il existe déjà de bonnes pratiques chez nous, avec des projets d&#8217;auto-construction et surtout des villages d&#8217;insertion », remarque Malik Ifri, délégué à Lille Métropole, qui espère étendre l&#8217;expérience à d&#8217;autres villes de la métropole.</p>
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		<title>Un rapport souligne les difficultés de l&#8217;école à intégrer les enfants de l&#8217;immigration – lemonde.fr avec AFP  &#8211; 24 octobre 2010.</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Nov 2010 07:17:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigittemauroy</dc:creator>
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		<category><![CDATA[cohésion sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunes]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8216;école a de plus en plus de difficultés à assurer ses missions d&#8217;intégration d&#8217;enfants d&#8217;immigrés, notamment dans les départements où ces populations sont surreprésentées, pointe le Haut conseil à l&#8217;intégration (HCI) dans un avis rendu public dimanche 24 octobre. Dans ce document de travail – mis en ligne par le Journal du Dimanche (PDF) et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L</strong>&#8216;école a de plus en plus de difficultés à assurer ses missions d&#8217;intégration d&#8217;enfants d&#8217;immigrés, notamment dans les départements où ces populations sont surreprésentées, pointe le Haut conseil à l&#8217;intégration (HCI) dans un avis rendu public dimanche 24 octobre. Dans ce document de travail – mis en ligne par le <em>Journal du Dimanche</em> (PDF) et qui doit être remis dans sa version définitive au premier ministre en novembre – le HCI rappelle que <em>&laquo;&nbsp;l&#8217;école républicaine&nbsp;&raquo;</em> constitue <em>&laquo;&nbsp;un espace d&#8217;intégration sociale&nbsp;&raquo;</em> et que <em>&laquo;&nbsp;l&#8217;école française doit exercer sa mission d&#8217;intégration culturelle&nbsp;&raquo;</em>.<em> &laquo;&nbsp;Toutefois, force est de constater qu&#8217;aujourd&#8217;hui, l&#8217;école française a de plus en plus de mal à exercer ces missions&nbsp;&raquo;</em>, déplore le HCI.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;COMMUNAUTARISME&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Les transformations économiques et la paupérisation de populations, concentrées sur des territoires repérés, que des politiques pourtant volontaristes n&#8217;ont pas sortis de la précarité, mettent l&#8217;école en difficulté dans sa visée d&#8217;intégration&nbsp;&raquo;</em>, souligne l&#8217;avis. Le HCI observe qu&#8217;en France, la <em>&laquo;&nbsp;proportion de jeunes issus de familles dont au moins un des parents est immigré, s&#8217;élève à moins de 20 %&nbsp;&raquo;</em>. Mais, caractéristique de l&#8217;Hexagone, cette répartition est très inégale sur l&#8217;ensemble du territoire.<em> &laquo;&nbsp;Ainsi, en 2005, les plus fortes concentrations départementales sont en (&#8230;) Seine-Saint-Denis (57 %), Paris (41 %), Val-de-Marne (40 %) et Val-d&#8217;Oise (40 %)&nbsp;&raquo;</em>, selon le HCI.</p>
<p>Là, <em>&laquo;&nbsp;l&#8217;espace scolaire est fortement exposé aux tensions ethno-culturelles. L&#8217;école donne des signes de souffrance. Elle est aujourd&#8217;hui le lieu de revendications nouvelles qui ressortent de l&#8217;expression du communautarisme, d&#8217;une identité religieuse, voire, au rejet de la culture et des valeurs de la République française&nbsp;&raquo;</em>, s&#8217;inquiète le Haut conseil à l&#8217;intégration. Le rapport relève par exemple, dans certains collèges, les difficultés pour les professeurs d&#8217;histoire-géographie d&#8217;enseigner la Shoah ou l&#8217;histoire du Proche-Orient.</p>
<p><strong>MESURES D&#8217;ACCOMPAGNEMENT</strong></p>
<p>Les auteurs du rapport analysent l&#8217;efficacité des moyens publics mis en œuvre pour améliorer l&#8217;intégration et la réussite scolaire de ses élèves. L&#8217;Etat a déboursé 110 millions d&#8217;euros en 2010 pour financer le programme de réussite éducative prévu par la loi de cohésion soxiale, rappelle le HCI. Plus de 725 000 collégiens (près d&#8217;un tiers des effectifs) et 147 000 élèves du primaire en ont bénéficié en 2008-2009. Le HCI vante les mérites d&#8217;une démarche d&#8217;accompagnement individualisé des élèves en difficulté mais note le manque de coopération et d&#8217;informations entre les différents acteurs et l&#8217;absence d&#8217;évaluation des dispositifs.</p>
<p>Dirigé par Patrick Gaubert depuis fin 2008, le HCI a été institué par un décret du 19 décembre 1989 de Michel Rocard, alors premier ministre. Il a pour mission de <em>&laquo;&nbsp;donner son avis et de faire toute proposition utile, à la demande du premier ministre, sur l&#8217;ensemble des questions relatives à l&#8217;intégration des résidents étrangers ou d&#8217;origine étrangère&nbsp;&raquo;</em>.</p>
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		<title>Les socialistes se divisent sur la lutte contre les inégalités – Les Echos.fr – 09 novembre 2010.</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Nov 2010 06:58:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigittemauroy</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Parti socialiste]]></category>
		<category><![CDATA[projet politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Parti socialiste réunit ce soir son conseil national pour arrêter son projet sur « l&#8217;égalité réelle ». Certains de ses dirigeants y voient un « catalogue » et critiquent un manque de réalisme financier. Des reproches mal perçus Rue de Solferino.
La nuit dernière promettait d&#8217;être longue pour les socialistes. Objet des débats : le projet du PS pour lutter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Parti socialiste réunit ce soir son conseil national pour arrêter son projet sur « l&#8217;égalité réelle ». Certains de ses dirigeants y voient un « catalogue » et critiquent un manque de réalisme financier. Des reproches mal perçus Rue de Solferino.</p>
<p>La nuit dernière promettait d&#8217;être longue pour les socialistes. Objet des débats : le projet du PS pour lutter contre les inégalités. Une « commission des résolutions » devait examiner des dizaines d&#8217;amendements sur des sujets aussi divers que la santé, l&#8217;éducation, le logement, les discriminations… Aujourd&#8217;hui, en fin de journée, le conseil national (parlement) du PS, qui se réunira à l&#8217;Assemblée nationale, doit voter sur le texte à propos de « l&#8217;égalité réelle » d&#8217;une quarantaine de pages qui sera soumis en décembre aux militants.</p>
<p>Ce volet supplémentaire du préprojet présidentiel, après ceux sur l&#8217;économie, la rénovation et l&#8217;international prévoyait entre autres comme mesures phares : le paiement au forfait des médecins généralistes, la maternelle obligatoire à partir de trois ans, la semaine de cinq jours à l&#8217;école, les vacances scolaires d&#8217;été raccourcies, un statut social pour les jeunes (allocation d&#8217;autonomie pour les étudiants, aide à la recherche du premier emploi), le mariage et le droit à l&#8217;adoption pour les couples homosexuels, le congé parental partagé à égalité entre le père et la mère, l&#8217;interdiction du crédit revolving et un grand service public de l&#8217;eau.</p>
<p><strong>La question du financement</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Si le débat promettait d&#8217;être long hier soir, c&#8217;est que des voix discordantes se sont fait entendre ces derniers jours. En première ligne de la contestation, François Hollande et ses amis. Au nom de la « <em>crédibilité </em>», ils fustigent ce <em>« catalogue irréaliste » </em>au regard de la situat ion des finances publiques. Autre leader très critique, Manuel Valls a prévenu qu&#8217;il ne voterait pas le texte « <em>en l&#8217;état </em>». Il estime, comme François Hollande, que « <em>pour être audible, il est plus sage de procéder à une évaluation financière pour chaque mesure </em>». Souvent peu amène envers la direction, le maire de Lyon, Gérard Collomb, ajoute que « <em>les mesures, chacune séparément, sont parfaites, mais, le problème est que tant que l&#8217;on n&#8217;a pas répondu à la question du financement, on n&#8217;a rien résolu </em>» !</p>
<p>Des reproches que rejette la Rue de Solferino. «<em> Nous ne sommes pas dans le catalogue, nous sommes déjà dans la hiérarchie », </em>plaide Benoît Hamon, le porte-parole du PS, qui a coordonné ce travail sur « l&#8217;égalité réelle ». A mots couverts, on estime à la direction du parti que ces critiques contribuent à alimenter l&#8217;image d&#8217;une gauche dispendieuse alors que « <em>celle qui de toute évidence a un problème avec le déficit, c&#8217;est la droite </em>» ! Benoît Hamon précise : <em>« Il y a des déficits d&#8217;égalité, qu&#8217;il s&#8217;agisse de la santé ou de l&#8217;éducation par exemple. Oui, nous sommes ambitieux, mais cela ne veut pas dire que nous sommes dépensiers.</em> »</p>
<p>Un membre de l&#8217;équipe de Martine Aubry ajoute : « <em>Nous allons préciser les moyens, mais les uns et les autres n&#8217;échapperont pas au débat politique sur le projet</em> ». Complétant : « <em>Ils masquent leur absence d&#8217;idées en mettant en avant le souci de la bonne gestion des finances publiques</em>. » L&#8217;actuelle direction du PS estime que le projet que François Hollande avait validé en 2006 n&#8217;est pas très éloigné de celui-ci. « <em>Peut-être, mais la situation du pays n&#8217;est plus la mêm</em>e », répond un proche de l&#8217;ancien premier secrétaire. Entre l&#8217;« ambition » des uns et le « pragmatisme » des autres, les débats promettaient d&#8217;être houleux.</p>
<p>Surtout, les principaux reproches qui sont faits aux « opposants », que sont François Hollande et Manuel Valls, sont que leurs attitudes ne seraient qu&#8217;une posture visant à les démarquer en vue des primaires socialistes de l&#8217;automne 2011. « <em>François prend la posture du candidat crédible, mais il est avant tout un candidat timide !</em> », s&#8217;amuse un proche de Benoît Hamon.</p>
<p><strong>RENAUD CZARNES, Les Echos</strong></p>
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		<title>Retraites : les dix changements clefs – Les Echos &#8211; 10 novembre 2010.</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Nov 2010 19:57:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigittemauroy</dc:creator>
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		<category><![CDATA[emploi]]></category>
		<category><![CDATA[retraites]]></category>

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		<description><![CDATA[Validée mardi par le Conseil constitutionnel, la loi de réforme des retraites a été promulguée quelques heures plus tard. Les premiers effets se feront sentir dès le 1 er  juillet 2011. Age de départ, durée de cotisation, surcote : les conséquences clefs d&#8217;une réforme historique qui concerne tous les assurés.
Qu&#8217;on l&#8217;applaudisse ou qu&#8217;on la fustige, c&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Validée mardi par le Conseil constitutionnel, la loi de réforme des retraites a été promulguée quelques heures plus tard. Les premiers effets se feront sentir dès le 1 er  juillet 2011. Age de départ, durée de cotisation, surcote : les conséquences clefs d&#8217;une réforme historique qui concerne tous les assurés.</p>
<p>Qu&#8217;on l&#8217;applaudisse ou qu&#8217;on la fustige, c&#8217;est une des réformes les plus importantes du système de retraite français. Elle vient d&#8217;être validée par le Conseil constitutionnel (lire page 5) et promulguée dans la foulée par le président de la République. En décalant de deux ans l&#8217;âge du départ pour tous les assurés, dans le privé comme dans la fonction publique, Nicolas Sarkozy a remis en cause l&#8217;une des principales réformes du premier septennat de François Mitterrand, la retraite à 60 ans. Rappel, en dix points, des principales modifications apportées par la loi, qui produiront leurs effets dès le 1er juillet prochain.</p>
<p><strong>1 &#8211; L&#8217;âge d&#8217;ouverture des droits passe de 60 à 62 ans</strong></p>
<p>C&#8217;est la mesure phare de la réforme, celle qui concerne le plus d&#8217;assurés. L&#8217;âge d&#8217;ouverture des droits à la retraite, fixé à 60 ans depuis 1982, va être relevé à 62 ans d&#8217;ici à 2018, au rythme de quatre mois par génération. Autrement dit, la règle générale stipule que personne ne pourra prendre sa retraite avant cet âge-là. Les premiers concernés par la réforme sont les assurés nés à partir du 1er juillet 1951 (voir graphique). Les effets seront massifs, les deux tiers des assurés partant aujourd&#8217;hui à 60 ans ou avant.</p>
<p>Les dérogations resteront cependant nombreuses : chaque année, 160.000 assurés (sur 700.000 départs annuels) pourront continuer à prendre leur retraite à 60 ans ou plus tôt au titre de la pénibilité, des carrières longues, des catégories actives de la fonction publique ou d es régimes spéciaux (lire plus loin). D&#8217;autres ne seront pas affectés par le relèvement des bornes d&#8217;âge, parce qu&#8217;ils auraient de toute façon été obligés de partir après 60 ans, même sans réforme, faute de disposer d&#8217;une durée de cotisation suffisante. Ainsi, un assuré qui a commencé à travailler dans les années 1960 à 21 ans devra cotiser 41,5 ans pour bénéficier d&#8217;une pension à taux plein, ce qui l&#8217;aurait amené au-delà de 62 ans même avec la réglementation actuelle. Sauf à partir au prix d&#8217;une décote.</p>
<p><strong>2 &#8211; L&#8217;âge d&#8217;annulation de la décote : 67 ans en 2023</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>L&#8217;âge du taux plein, ou d&#8217;annulation de la décote, va progressivement passer de 65 à 67 ans, au même rythme que l&#8217;âge d&#8217;ouverture des droits, entre 2016 et 2023. Il s&#8217;agit de l&#8217;âge auquel on peut toucher une pension à taux plein quelle que soit la durée cotisée, c&#8217;est-à-dire sans décote. Cela n&#8217;empêche pa s le montant de cette pension d&#8217;être calculé au prorata du nombre de trimestres cotisés.</p>
<p><strong>3 &#8211; Durée de cotisation : 41,5 ans en 2020</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>La réforme de 2010 confirme le principe de celle de 2003. La durée de cotisation nécessaire pour bénéficier d&#8217;une pension à taux plein continuera à progresser en fonction des gains d&#8217;espérance de vie à 60 ans : les deux tiers de ces gains vont à l&#8217;allongement de la durée d&#8217;assurance et le tiers restant à l&#8217;accroissement de la durée de la retraite. Actuellement fixée à 40,5 ans, la durée nécessaire passera à 41 ans en 2012, 41,25 en 2014 et devrait atteindre 41,5 ans en 2020. Rien n&#8217;est dit pour après.</p>
<p><strong>4 &#8211; Surcote, décote : des conséquences importantes</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Les règles ne changent pas pour la surcote et la décote, qu i modulent le montant de la pension selon que l&#8217;on part plus ou moins tard à la retraite. Les deux mécanismes seront donc décalés de deux ans avec les bornes d&#8217;âge, ce qui aura des conséquences sur le niveau des pensions.</p>
<p>A partir de 62 ans (au lieu de 60 aujourd&#8217;hui), les assurés qui prolongent leur activité au-delà de la durée de cotisation nécessaire bénéficieront d&#8217;une surcote de 1,25 % par trimestre. Autrement dit, un salarié qui a la durée de cotisation requise et qui décide de travailler un an au-delà du nouvel âge légal de 62 ans, jusqu&#8217;à 63 ans, améliorera le montant de sa pension de 5 % (1,25 % multiplié par quatre trimestres). Avec les règles actuelles, il aurait bénéficié d&#8217;un « bonus » de 15 % en partant au même âge (douze trimestres de surcote entre 60 et 63 ans).</p>
<p>Même raisonnement pour la décote : un assuré qui prend sa retraite sans avoir cotisé suffisamment ve rra sa pension amputée d&#8217;un certain pourcentage selon le nombre de trimestres manquants. Le barème reste inchangé, mais il faudra désormais attendre 67 ans pour voir cette décote annulée quelle que soit la durée cotisée, au lieu de 65 ans aujourd&#8217;hui.</p>
<p><strong>5 &#8211; Des aménagements pour ceux qui ont commencé jeune&#8230;</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>La réforme prolonge le dispositif des « carrières longues », mis en place en 2003. Il permet aux assurés qui ont commencé à travailler jeune de partir avant l&#8217;âge légal, à condition d&#8217;avoir cotisé deux ans de plus que les autres. Le dispositif est élargi aux personnes qui ont démarré à 17 ans -il s&#8217;arrêtait à 16 ans auparavant -, mais les âges de départ sont progressivement décalés. Ce sera 58 ou 59 ans pour les assurés qui ont commencé leur activité professionnelle à 14 ou 15 ans, et 60 pour ceux qui ont commencé à 16 ou 17 ans.</p>
<p><strong>6 &#8230; pour les métiers pénibles…</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Les salariés justifiant d&#8217;un taux d&#8217;incapacité de 20 % à la suite d&#8217;une maladie professionnelle ou d&#8217;un accident du travail pourront continuer à partir à la retraite à 60 ans. Ils toucheront une pension à taux plein quel que soit le nombre de trimestres cotisés. Concession parlementaire : les salariés (et les agriculteurs) ayant un taux d&#8217;incapacité compris entre 10 % et 20 % pourront aussi saisir une commission qui devra établir <em>« le lien de cause à effet entre l&#8217;incapacité reconnue et l&#8217;exposition à un facteur de pénibilité »</em>. Si cette double mesure crée un nouveau droit pour les salariés, les syndicats le jugent inadapté. Ils ont réclamé, sans succès, une prise en compte des effets différés de la pénibilité sur l&#8217;espérance de vie (travail de nuit, exposition aux produits toxiques…). A l&#8217;inverse, satisfait que le sujet soit circonscrit à un examen individuel du salarié et à une incapacité avérée, le patronat a accepté sans sourciller le financement (sur cotisation patronale) par la branche accidents du travail-maladies professionnelles de la Sécurité sociale.</p>
<p>La mise en oeuvre du dispositif reste floue. La composition et le fonctionnement de la commission interdisciplinaire restent à préciser et un décret indiquera le nombre d&#8217;années minimum pendant lesquelles le salarié devra avoir été exposé aux facteurs de risque professionnel. Au total, le dispositif devrait concerner de 20.000 à 30.000 personnes par an, estime le gouvernement.</p>
<p><strong>7 &#8230; et pour certaines mères de famille</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Pour les mères de trois enfants nées avant 1956, l&#8217;âge d&#8217;annulation de la décote restera bloqué à 65 ans. Quelque 130.000 femmes sont concernées par cette mesure transitoire, qui satisfait, notamment, une partie de la majorité parlementaire.</p>
<p><strong>8 &#8211; Fonctionnaires : les cotisations salariales alignées sur le privé</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Les fonctionnaires vont devoir mettre la main à la poche. Leur taux de cotisation salariale, aujourd&#8217;hui fixé à 7,85 %, va être aligné sur celui du privé (10,55 %) d&#8217;ici à 2020. La hausse sera linéaire, de 0,27 point par an, à compter de l&#8217;année prochaine. Cet alignement représentera pour les agents, en moyenne, une hausse de cotisation de 6 euros par mois chaque année (4 euros pour les agents de catégorie C, 5 euros pour les B et 7 euros pour les A).</p>
<p>Le texte aligne également sur le privé les conditions requises pour bénéficier du minimum garanti de retraite : les agents devront désormais avoir tous leurs trimestres ou atteindre l&#8217;âge du départ à taux p lein. Le montant de ce minimum (1.067 euros), plus élevé que dans le privé, reste inchangé. La réforme acte aussi et surtout la fin des possibilités de départ anticipé après 15 ans de service pour les mères de trois enfants, un dispositif très prisé des infirmières et des enseignantes.</p>
<p>Enfin les 900.000 fonctionnaires en « catégorie active » qui bénéficient de départs à 50 ans (Police nationale, contrôleurs aériens…) ou 55 ans (pompiers, douaniers…) verront ces âges de départ décalés à 52 et 57 ans.</p>
<p><strong>9 &#8211;  Les régimes spéciaux préservés jusqu&#8217;en 2017</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Concernés, pas concernés ? La réponse est intermédiaire. Les salariés de la SNCF, de la RATP ou encore d&#8217;EDF ne verront pas leur âge légal de départ relevé à partir du 1er juillet 2011, comme ce sera le cas pour tous les autres. D&#8217;autres modi fications des règles prévues par la réforme de 2008 sont en effet en cours de mise en oeuvre jusqu&#8217;en 2016 (montée en charge des surcotes et décotes, durée de cotisation relevée à 41 ans, etc.). A terme, néanmoins, les différents âges d&#8217;ouverture des droits, qui varient de 50 ans pour les conducteurs de train ou de métro à 55 ou 60 ans pour les autres catégories de salariés, seront bien décalés de deux ans à partir de 2017, au même rythme que celui imposé aux salariés du privé et aux fonctionnaires (soit quatre mois par génération). Mais cela doit être confirmé par un décret, dont le contenu n&#8217;a pas été dévoilé, ce qui inquiète les syndicats.</p>
<p><strong>10 &#8211; égalité hommes-Femmes : négociation obligatoire</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Pour corriger les inégalités de pension entre hommes et femmes, il faut corriger les inégalités de carrière, et non pas créer des exceptions à la réforme des retrait es. Tel a été le cap qu&#8217;a tenu le gouvernement. Sous les feux de la critique, il a durci le dispositif de pénalisation financière censé s&#8217;attaquer au coeur du problème dans les entreprises. Au départ, ne devaient être soumis à l&#8217;amende que les employeurs qui n&#8217;auraient pas fait le rapport de situation comparée exigé chaque année par le Code du travail. Au final, il faudra avoir négocié un accord ou, à défaut, élaboré un plan d&#8217;action pour réduire les inégalités pour l&#8217;éviter. Faute de quoi, l&#8217;entreprise devra payer une amende de 1 % de sa masse salariale, a annoncé Eric Woerth, le ministre du Travail. En fait, ce pourcentage est un plafond. Est-ce un progrès ? Non, si l&#8217;on prend la lettre de la loi de 2006, qui imposait d&#8217;arriver à l&#8217;égalité salariale d&#8217;ici à la fin de 2010. Oui, dans la mesure où l&#8217;obligation était dépourvue de sanctions, rendant cette épée de Damoclès purement virtuelle.</p>
<p><strong>SERVICE FRANCE, Les Echos</strong></p>
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		<title>Jean-Marie Bockel : “Impliquer les familles de délinquants” – Valeurs actuelles &#8211; 10 novembre 2010.</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Nov 2010 08:27:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigittemauroy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[JM Bockel]]></category>
		<category><![CDATA[LA GAUCHE MODERNE]]></category>
		<category><![CDATA[Prevention délinquance]]></category>

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		<description><![CDATA[Secrétaire d’État à la Justice, Jean-Marie Bockel a remis le 3 novembre à Nicolas Sarkozy un rapport sur la prévention de la délinquance des jeunes.
Pourquoi ce rapport ? Parce que le président de la République a toujours considéré que la prévention de la délinquance était indissociable de la lutte contre la criminalité. Ce sont les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Secrétaire d’État à la Justice, Jean-Marie Bockel a remis le 3 novembre à Nicolas Sarkozy un rapport sur la prévention de la délinquance des jeunes.</strong></p>
<p><strong>Pourquoi ce rapport ? </strong>Parce que le président de la République a toujours considéré que la prévention de la délinquance était indissociable de la lutte contre la criminalité. Ce sont les deux faces d’une même politique : assurer la sécurité de nos concitoyens en sanctionnant les coupables, mais en évitant aussi que des jeunes, en échec scolaire ou faute de repères familiaux, ne basculent dans la délinquance. Or il ressort des auditions que nous avons faites que le nombre total de mineurs mis en cause est passé de 98 000 en 1990 à 214 000 en 2009 : +118 % en vingt ans.</p>
<p><strong>Fait nouveau, les filles participent à cette augmentation de la délinquance… </strong>Plusieurs intervenants, dont le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, et Alain Bauer, criminologue, nous ont alertés sur l’augmentation inquiétante des violences commises par des bandes de filles. Elles semblent mimer des conduites jusqu’à présent masculines.</p>
<p>Ce qui me conduit à proposer la mise en œuvre d’une politique de prévention spécifique, ciblée sur ces bandes féminines. D’autres pays nous ont précédés sur cette voie, comme l’Allemagne : Berlin organise des “stages antiviolence” pour apprendre à de jeunes délinquants, garçons et filles, à se contrôler.</p>
<p><strong>Vous insistez beaucoup sur la responsabilité parentale. </strong>On ne dira jamais assez que le mineur délinquant est souvent un mineur en rupture familiale. La paternité traverse une crise, les familles monoparentales se multiplient. C’est la conséquence d’évolutions qui ne sont pas toutes négatives, mais qui nous obligent à soutenir la parentalité. Il existe déjà de nombreux outils : stages parentaux, réseaux d’aide à la parentalité, contrats de responsabilité parentale… Utilisons-les ! Je propose que le contrat de responsabilité parentale soit généralisé et qu’il intègre un stage parental au titre des obligations imposées aux familles.</p>
<p><strong>De quoi s’agit-il ? </strong>Ce contrat peut être proposé aux parents par le président du conseil général en cas d’absentéisme scolaire ou de troubles liés aux carences de l’autorité parentale. Il leur rappelle qu’ils ont des obligations à remplir. S’ils ne respectent pas ce contrat, ils encourent la suspension du versement des prestations familiales. Ça marche ! Éric Ciotti fait un excellent travail dans les Alpes-Maritimes. La menace de sanction a un effet dissuasif immédiat : les difficultés se résorbent sans qu’il soit besoin de sévir. Cette disposition est légale, efficace. Encore faut-il l’utiliser, ce qui est rarement le cas…</p>
<p><strong>La gauche est contre. </strong>Je sais. Elle dit : “Mais vous ne vous rendez pas compte ! Ce sont des familles en difficulté, qui cumulent les handicaps. Elles n’y peuvent rien, et vous allez en plus les menacer de sanctions !” Je connais ce discours par coeur. Quel mépris ! Je pense, moi, que chaque famille a une chance de s’en sortir. Et je sais que les parents viennent souvent remercier les élus de les avoir sortis de leur torpeur en les obligeant à se ressaisir. À recouvrer leur dignité en les aidant à exercer leur autorité. Cette dimension contraignante a une vraie vertu pédagogique.</p>
<p><strong>Vous soulignez que beaucoup de parents sont démunis face au comportement de leurs enfants. Ces difficultés sont accrues dans les familles immigrées. </strong>En effet, car il est fréquent que les enfants, dans ces familles, comprennent et parlent mieux le français que leurs parents. D’où la nécessité de rendre obligatoire la participation des parents à une mise à niveau linguistique et républicaine, portant sur nos institutions et sur le fonctionnement de l’école, que beaucoup ignorent.</p>
<p><strong>Lors des manifestations contre la réforme des retraites, près de 1 800 casseurs ont été placés en garde à vue. Rares sont ceux qui sont passés en comparution immédiate. Que vat- il se produire maintenant ? </strong>Toutes les condamnations n’ont pas été prononcées dans le cadre des comparutions immédiates, mais 360 personnes ont néanmoins été renvoyées devant un juge. Il nous faut trouver une réponse pénale adaptée, car il y a parmi elles de nombreux mineurs, instrumentalisés par leurs aînés qui savent qu’ils sont davantage protégés par la loi. Ils seront sanctionnés, sachant que nous devons aussi travailler en amont pour éviter que ces violences se produisent.   <em>Propos recueillis par</em> <strong>Fabrice Madouas</strong></p>
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		<title>Politique de la Ville : Daubresse dénonce les idées du PS – AFP – Le Figaro – 6 novembre 2010.</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Nov 2010 07:35:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigittemauroy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Parti socialiste]]></category>
		<category><![CDATA[politique de la ville]]></category>

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		<description><![CDATA[Marc-Philippe Daubresse, secrétaire général adjoint de l&#8217;UMP, a qualifié aujourd&#8217;hui &#171;&#160;de supercherie&#160;&#187; &#171;&#160;les propositions pour une nouvelle société urbaine&#171;&#160;, présentées aujourd&#8217;hui à Lille par le Parti socialiste.
&#171;&#160;Après le &#8216;care&#8217;, Martine Aubry annonce le &#8216;new deal&#8217;. A court d&#8217;idées et ayant apparemment totalement renoncé à explorer la très grande richesse de la langue française, Martine Aubry [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Marc-Philippe Daubresse, secrétaire général adjoint de l&#8217;UMP, a qualifié aujourd&#8217;hui &laquo;&nbsp;de supercherie&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;les <strong>propositions pour une nouvelle société urbaine</strong>&laquo;&nbsp;, présentées aujourd&#8217;hui à Lille par le Parti socialiste.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Après le &#8216;care&#8217;, Martine Aubry annonce le &#8216;new deal&#8217;. A court d&#8217;idées et ayant apparemment totalement renoncé à explorer la très grande richesse de la langue française, Martine Aubry utilise un vocabulaire anglo-saxon pour masquer la pauvreté de ses propositions&nbsp;&raquo;, écrit le ministre de la Jeunesse dans un communiqué.</p>
<p>Pour M. Daubresse, lui-même élu de la banlieue lilloise, &laquo;&nbsp;le laboratoire du &#8216;vivre ensemble&#8217; porté à Lille par Martine Aubry n&#8217;est en réalité qu&#8217;un village en carton-pâte, tels ceux que traversaient au grand galop jadis Catherine de Russie pour éviter d&#8217;affronter la contestation de son peuple&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Les socialistes ont laissé en 2000 un champ de ruines en matière de politique de la ville et du logement&nbsp;&raquo;, dénonce ce proche de Jean-Louis Borloo &#8211;ministre de la Ville (2002-2004)&#8211; en vantant a contrario les réalisations opérées par la majorité grâce à &laquo;&nbsp;l&#8217;intervention de l&#8217;Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU)&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;De 2002 à 2010, les efforts conjugués du gouvernement et un engagement financier sans faille de l&#8217;Etat ont permis de métamorphoser plus de 400 quartiers de &#8216;banlieue&#8217; où habitent plus de 3 millions de nos compatriotes&nbsp;&raquo;, dit-il.</p>
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		<title>Quelques réflexions sur la réforme des  retraites.</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Nov 2010 17:35:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigittemauroy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
		<category><![CDATA[retraites]]></category>

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		<description><![CDATA[Le bras de fer entre les syndicats et le gouvernement sur la question des retraites nous surprend et étonne. Le candidat à la présidentielle Nicolas Sarkozy a présenté et explicité  un programme  économique et social. Ce programme  a été  énoncé et débattu avec les autres candidats pendant de longues semaines devant nos concitoyens. Nicolas Sarkozy a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le bras de fer entre les syndicats et le gouvernement sur la question des retraites nous surprend et étonne. Le candidat à la présidentielle Nicolas Sarkozy a présenté et explicité  un programme  économique et social. Ce programme  a été  énoncé et débattu avec les autres candidats pendant de longues semaines devant nos concitoyens. Nicolas Sarkozy a été élu.</p>
<p>Le gouvernement a donc la tâche d’appliquer les choix économiques déterminés  pendant la campagne .La crise financière qui a frappé le monde a mis exergue l’absolue nécessité d’une mise en œuvre de  réformes, incontournables, rapidement.</p>
<p>La retraite en est une, constamment et régulièrement  repoussée depuis 30 ans, car difficile  et symbolique. Avec une espérance de vie de 83 ans en moyenne, est-il si inconvenant d’admettre un rallongement de la durée de cotisation ? Sachant qu’il y a maintien du taux plein ? Que le niveau de nos retraites est un des plus élevés d’Europe ? Qu’une mise à plat plus importante encore sera discutée dès 2013, pendant plusieurs années, avec tous les représentants de notre société ?</p>
<p>Cette « habitude » bien française  de faire descendre la rue plutôt que de faire comprendre une inéluctable réforme nous donne l’impression que les syndicats  jouent sur la masse et non sur la forme.  Est-il donc si surprenant qu’un  chef de gouvernement et son ministre,  dans les règles démocratiques, veuillent mettre en place un projet de loi ? Est-il si étonnant, connaissant sa détermination, que le Président  applique son programme électoral ?  Est-il si singulier qu’un Président fasse ce pour quoi il a été élu ?  Tout ceci est d’autant plus regrettable que  d’autres pays européens ont repoussé l’âge de la retraite, déjà. (En Angleterre aujourd’hui les hommes partent à 65 ans, les femmes à 60 ans, en 2020 ce sera 66 ans pour tous. En Allemagne des accords inter – syndicaux  et gouvernementaux mettent en place des mesures aussi drastiques. ) Est-ce que  nous ne soyons pas capables de jugement, de lucidité, de discernement ?  Pas à même de regarder consciemment  les avantages et les chances que nous donnent cette réforme ?  Comme nos voisins ?</p>
<p>Les syndicats ne mettent en avant que le corporatisme, l’individualisme  de notre société, le glorieux droit acquis.</p>
<p>L’élargissement de cette grève, sur ce thème, aux collégiens (!!!), aux lycéens,  à tout secteur social, à la paralysie économique recherchée est néfaste non seulement à notre économie , qui n’en a vraiment pas besoin. Mais aussi, aux  responsables  syndicaux qui en se laissant déborder par la base  s’abaissent  à un obscurantisme  vieillissant, à montrer une France  incapable  de se réformer dans l’intelligence du dialogue, à  détourner  nos enfants de leur vrai rôle économique et politique. Plus, cette réforme qui a été votée et sera mise en place, même si tout porte à croire qu’elle sera modifiée dans les années à venir,  va  mettre à mal le rôle essentiel des syndicats :  Comment, après tous ces excès, faire accepter  à ceux qui sont descendus dans la rue, que finalement, oui  le recul de l’âge de la retraite est une évidence ?  Que, quel que soit la couleur politique de celui qui propose cette mutation, oui, elle est douloureuse ?  Que le temps de la réflexion en profondeur,  nécessaire, pour préparer l&#8217;avenir doit dominer notre esprit, maintenant ?</p>
<p>Connaissant le rôle essentiel  des syndicats dans notre démocratie, ces débordements, cette attente déçue,  ne sont pas les moindres des paradoxes de cette réforme.</p>
<p>Isabelle Kaplan</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Communautarisme, discriminations : l’école peine à intégrer les enfants issus de l’immigration &#8211; Pierre-Anthony Canovas – 26 octobre 2010.</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Nov 2010 20:33:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigittemauroy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[cohésion sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Identité Nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunes]]></category>

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		<description><![CDATA[Un rapport du Haut Conseil à l’Intégration pointe du doigt l’échec de l’école à intégrer les enfants issus de l’immigration.
Le constat est sans appel. L’école éprouve de plus en plus de difficultés à intégrer les enfants issus de l’immigration : tel est l’un des enseignements d’un document de travail du Haut Conseil à l’Intégration (HCI) dont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un rapport du Haut Conseil à l’Intégration pointe du doigt l’échec de l’école à intégrer les enfants issus de l’immigration.</strong></p>
<p>Le constat est sans appel. L’école éprouve de plus en plus de difficultés à intégrer les enfants issus de l’immigration : tel est l’un des enseignements d’un document de travail du Haut Conseil à l’Intégration (HCI) dont la version définitive sera remise au Premier ministre en novembre.</p>
<p>Qu’ils soient « élèves nouvellement arrivés en France » (ENAF), au nombre de 34700 en 2008-2009, enfant dont l’un des parents seulement est immigré et qui deviennent français après naturalisation, ou en situation irrégulière, ils vivent souvent des situations comparables. Le document, disponible sur <a  href="http://www.lejdd.fr/divers/rapport-college-22102010.pdf">le site du JDD</a>, l’analyse : « Les différences d’orientations et de cursus, le taux de redoublement ou la sortie du système scolaire sans diplôme affecte plus souvent les élèves issus de l’immigration que ceux qui ne le sont pas ». Jusqu’ici, rien de nouveau.</p>
<p>Intitulé « Relever les défis de l’intégration à l’école », le rapport note en revanche une montée du communautarisme. Il y est écrit que : « Les transformations économiques et la paupérisation de populations, concentrées sur des territoires repérés, que des politiques pourtant volontaristes n’ont pas sortis de la précarité, mettent l’école en difficulté dans sa visée d’intégration ». Pire encore, « l’espace scolaire est fortement exposé aux tensions ethnico-culturelles. Elle est aujourd’hui le lien de revendications nouvelles qui ressortent de l’expression du communautarisme, d’une identité religieuse, voire, au rejet de la culture et des valeurs et de la République française ».</p>
<p><strong>« Appartheid scolaire »</strong></p>
<p>Pour la sénatrice PS des Bouches-du-Rhône, Samia Ghali, d’origine algérienne, évoquer les  seuls enfants issus de l’immigration n’a pas de sens : « L’école a de plus en mal à intégrer tout court ». La vice-présidente de la région PACA, qui a grandi dans un bidonville des quartiers Nord de Marseille est claire : « Aujourd’hui en France, nous sommes dans l’apartheid scolaire et même dans la ghettoïsation ». Et se désole que l’éducation ne soit pas une « priorité »  du gouvernement actuel. Elle déplore le manque de financement alloué à l’Education.</p>
<p>Un constat que ne partage pas vraiment Philippe Dallier. Pour le Sénateur UMP de Seine-Saint-Denis, « Il faut arrêter de remettre encore et toujours sur la table la question du manque de moyens». Il poursuit : « Je crois qu’il faut se reposer la question d’un système éducatif en fonction des publics concernés. C’est la vraie question ». Le sénateur préconise un meilleur aménagement des classes. Car, rappelle-t-il, « dans les zones d’éducation prioritaire (ZEP), on s’aperçoit que le nombre d’élèves moyens par classe au collège, comme celles de mon département, tourne autour d’une vingtaine de personnes. Pourtant, en province, un collège qui est hors ZEP peut-être quelquefois en dessous de ce chiffre ».</p>
<p>Pour ce qui est des solutions envisageables, le sénateur s’interroge : « Est-ce que redescendre à une moyenne par classe de vingt élèves quand on a cinquante pour cent des enfants dont les parents ne parlent pas le français est suffisant?». Et de rajouter: « La réponse est clairement non ». Philippe Dallier pense que les causes de cette faiblesse sont lointaines : « C’est un échec de trente années de gouvernements successifs ».</p>
<p>Ce rapport évoque également le Programme de Réussite Educative (PRE) lancé en 2005 et prévu par la loi de cohésion sociale. Il est destiné aux enfants de 2 à 16 ans ne bénéficiant « pas d’un univers familial, social et culturel favorable ». Plus de 725.000 collégiens et 147.000 élèves du primaire en ont bénéficié en 2008-2009.  En 2010, l’Etat a financé ce plan à hauteur de 110 millions d’euros.</p>
<p><a  href="http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/categorie/slug/article">ARTICLE</a> <a  href="http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/categorie/mots-cles/haut-conseil-lintegration">HAUT CONSEIL À L&#8217;INTÉGRATION</a> <a  href="http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/categorie/mots-cles/philippe-dallier">PHILIPPE DALLIER</a> <a  href="http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/categorie/mots-cles/ps">PS</a> <a  href="http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/categorie/mots-cles/samia-ghali">SAMIA GHALI</a> <a  href="http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/categorie/mots-cles/seine-saint-denis-0">SEINE-SAINT-DENIS</a> <a  href="http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/categorie/mots-cles/ump">UMP</a></p>
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		<title>Psychodrame de défiance &#8211; Claude Imbert, Le Point, 21 octobre 2010.</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Nov 2010 19:05:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigittemauroy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[cohésion sociale]]></category>
		<category><![CDATA[retraites]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis longtemps le peuple français, le plus pessimiste d&#8217;Europe, broie du noir. Le conflit des retraites en remet une sacrée couche.
Dans ce psychodrame de la dépression française, les syndicats courent d&#8217;abord derrière une base indocile, puis derrière une opinion gagnée par le malaise. Et, pour finir, ils courent derrière une jeunesse malade de son avenir. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis longtemps le peuple français, le plus pessimiste d&#8217;Europe, broie du noir.</strong> Le conflit des retraites en remet une sacrée couche.</p>
<p>Dans ce psychodrame de la dépression française, les syndicats courent d&#8217;abord derrière une base indocile, puis derrière une opinion gagnée par le malaise. Et, pour finir, ils courent derrière une jeunesse malade de son avenir. Spectacle pitoyable qu&#8217;encense le jeunisme, marqueur des sociétés flageolantes.</p>
<p>Quant au pouvoir, acculé par la menace d&#8217;une faillite nationale, il court, lui aussi, derrière une rigueur inéluctable. Il la concède par lambeaux, empêtré par la sarkophobie déferlante des maîtres-penseurs et des saltimbanques. Dans cette foire d&#8217;empoigne, les maquignons de la chose publique se disputent les enchères de la colère et du chagrin. C&#8217;est le grand charivari avec sa volée de casseurs et son envolée de slogans en baudruche : Mai 68 s&#8217;enflait de l&#8217;utopie libertaire ; octobre 2010 s&#8217;enfle de l&#8217;utopie égalitaire (les &nbsp;&raquo; riches &nbsp;&raquo; paieront). L&#8217;illusion qui a poignardé le XXe siècle !</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Un vice envahit la démocratie française : celui du pouvoir de la rue sur celui des urnes.</strong> En agitant la comptabilité débile des défilés, une doctrine rampante oppose la &nbsp;&raquo; légitimité &nbsp;&raquo; populaire à la légalité d&#8217;un pouvoir élu. Et &#8211; vieux tambour maurrassien ! &#8211; le pays réel au pays légal. Malgré la mandature raccourcie du quinquennat, des apprentis sorciers se gargarisent &#8211; avec du &nbsp;&raquo; peuple &nbsp;&raquo; plein le gosier &#8211; d&#8217;une sorte d&#8217;appel souverain qui abolirait les décisions entérinées par le vote. N&#8217;y aurait-il donc qu&#8217;un peuple en France, celui des grévistes ? Celui qui assèche les pompes à essence et rêve d&#8217;un coma économique national ? Celui de l&#8217;insoumission à la volonté nationale au gré d&#8217;une fièvre d&#8217;opinion ? Allons donc ! Derrière ces trompe-l&#8217;oeil, l&#8217;aventure rôde en coulisses.</p>
<p>De gros malins suggèrent benoîtement l&#8217;usage du référendum. Outre que les textes le régissant ne sont pas promulgués, on voit bien que, sur une réforme des retraites, la technique manichéenne &#8211; oui ou non &#8211; du référendum patinerait. Pourquoi ? Parce que la majorité des opposants à la réforme proclament eux-mêmes la nécessité d&#8217;une réforme, mais d&#8217;une autre&#8230; Laquelle ? Comment soumettre à ce &nbsp;&raquo; oui ou non &nbsp;&raquo; un débat par nature complexe ? Si le Parlement existe, avec ses deux chambres dont on vient de renforcer les pouvoirs, c&#8217;est justement parce que le peuple lui confère moyens et capacités de comparer, discuter, amender les perspectives d&#8217;un projet exécutif.</p>
<p>On n&#8217;oubliera pas, de surcroît, la propension française de moins répondre, par référendum, à la question posée que pour ou contre le pouvoir en place. En plein accès de fièvre antiréformiste, nul doute que les Français ne voteraient pas comme des Suisses qui, sur la durée du travail ou l&#8217;assurance-maladie, rejetèrent la démagogie : ils voteraient contre Sarkozy. Alors, adieu la réforme ! Et bonjour les précipices !</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Ce débat inquiétant et de moins en moins oiseux sur la légitimité du pouvoir légal lève un sacré lièvre :</strong> celui de l&#8217;empire anarchique de l&#8217;opinion. Le pouvoir légal ne respire, lui, qu&#8217;avec un oxygène : la confiance maintenue dans les institutions. Or de bons esprits (1) s&#8217;inquiètent de découvrir, chez nous, les germes d&#8217;une <em>&nbsp;&raquo; société de défiance généralisée &laquo;&nbsp;.</em> Et les signes d&#8217;une tension dangereuse pour l&#8217;équilibre démocratique.</p>
<p>D&#8217;un côté, le citoyen use de plus en plus des facultés critiques de l&#8217;individualisme croissant. De l&#8217;autre, il se trouve de plus en plus dépendant des autres dont il subit l&#8217;empire dans la complexité scientifico-technique de nos sociétés. Comme dans la complexité législative, administrative, économique et financière des démocraties développées.</p>
<p>Ainsi le citoyen développe-t-il, dans son exubérance critique, le droit de tout juger par lui-même. Tandis qu&#8217;il maîtrise de moins en moins les ressorts multiples et complexes de la machinerie sociale. Une contradiction périlleuse dont tous les visionnaires de l&#8217;avenir démocratique pressentirent le risque. D&#8217;un côté la tentation d&#8217;une dénonciation radicale de l&#8217;autorité et, de l&#8217;autre, la pression multiforme d&#8217;un intérêt collectif mal compris. Et dévalué par la médiocrité ou l&#8217;exhibitionnisme indécent de ceux qui le représentent.</p>
<p>Dans l&#8217;affaire des retraites &#8211; un cas d&#8217;école ! -, l&#8217;individu, affranchi d&#8217;une confiance consentie à l&#8217;autorité élue, refuse les évidences mathématiques du mécanisme de répartition. Mais d&#8217;abord parce que sa confiance dans les politiques, les économistes, les juges, les médias n&#8217;a cessé de s&#8217;éroder. Or la confiance est le fondement démocratique de l&#8217;ordre social et national. Les élus doivent en être dignes. Les individus doivent ne pas la refuser par emportement. La démocratie est un privilège précaire de la civilisation : elle se mérite.</p>
<p>Claude Imbert</p>
<p>1. Dominique Schnapper, et &nbsp;&raquo; Le contrat de défiance &laquo;&nbsp;, de Michela Marzano (Grasset).</p>
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		<title>La désindustrialisation? Un bobard &#8211; Georges Kaplan, Causeur.fr</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Nov 2010 13:49:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigittemauroy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunes]]></category>

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		<description><![CDATA[Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, qui en matière de gestion de carrière politique, aurait pu donner quelques leçons aux plus inoxydables de nos gouvernants, avait en son temps édicté un principe fondamental qui fait depuis office de référence dans le discours public : « En politique, ce qui est cru devient plus important que ce qui est vrai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, qui en matière de gestion de carrière politique, aurait pu donner quelques leçons aux plus inoxydables de nos gouvernants, avait en son temps édicté un principe fondamental qui fait depuis office de référence dans le discours public : « <em>En politique, ce qui est cru devient plus important que ce qui est vrai</em> ».</p>
<p>Ainsi en va-t-il de cette l’affirmation, dument répétée tel un mantra bouddhiste par l’ensemble de notre classe politique, selon laquelle la France se désindustrialise. De Nicolas Sarkozy, qui déclarait encore l’autre jour(1)que jamais il n’accepterait la désindustrialisation, à l’état-major du PS en passant par Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou ou Dominique de Villepin, c’est toute notre classe politique qui tire son mouchoir et la sonnette d’alarme face à la disparition de notre industrie, de nos usines et de nos ouvriers.</p>
<p>Les coupables de cet odieux forfait sont bien sûr connus et désignés de toute part : la mondialisation, le libre-échangisme, les capitalistes … brefs les « autres », ces êtres tout aussi maléfiques, qu’ils sont inconnus et invisibles et qui nous veulent du mal(2). Heureusement pour nous, le bon peuple, nos élus ont des solutions – et pas que deux ou trois – pour réindustrialiser la France : des subventions aux nationalisations en passant par le protectionnisme, c’est toute la gamme des politiques interventionnistes qu’on nous déballe comme au marché. Faites vot’ choix m’sieurs dames… Elles sont bonnes mes salades !</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>En dix ans, la production industrielle a augmenté de 25%</strong></p>
<p>Si la France se désindustrialise comme nous l’affirment nos politiciens professionnels, nous devrions pouvoir observer le phénomène dans les chiffres publiées par l’Insee qui mesurent depuis 1949 la production de chaque secteur d’activité de notre économie. Et là, ô surprise, ajustée de l’inflation, notre production industrielle de 2009(3) était 26% plus élevée qu’en 1990, 50% plus élevée qu’en 1980, 106% plus élevée qu’en 1970 et – excusez du peu – 570% plus élevée qu’en 1949. Pas l’ombre de la queue du début d’un commencement de désindustrialisation.</p>
<p>Ce qui est vrai, c’est que nous avons perdu l’essentiel de notre industrie textile (-45% depuis 1970) et une part substantielle de notre production de combustibles et autres carburants (-33%). Mais ce qui est aussi vrai, c’est que la production de nos industries navales, aéronautiques et ferroviaires a augmenté de 449.5%, que celle de nos industries pharmaceutiques et cosmétiques est aujourd’hui 490.2% plus importante qu’en 1970 et que notre production d’équipements électriques et électroniques a été multipliée par six dans le même laps de temps.</p>
<p>Ce qui est surtout vrai, donc, c’est que notre industrie a changé. Encore dominée il y a quelques décennies par des chaines de production sur lesquelles on alignait des ouvriers peu qualifiés et misérablement payés, elle est devenue une industrie de pointe qui embauche essentiellement des ingénieurs, des ouvriers qualifiés et des cadres, investit massivement dans la recherche et offre des rémunérations sans aucune commune mesure avec ce que peuvent espérer les ouvriers chinois(4).</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Le merveilleux monde d’avant était aussi celui des salaires misérables</strong></p>
<p>Le discours politique – et médiatique – est resté enfermé dans un monde de grandes usines, pourvoyeuses d’emplois à vie et en masse, où des milliers de salariés constitués en « classe ouvrière » produisent à la chaîne des taille-crayons ou des paires de chaussures. On nous rebat les oreilles d’un monde merveilleux, un monde d’avant, où les grandes luttes ouvrières faisaient les heures de gloire de la gauche marxiste et les patrons paternalistes aux mines sévères celle d’une droite conservatrice. Mais ce que le discours politique oublie, c’est que ce monde était aussi celui des salaires misérables, des mineurs qui risquaient leur peau au moindre coup de grisou, des ouvrières du textile qui usaient leur jeunesse et leurs doigts dans les usines et des ouvriers qui étouffaient dans l’atmosphère surchauffée des hauts-fourneaux.</p>
<p>Alors oui, ça fait moins de monde dans les usines (et aux manifestations de la CGT) mais non, la France ne se désindustrialise pas. Elle va même plutôt bien notre industrie entre l’Oréal dont les ventes explosent dans les pays émergents (+13% en 6 mois), Legrand qui réalise l’essentiel de sa croissance en dehors de l’Europe ou notre Cognac qui exporte plus de 96% de sa production. L’avenir de nos enfants n’est plus derrière un métier à tisser ni au fond d’une mine, il est derrière une planche à dessin, dans des laboratoires de recherche ou aux commandes d’une chaine de production automatisée. Et pour tout vous dire, moi je préfère ça.</p>
<p>Georges Kaplan, Causeur.fr</p>
<p>(1) Au salon de l’automobile, le 1er octobre 2010.</p>
<p>.(2)Toute ressemblance avec une série télévisée américaine dont l’action se situe sur une île mystérieuse serait purement fortuite.</p>
<p>(3)844.7 milliards d’euros selon l’INSEE, soit environ 27% de notre production totale en valeur.</p>
<p>(4)Le salarié moyen de l’industrie manufacturière française coûte un peu plus de 49 000 euros par an à son employeur… soit – au bas mot – 15 fois plus que son homologue chinois.</p>
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