Archive pour octobre 2010

M.-Ph. Daubresse assure que l’État soulagera les communautés urbaines – Chritian Furling – 11 octobre 2010

Ni les contribuables ni les communautés urbaines ne paieront les pots cassés. Dans sa dotation de compensation, l’État va « neutraliser » cette année le surcoût de la taxe d’habitation induit par la réforme des collectivités. …

C’est ce qu’a assuré, hier, à Lambersart, le ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives, Marc-Philippe Daubresse (UMP).

4,7 millions à Lille

Selon M. Daubresse, le citoyen de Lille ou de Dunkerque ne financera pas la réforme de la taxe professionnelle. Celle-ci pouvait conduire à une hausse de la taxe d’habitation. Bercy a imaginé de transférer sa part départementale aux communes ou groupements de communes. Or, pour des raisons de valeurs locatives et d’abattements, certaines collectivités sont gagnantes (Bordeaux, 8 millions d’euros), d’autres perdantes (Lille Métropole communauté urbaine, 4,7 millions). Soit LMCU paye ces 4,7 millions, soit elle laisse les communes, généralement « aux revenus moyens les plus modestes », reporter la charge directement sur les contribuables.

Le 1er octobre, les élus de LMCU de tous bords ont réclamé que le gouvernement corrige le tir. « Il est fondamental que l’État abonde de 4,7 millions pour notre communauté », a dit Dominique Baert, premier vice-président (PS) aux finances, approuvé par l’UMP Marc-Philippe Daubresse, favorable lui aussi à une réévaluation de la dotation de compensation. Il a pu défendre cette position, parmi d’autres, lors d’une réunion interministérielle qui se traduit aujourd’hui par un courrier d’Alain Marleix, secrétaire d’État aux collectivités territoriales, aux maires de France.

« Cette lettre dit que les niveaux d’abattement des communes et des intercommunalités par rapport aux départements seront neutralisés , détaille M. Daubresse. Et que l’État versera une somme aux agglomérations, dans la dotation de compensation, afin que le système soit neutralisé. Cela coûtera 65 millions à l’État. » Selon lui, les agglomérations gagnantes verront leur compteur remis à zéro, les autres ne paieront plus de surcoût. Adieu les 4,7 millions pour la communauté urbaine de Lille. À l’arrivée, l’ardoise gouvernementale croîtrait de 65 millions.

« Si la somme est bien versée dans la dotation de compensation, c’est notre demande, se réjouissait, hier, prudemment, Dominique Baert. Nous constatons avec satisfaction que l’État nous écoute, nous verrons si nous avons été entendus. Il ne faudrait pas que ces 65 millions soient pris sur une autre dotation. Qu’on mette un sparadrap ici pour rouvrir une plaie ailleurs. La mesure évoquée par M. Daubresse ne figure pas dans le projet de loi de finances 2011, c’est normal, ce serait sans doute un amendement. Je le verrai mercredi, en commission des finances à l’Assemblée. » Hier, la question demeurait, y compris pour M. Daubresse : où seront pris ces 65 millions ? •

Jean-Marie Bockel: «La contrainte permet de faire bouger les parents, pas l’abandon» – 20minutes.fr – 12 octobre 2010.

INTERVIEW – Le secrétaire d’Etat à la Justice évoque le rapport sur la prévention de la délinquance qu’il doit remettre au Président…

Il est «très à l’aise» avec la politique sécuritaire du gouvernement. Et pour cause, Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Justice, a été chargé, au lendemain du discours de Grenoble, par Nicolas Sarkozy, de rédiger un rapport sur la prévention de la délinquance des mineurs.

Avant de le remettre la semaine prochaine au chef de l’Etat, il organise demain des Assises à ce sujet. Entretien exclusif.

Avec ce rapport sur la prévention de la délinquance des mineurs, n’avez-vous pas peur d’apparaître comme une simple caution au regard de la politique sécuritaire du gouvernement?

Je n’imagine même pas que ma démarche puisse être gadget ou caution tellement elle est au coeur de la cohésion sociale. Mon but est de surmonter un certain nombre de contradictions permanentes.

Pourtant, la prévention est plutôt un sujet qui rassemble…

C’est un sujet important aux yeux de tous mais disparate sur les réponses. Il y a le point de vue du maire, celui de l’éducateur, celui du policier, du juge, de la victime… Nous devons y voir clair.

Il y a aussi le point de vue du député (UMP) Eric Ciotti, qui propose de couper les allocations familiales à certains parents. Vous qui êtes de gauche, ça vous choque?

Non, nous sommes d’accord avec Eric Ciotti. C’est la possibilité de la contrainte qui permet de faire bouger les parents plutôt que de les abandonner. A la fin, je peux vous assurer que les parents vous remercient. Ils vous disent «Merci de m’avoir tendu la main».

Et l’encadrement militaire des jeunes délinquants prôné par Ségolène Royal?

Ca mérite d’être regardé. C’est un des points que j’évoquerai lors des Assises. Il faut analyser les expériences dans d’autres pays. S’exprime ici une certaine nostalgie de ce qu’a apporté le service militaire. Dans l’absolu, je reconnais que l’armée, par rapport à des jeunes en difficulté, joue un rôle positif considérable.

Annoncées lors du discours de Grenoble, plusieurs propositions du chef de l’Etat ont déjà été votées avec les lois sur la sécurité ou l’immigration. Qu’en sera-t-il de votre travail?

Je ne proposerai pas un grand soir législatif. Tout ce que l’on peut faire à législation constante est à privilégier. Mais je sais que le Président prend l’affaire très au sérieux. Ce qui est important, c’est qu’il dira et fera de mon rapport.

Avez-vous envie de rester au gouvernement après le remaniement?

D’abord, j’ai beaucoup de chance d’avoir une mission qui m’occupe. Tous les matins, je ne me dis pas «Mais qu’est ce qui va m’arriver?». A titre personnel, je me sens motivé pour continuer dans le cadre d’un raisonnement politique. La Gauche moderne peut jouer un rôle dans la perspective du deuxième tour présidentiel. Je suis loyal et fidèle. Et quoi qu’il arrive, je le resterai jusqu’en 2012. Tout ça dépend du Président. Moi, j’ai la positive attitude.

Recueilli par Vincent Vantighem

Jean-Marie Bockel veut « mieux agir » contre la délinquance des jeunes – Le Point.fr – 12 octobre 2010.

L’augmentation de la délinquance des jeunes n’est pas une « fatalité », déclare le secrétaire d’Etat à la Justice Jean-Marie Bockel, qui organise jeudi, à Paris, des « assises » pour « mieux agir ensemble ». « Il n’y a pas un jeune à la maison, un autre à l’école, un troisième dans l’espace public, tout ça, c’est la même personne », constate Jean-Marie Bockel, qui prône donc une approche globale, dans tous les lieux, tous les domaines concernés. Investi par Nicolas Sarkozy d’une mission sur la prévention de la délinquance juvénile début août, en plein débat sur la politique sécuritaire, Jean-Marie Bockel affirme sa conviction qu’une politique de sécurité « ne peut réussir qu’articulée avec une politique de prévention ».

En une vingtaine d’années, le nombre de mineurs mis en cause dans des faits de délinquance a augmenté de 118 %, selon Jean-Marie Bockel. Pourtant, « là où on met en oeuvre, sur le terrain, un certain nombre de réponses concrètes, on constate des baisses souvent importantes de cette délinquance ». Preuve qu’il n’y a pas de « fatalité ». À la veille d’un remaniement annoncé, Jean-Marie Bockel, ministre « d’ouverture » et président du petit parti social libéral La Gauche moderne (LGM), considère qu’il n’a pas « forcément vocation à assurer lui-même le suivi de cette affaire, qui concernera de nombreux ministères, intervenants, métiers, collectivités ». Mais il souligne que la prévention de la délinquance n’est pas une préoccupation nouvelle pour lui qui fut maire de Mulhouse durant vingt ans et a initié fin 2009 une étude sur ce sujet. Ces dernières semaines, il a consulté, effectué des visites de terrain.

« Partager le diagnostic pour pouvoir mieux agir ensemble »

Jeudi, il réunit à la cour d’appel de Paris des « assises de la prévention de la délinquance juvénile » autour de trois thèmes : autorité parentale, « citoyenneté républicaine » et « prévention de proximité ». Élus locaux, magistrats, avocats, policiers, éducateurs, enseignants… évoqueront leurs expériences. « Le but est de partager le diagnostic pour pouvoir mieux agir ensemble », explique Jean-Marie Bockel, qui rendra ensuite son rapport de mission. « Il y a, bien sûr, une dimension professionnelle, spécialisée, de la prévention (…) mais il faut aussi élargir la démarche à tout un chacun. » Les parents ? Il ne s’agit pas de les « punir, sauf cas extrêmement graves, mais de les pousser, lorsqu’ils ne sont pas spontanément prêts à le faire, à accepter la main qu’on leur tend et à entrer dans une démarche d’apprentissage de leur rôle de parents ».

La « citoyenneté républicaine, c’est une manière de dire que le jeune (…) doit être aidé, soutenu, par un cadre de valeurs et de règles de vie : droits, devoirs, estime de soi, etc. », selon lui. « Même si elle joue un rôle important, penser que l’école peut tout régler, c’est une erreur, tout comme compter sur les seuls parents serait également une erreur », estime-t-il. « Il faut unir tous les acteurs pour donner toutes leurs chances à ces gamins. » Jean-Marie Bockel insiste aussi sur la nécessaire « cohérence entre les différents intervenants, qui sont déjà très nombreux », et une meilleure utilisation des moyens, « parfois déployés sans qu’on le sache ». « On peut faire mieux avec les moyens existants », maintient-il. Bien sûr, « il faut ici ou là des moyens complémentaires », mais qui doivent être « bien identifiés ».

Marche ou grève : dommages collatéraux d’une manipulation politique.

La CGT et la CFDT ont lancé un appel à la grève reconductible (illimitée pour certaines branches) à partir de mardi 12 octobre.

Lancés dans une démarche politicienne, ces derniers se confondent même parfois avec un vrai parti et en vont de leurs prédictions et analyses politiques : pour les uns, « un gouvernement, quel qu’il soit, qui ignore à ce point un mouvement social se condamne pour les prochaines échéances électorales ». La réciproque est-elle aussi valable ? Un syndicat ignorant à ce point la chute du nombre de ses adhérents se condamnerait à coup sûr lui aussi pour ses propres échéances électorales. Heureusement pour M. Thibault, lui n’est pas élu au suffrage universel contrairement au gouvernement, et ne risque donc pas de sanction suite aux nombreuses destructions d’emplois liées aux blocages qu’il organise. Il serait par ailleurs déontologiquement questionnable et intellectuellement douteux de penser que par analogie, cette désaffection généralisée pour le gouvernement signifierait une adhésion automatique aux actions et décisions du meneur CGTiste.

Pour la CFDT, « ceux qui veulent radicaliser le mouvement, appeler à la grève générale, souvent veulent rentrer dans une démarche politique ». N’est-ce pas déjà radical d’appeler à une grève reconductible, voire illimitée ? Quand les trains, les transports et la poste bloqués, ce sont les règlements des factures qui n’arrivent pas et mettent les petites entreprises en difficulté, les soumettant notamment aux frais ponctionnés automatiquement par les banques ! N’est-ce pas radical quand dans une TPE qui équivaut à 4 emplois en moyenne, lorsqu’un collaborateur qui n’arrive pas à son travail, cela signifie une perte de capacité d’activité de 25%, en plus à répartir sur les autres – quand c’est possible ? Et pour quel résultat ?

Monsieur Thibault nous dit « nous entendons tous ceux qui nous disent qu’ils ne peuvent pas cumuler un grand nombre de jours de grève. » Mais se soucie-t-il seulement de tous ceux que ces grèves «à-qui-mieux-mieux » mettent en péril dès le premier jour ? Outre les questions de morale, d’éthique, et de responsabilité envers son prochain, ces syndicats remplissent-ils leur rôle ? Peut-on encore parler de solidarité lorsque ces syndicats se rendent responsables de la destruction de TPE, victimes collatérales, suite aux problèmes logistiques engendrés par ces blocages? Rien n’est moins sûr. Souvenons-nous l’été dernier, lorsque les centrales salariales bloquaient l’Eurostar entrainant des pertes colossales pour l’exploitant. Est-il dès lors étonnant que l’on voit par la suite Eurostar préférer Siemens à Alstom, et Alstom annoncer ensuite une suppression de 4000 emplois d’ici 2012 ? Quels choix feront les armateurs qui n’auront pas accès aux ports français ? Depuis 30 ans, Anvers, Rotterdam et Barcelone ont su en profiter au détriment de l’emploi et de l’activité économique en France.

A chaque manifestation, les syndicats espèrent faire mieux que la fois précédente. Avec un score de plus de 10 000 entreprises détruites et 40 000 emplois sacrifiés en 1995, quelle hécatombe nous promettent-ils aujourd’hui sous couvert de raisons fallacieuses ?

Dès lors, plus personne ne peut croire aux beaux discours sur une prétendue défense de l’intérêt général. Par jean-loup DUJARDIN

Sources : http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/10/08/les-syndicats-et-le-piege-de-la-greve-reconductible_1422308_3232.html

Les syndicats réformistes ne savent pas comment sortir du conflit – Les Echos.fr – 18 octobre 2010.

La CFDT, la CGC et l’Unsa s’ inquiètent des conséquences d’une trop forte radicalisation du conflit. Mais ils ne veulent pas donner l’impression de céder face au gouvernement.

Et maintenant ? Alors qu’à l’image de la CGT, les syndicats contestataires entendent prolonger le mouvement contre la réforme des retraites au-delà du vote du Sénat, prévu mercredi, les centrales réformistes sont en plein embarras. Seule la CFTC a vraiment fait sa religion. « Ce n’est pas parce qu’une loi est votée qu’on doit s’arrêter. Souvenons-nous du CPE, résume Jacques Voisin, son président. On ne lâchera pas. »

Mais pour la CGC et l’Unsa, la tentation est grande de profiter du vote du texte par le Sénat pour sortir du conflit par le haut. « On aura montré notre opposition autant que possible tout en restant responsables », y défend-on en substance. D’autant qu’après, le calendrier est bouché. L’arriv ée des vacances de la Toussaint, à partir de vendredi soir, rend impossible l’organisation d’une nouvelle journée d’action avant trois semaines. Et les deux centrales sont très sceptiques à l’idée de s’appuyer d’ici là sur des seules grèves ou mouvements divers (blocages des routiers par exemple) dont ils craignent les conséquences sur l’économie… et sur l’image des syndicats.

La CFDT ne cache pas non plus son embarras. Pousser plus encore le mouvement, c’est s’aventurer à entretenir une radicalisation très éloignée de la culture maison et prendre le risque de perdre totalement le contrôle de la situation. « On continue de penser qu’une trop forte radicalisation risque de se retourner contre les syndicats », y explique-t-on. Mais freiner, c’est tendre la perche pour être accusée de céder et de lâcher les salariés en rase campagne… Or, pour la CFDT, « pas question de revivre 2003 ».

« Voir au jour le jour »

Dans ce contexte, la centrale de François Chérèque se replie pour l’instant dans un attentisme prudent. « Il faut voir comment cela évolue cette semaine. Si le mouvement continue de s’ancrer, il faudra le poursuivre. S’il s’effrite et tend à se résumer à des conflits très durs dans quelques secteurs isolés, on ne pourra pas le cautionner éternellement », y analyse-t-on. La centrale garde aussi espoir de trouver un juste milieu sans briser l’unité avec la CGT : « La situation est complexe pour nous mais elle l’est tout autant pour la CGT. Bernard Thibault pousse mais il ne peut pas non plus trop remettre en selle sa base la plus contestataire, qui le conteste en interne. »

C’est finalement chez FO qu’on résume le mieux la situation : « C’ est le flou. Personne ne peut dire ce qui va se passer cette semaine sur le terrain. Désormais, il faut voir au jour le jour avec les salariés jusqu’où eux sont prêts à aller. »

Mensonges syndicaux et socialistes? Marc d’Here.

Le premier « mensonge » viendrait des syndicats qui annoncent pour les manifestations des chiffres totalement farfelus, et que reprennent les journalistes qui connaissent fort bien leur côté farfelu.

Un élément de  preuve. Deux études faites par un organisme spécialisé espagnol pour France Soir et une autre de « Média part » donnent pour la manifestation de mardi dernier à Paris 80.000 participants. Or la police avait donné 89.000 et les syndicats 330.000 ! On a donc la preuve que ce sont les chiffres de la police qui sont exacts.

D’ailleurs, si l’on veut réfléchir une seconde c’est évident. On peut estimer à 300 le nombre moyen de manifestants passant à un certain point en une minute, ce qui est raisonnable quand on sait que dans toute manifestation il y a des rangs compacts mais d’autres très légers, que certains sont serrés et d’autres très, très espacés, enfin qu’il y a de nombreux moments d’arrêt. Pour parvenir aux 330.000 revendiqués par la CGT et la CFDT,  il faudrait défiler 18 heures !

Pour parvenir aux 80.000 il faut 4 heures et demie, le temps de la manifestation parisienne.

Les syndicats n’ont jamais pu compter 330.000, ce chiffre est manifestement faux,  vraisemblablement inventé de toutes pièces et mensonger !

Le second « mensonge » viendrait à la fois des syndicats et des socialistes. Ils affirment, en chœur et sur tous les tons, que le gouvernement, a refusé tout débat et qu’il fait preuve d’autisme,  en refusant  de bouger et  de modifier son projet.

Or cela ne correspond pas à la réalité. La concertation avec les partis et les syndicats s’est déroulée sur plusieurs mois, les débats très longs au Parlement sont encore prolongés au Sénat! Le texte d’origine a été largement modifié, et  des avancées importantes réalisées sur la pénibilité, les carrières longues, les handicapés, la situation particulière des femmes, sur la participation des hauts revenus au financement…

Aujourd’hui sur les 700 .000 personnes partant chaque année en retraite, plus de 200.000, continueront à pouvoir partir à 60 ans ou 65 ans sans décote…Alors prétendre que le gouvernement n’a rien voulu changer est faux et, encore une fois, vraisemblablement mensonger.

Le troisième « mensonge » est socialiste et vient notamment de Ségolène Royal (mais pas seulement).  Celle-ci qui a appelé sur TF1, les lycéens à descendre dans la rue, prétend que ce n’est pas vrai, aujourd’hui…Il y a quelques millions de téléspectateurs qui savent qu’elle l’a bien dit. Mais au-delà du « cas » particulier( !) que représente l’ancienne candidate à la Présidentielle, les socialistes affirment partout qu’ils ne font rien pour attirer les lycéens et les  faire manifester. Pas de chance,   on a aujourd’hui des témoignages en provenance du lycée Buffon, cités par le JDD.fr, qui montrent le contraire. Les Jeunes Socialistes sont venus dans ce lycée, la semaine passée, mardi et encore ce jeudi. Ils ont distribué des tracts qui jonchent l’entrée de l’établissement. Dessus, deux nombres écrits en gros 60 et 67 ans, laissant entendre que le report de l’âge l’égal de la retraite dépasse largement deux années ! « Le PS racole devant le lycée à visage découvert, commente une surveillante. C’est presque un blocus organisé clé en main! ». Ici, les jeunes socialistes ont aussi fait passer une liste en demandant aux élèves leur numéro de portable pour leur faire parvenir des informations. « On reçoit des textos », explique Luca. « Tout marche par chaîne téléphonique », confirme un autre. Ce qui n’est pas sans irriter quelques rebelles. « J’avais écrit mon numéro sur la liste avant de découvrir ’socialiste’ écrit en bas, tout en petit. Je n’ai pas apprécié », raconte Léo, 16 ans…

Voilà la conception qu’ont  les syndicats et les socialistes de la vérité !  Il s’agit d’un mépris de la démocratie et une manière insupportable de faire de la politique.. Il est vrai que pour les socialistes, ce n’est pas très surprenant quand on se souvient que c’est grâce à une fraude massive, dans sa propre fédération, celle du Nord, que Martine Aubry a pu être élue première secrétaire !

Marc d’Héré

L’UMP accuse Ségolène Royal d instrumentaliser les jeunes – Marie Estelle Pech, Nicolas Barotte – Le Figaro – 13 octobre 2010.

Pour ses proches, elle fait de la politique de manière «très maternelle». Les jeunes sont dans la rue. Ségolène Royal cherche à les comprendre. Mais mardi soir sur TF1, après les manifestations contre la réforme des retraites, l’ex-candidate à la présidentielle est allée plus loin en laissant de l’ambiguïté dans ses propos. «Les jeunes sont assez grands pour savoir ce qu’ils doivent faire, a-t-elle expliqué. À 15 ans, à 16 ans, je pense en effet que les jeunes sont responsables et savent pourquoi ils descendent dans la rue. Je leur demande d’ailleurs de descendre dans la rue, mais de façon très pacifique.»

Généralement, les leaders politiques évitent d’avancer sur ce terrain, pour ne pas être accusés d’inciter la jeunesse à manifester. «Si c’est le sentiment que les déclarations de Ségolène Royal ont donné, alors ce n’était pas une bonne chose», assène un député PS. La droite ne s’y est pas trompée. Mercredi, la majorité s’est déchaînée pour accuser la présidente de Poitou-Charentes «d’irresponsabilité». Au cours de la séance des questions au gouvernement, le président du groupe UMP à l’Assemblée, Jean-François Copé, a même demandé à son homologue, Jean-Marc Ayrault, de la «désavouer».

Ségolène Royal a tenté de corriger le tir elle-même en fin de journée. «Je n’ai jamais appelé les jeunes à manifester dans la rue, a-t-elle assuré sur France Info. Au contraire, j’ai appelé à la prudence.»

Quoi qu’il en soit, le soutien des socialistes n’a pas fait défaut à Royal, officiellement. «Ce n’est pas la droite du CPE et des émeutes qui va nous donner des leçons sur la façon de s’adresser à la jeunesse», a déclaré mercredi le numéro deux du PS, Harlem Désir. «La droite panique, car elle est confrontée à un front des générations.»

Après Ségolène Royal, c’est Martine Aubry qui est attendue sur le sujet. «Il ne faut pas être timoré par rapport à la jeunesse», explique un jeune membre de la direction. «C’est à la première secrétaire, Martine Aubry, d’envoyer des signaux pour dire que le PS sera au rendez-vous.» La polémique est là, néanmoins, sur la manipulation supposée de la jeunesse par le PS. «Cette polémique a quelque chose de poussiéreux. Ce n’est pas le PS qui bloque les lycées» , assure-t-on au sein de la direction . Mais s’il n’existe plus de courroie de transmission comme par le passé, le PS n’est pas non plus indifférent au sujet. Ainsi le Mouvement des jeunes socialistes ne manque pas de fournir à ceux qui le demandent les conseils d’organisation dont ils ont besoin. Le MJS participe, avec vingt et une autres organisations, au collectif «La retraite une affaire de jeunes».

Mouvement spontané et anarchique

Du côté des organisations de jeunesse, on revendique aussi son indépendance. Victor Colombani, fraîchement élu à la tête de l’UNL, première organisation lycéenne, affirme qu’aucune «organisation adulte » n’a lancé d’appel pour mobiliser les lycéens. Si ces derniers manifestent, c’est parce qu’ils seront les premières «victimes » de la réforme des retraites et parce qu’ils refusent «de commencer à travailler à 30 ans pour terminer à 67 ». Les liens de l’UNL avec le milieu politique sont pourtant bien réels. Le principal mouvement lycéen constitue en quelque sorte la branche cadette de l’Unef, lui-même principal mouvement étudiant, très lié au PS. Au PS, les ex-leaders étudiants ne manquent pas, de Benoît Hamon à Bruno Julliard, leader de la lutte anti-CPE en 2006.

Pour autant, les lycéens ne sont pas à proprement parler «téléguidés » par le PS, assure Olivier Vial, du MET-UNI, mouvement étudiant proche de l’UMP. Pas besoin de donner des conseils ou de les orienter : «Ils sont issus du même vivier, du même courant politique, ils développent donc les mêmes idées et les mêmes réflexes. »

Démêler les liens entre les syndicats lycéens, le PS, l’extrême gauche, mais aussi des syndicats comme la CGT ou FO, est difficile. Des membres ou sympathisants des Jeunes communistes ou du Nouveau Parti anticapitaliste y sont aussi impliqués. De même, si les premiers mots d’ordre, le 30 septembre, ont été lancés par la Fidl associée à Force ouvrière (FO), le mouvement est aujourd’hui spontané et anarchique dans de nombreux lycées. D’expérience, au PS, on conclut : «Les manifestations de jeunes, on sait comment cela commence, on ne sait pas comment cela s’arrête.»

Les jeunes, les vieux, les riches – Eric le boucher – lesechos.fr – 15 octobre 2010.

Lycéens et étudiants tentés par la grève contre la réforme des retraites. On a compté 400 lycées perturbés mardi 12 octobre, jour de la grande manifestation, en gros 10 % des établissements. L’événement donne le bourdon : des jeunes de seize ans qui se projettent contre leur départ en retraite à 62 ans… Quelle France ! On veut bien comprendre : les lycéens et étudiants ignorent tout du texte sur les réformes, ils manifestent pour manifester, pour louper les cours, pour ce qui est une fête initiatique à la vie politique. Chaque génération a connu ça.

L’intérêt bien compris des jeunes est que la réforme passe. Ils devraient contre-manifester, refuser que les babyboomers repoussent une nouvelle fois les déficits sur leurs épaules. Le sort que la France fait a sa jeunesse depuis trente ans est un pur scandale : mauvaise éducation, impréparation de l’avenir, chômage record en Europe, stages, intérim, CDD… Au-delà du combat devenu poli tique, le rejet de cette réforme des retraites s’inscrit au registre du même égoïsme générationnel : une fois dissipées les solutions idéologiques selon lesquelles « les riches et les entreprises peuvent payer », si les vieux refusent de travailler plus longtemps, ce seront les jeunes qui régleront la note.

Il n’y aurait rien à dire de plus. Pourtant deux de leurs arguments, ou plutôt deux de leurs slogans, méritent pourtant qu’on s’y arrête, ils disent beaucoup de ce qu’on peut appeler le « tout à l’envers » des raisonnements en France.

Le premier porte sur l’emploi. Les lycéens craignent que si l’on maintient les seniors dans l’emploi, ils n’auront pas de place et devront patienter encore plus longtemps au chômage. Cette idée colle à l’intuition, d’où sont succès. Il y aurait un stock de travail qui serait donné et qu’il faudrait « partager ». Les 35 heures ont été faites selon ce principe.

Il faut dire aux lycéens que c’est une idée fausse : c’est l’inverse qui est vrai. Le travail ne se partage pas, il se crée. La démonstration est facile à faire. Pierre Cahuc et André Zylberberg rappellent (1) qu’en 1962 les autorités françaises tremblent à l’idée que les 400.000 rapatriés d’Algérie vont venir gonfler le chômage puisque on ne compte que 35.000 emplois « vacants » dans l’Hexagone. Il n’en fut rien, les rapatriés ont créé des emplois et l’économie ne s’en est portée que mieux. En 1980, même crainte à Miami lorsque Fidel Castro doit laisser partir 125.000 réfugiés cubains. En trois mois, le taux de chômage y passe de 5 à 7 %… avant de revenir à son niveau précédent. En un an, la ville avait absorbé l’afflux exceptionnel de population : l’équivalent de 2 millions de personnes pour la France. Les économistes ont aussi établi que la baisse de la durée du travail ne créait pas d’emplo i : ce fut le cas pour le passage de 40 à 39 heures en 1982 et le chiffre des 350.000 emplois qui auraient résulté des 35 heures en 2000 est sans fondement.

L’idée du partage reste ancrée en France, c’est elle qui a poussé aux préretraites et à bloquer, de toutes les manières possibles, l’entrée des jeunes. Elle va à l’extrême droite jusqu’à vouloir « expulser les immigrés pour redonner du travail aux Français ». Mais elle est fausse. Plus de gens veulent travailler, meilleur c’est. Les lycéens doivent savoir que les seniors maintenus dans l’emploi ne leur piquent pas les places.

L’autre slogan est plus large : il repose sur le sentiment que le monde « capitaliste » va dans le mauvais sens et que les réformes ont pour objectif de démolir les constructions de l’Etat providence les unes après les autres. Ainsi en serait-il des retraites : la réforme va dissoudre le syst ème par répartition et il faut manifester pour le défendre. Que ce sentiment puisse dominer chez les jeunes et dans l’opinion éclaire singulièrement l’échec des élites françaises. Elles n’ont pas su expliquer que les réformes étaient au contraire le moyen et le seul de sauver l’Etat providence.

Il y a beaucoup d’explications historiques et idéologiques à ce « tout à l’envers » : les responsabilités sont partagées entre les politiques, les dirigeants d’entreprises, les médias et tous ceux qui ont un devoir de rationalité, de sérieux, d’exemplarité aussi. Mais sûrement, ici, Nicolas Sarkozy par le rejet qu’il suscite dans l’opinion est un obstacle aux réformes. L’homme de la rupture par rapport à l’immobilisme chiraquien risque de devenir l’homme de la continuité. Il lui reste dix-huit mois pour convaincre le pays que les réformes sont bonnes pour tous et pas seulement pour l’élite et les riches.

Les jeunes, les vieux, les riches Eric Le Boucher est directeur de la rédaction d’« Enjeux-Les Echos ».(1) Pierre Cahuc et André Zylberberg « Le chômage : fatalité ou nécessité ? », « Champs », Flammarion.

Grève tactique – Daniel Fortin – Les Echos.fr – 15 octobre 2010.

Nouvelle manifestation contre la réforme des retraites samedi, appel à la mobilisation le mardi suivant, les syndicats ne désarment pas. Pourtant, la question porte moins sur la durée d’un mouvement déclenché le 12 octobre que sur la façon d’arrêter un conflit, qui, de fait, tourne en rond. Le plus paradoxal est de constater que cette interrogation n’est pas seulement celle de l’exécutif, mais aussi et surtout celle d’états-majors syndicaux qui, jusqu’à récemment, n’ont jamais donné le sentiment de pousser les feux en direction d’une grève dure. Une attitude réaliste, liée à deux grandes séries de raisons que Bernard Thibault comme François Chérèque ont parfaitement identifiées. La première, c’est la redoutable efficacité de l’arsenal de dissuasion désormais dressé contre toute contestation longue, à savoir le service minimum dans les transports et le non-paiement des jours de grève. Il faut y ajouter l’enjeu spécifique de cette réforme pour l’avenir politique de Nicolas Sarkozy, qui lui interdit tout renoncement, limitant du même coup le pouvoir d’inflexion des grévistes. Deuxième série de raisons, la stratégie propre des syndicats, et singulièrement celle de la CGT. Bernard Thibault a compris depuis longtemps que l’avenir de son organisation ne réside plus dans la seule défense de ses bastions publics, qui lui fournissent encore un tiers de ses militants mais ne représentent plus que 5 % de la population active. S’il veut accroître ses parts de marché dans le secteur privé, seule voie d’avenir pour la CGT, il lui faut impérativement donner un visage moins radical à son syndicat. Tout se passe comme si les deux leaders restaient persuadés au fond d’eux-mêmes qu’ils ne gagneront pas sur le front des retraites. D’où une attitude ambiguë, ni outrancière ni modérée, qui donne leur caractère si étrange aux grèves du moment. Leur souci est avant tout de conserver un capital de crédibilité pour rebondir le moment venu sur le mécontentement. Car il ne faut pas s’y tromper : si la grève patine, voire décroît, le mouvement social, lui, reste puissant, comme en témoigne le nombre de manifestants mardi dernier, qui ne devrait guère diminuer les jours prochains. Un tremplin dont les syndicats pourraient se servir pour obtenir l’ouverture de négociations sur d’autres dossiers. La question des salaires, par exemple, pourrait rapidement resurgir dans le débat national, après deux années de disette imposées par la crise. Cette tactique n’est pas infaillible et reste soumise aux aléas de la rue. Les rassemblements lycéens, qui ont donné lieu à leurs premiers incidents, ou le blocage des raffineries pourraient faire voler en éclats cette subtile tactique qui n’est rien d’autre qu’une nouvelle preuve de la faiblesse de la médiation sociale dans notre pays.

Prévenir la délinquance des jeunes : patate chaude ou priorité nationale ? Magalie GHU – Nord Eclair –15 octobre 2010.

Élus, magistrats, éducateurs, enseignants ont fait part hier à Paris de leurs expériences, de leurs espoirs et de leur désarroi, lors d’« assises » sur la prévention de la délinquance juvénile, censées trouver de « nouvelles réponses » à ce problème.

« On joue la patate chaude dans ce pays », a tonné le juge Jean-Pierre Rosenczveig, président du tribunal pour enfants de Bobigny (Seine-Saint-Denis), regrettant que les services censés s’occuper des enfants à risques et des familles désemparées aient parfois tendance à renvoyer le problème au voisin. « Il faut des accords entre les services de l’ État, les collectivités locales… pas des « transferts de compétences » », a-t-il estimé lors de l’une des trois « tables rondes » de ce colloque, consacrée à l’autorité parentale.
« Nous ne sommes pas la poubelle de l’État », a fustigé Guy Gilbert, le « curé des loubards », racontant comment il récupérait des jeunes en bout de course, qui « ont foutu la merde » partout et dont on ne veut plus nulle part.

« Pour vous, la « citoyenneté républicaine » (thème d’une autre table ronde), ça veut dire quoi ? » , a demandé le modérateur au prêtre éducateur « Pas grand-chose, parce que nous avons loupé l’intégration, depuis longtemps », a répondu le curé, 75 ans, cheveux gris et blouson noir.
Ces « assises » d’une journée étaient organisées par le secrétaire d’État à la Justice Jean-Marie Bockel, investi par Nicolas Sarkozy d’une mission sur la prévention de la délinquance juvénile début août, en plein débat sur la politique sécuritaire. Il faut « marcher sur deux jambes », répression et prévention, a insisté Jean-Marie Bockel, « sans angélisme ni généralités ».
Dans un message lu au début de la rencontre, le président Sarkozy a jugé « inquiétante » l’évolution de la délinquance juvénile, qui, selon lui, intervient « de plus en plus tôt » et donne lieu à « des actes de plus en plus violents ».

Pas de « solution unique »
Les débats ont été entrecoupés d’interventions du ministre de l’Éducation nationale Luc Chatel, de la secrétaire d’État à la Famille Nadine Morano ou de celle chargée de la Ville Fadela Amara, « pas d’accord » avec le père Guy Gilbert lorsqu’il dit que les politiques d’intégration ont échoué. Seulement, a-t-elle jugé, « l’ascenseur social ne fonctionne plus ». « Il n’y a pas une solution unique », a quant à lui souligné Jean-François Copé, comparant le travail à mener à un « dos bloqué ». « Il faut débloquer vertèbre par vertèbre ». Lassé que ses services soient mis en cause, le directeur de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), Philippe-Pierre Cabourdin, a craint qu’à trop dire que la prévention de la délinquance juvénile était « l’affaire de tous », elle ne soit plus « l’affaire de personne », évoquant la « patate chaude » du juge Rosenczveig, qui a précisé que « 17% des actes de délinquance sont le fait des mineurs », et donc « 83 % sont le fait des majeurs ».w

J.-L. Deroo : « Retrouver le mot fraternité »

Le maire socialiste d’Halluin, Jean-Luc Deroo, a participé hier à la table ronde intitulée « Remettre tous les parents en capacité d’exercer leur autorité ».

Il nous fait part de ses actions dans sa commune.

Comment s’est passée cette table ronde ?

C’était une assemblée policée, sans hostilité. Les débats étaient feutrés. Un bord politique était bien représenté, l’autre un peu moins… Mais c’était un débat consensuel car on ne fait pas attention aux étiquettes politiques.

Quelles ont été les questions évoquées ?
Il s’agissait de voir les expériences souhaitables ou déjà mises en oeuvre pour redonner du sens à la fonction parentale. La société est très émiettée, les familles éclatées, avec des foyers monoparentaux, donc des difficultés à venir caser la place du dialogue parents-enfants dans la construction des adultes et des enfants. Nous avons tenté de relier cela avec les phénomènes d’incivilité et de délinquance. Le but est de donner des repères permettant d’éviter d’entrer dans ces démarches qui sont à la marge.

Comment oeuvrez-vous à la prévention de la délinquance juvénile à Halluin ?
Après une réflexion menée avec des directeurs d’écoles, des parents d’élèves, des associations, des acteurs sociaux, nous avons mis en place une maison des ateliers parents il y a 10 ans. Elle mène des actions pour élaborer les repères parentaux, et offre une possibilité pour les parents de se retrouver. Il s’agit aussi de ne pas culpabiliser les parents, mais d’entrer dans une démarche de grande citoyenneté et d’éducation. Tous les 2 ans, nous organisons un forum national des ateliers parents pour évoquer des thèmes comme le rôle du père, la place d’Internet dans la famille, comment réussir à l’école, etc.

Pensez-vous que le passé socialiste de Jean-Marie Bockel puisse infléchir la politique sécuritaire du gouvernement ?
Jean-Marie Bockel est une sensibilité à part qui va imprimer sa marque. Il n’est pas dans le tout répressif mais dans la confiance à restaurer par rapport à l’autorité. Il a raison de dire qu’il est inutile de crier sécurité d’un côté et prévention de l’autre. Quand on est confronté à la réalité, il faut avoir tout le panel : prévention, dissuasion, répression, sinon il manque la chaîne permettant de relier l’ensemble des dispositifs (police, justice, éducation nationale, associations de quartier, élus).

Êtes-vous confiant en l’issue de ces assises ?

Je crois toujours au pouvoir de la parole, quand il y a des lieux pour élaborer une parole collective et retrouver ce mot fraternité qu’on a dans notre devise.