Archive pour mars 2010
Se rassembler pour le deuxième tour
Le premier tour des élections régionales a été difficile pour la majorité, qui a, reconnaissons le, « pris une claque ».
Pourtant, il faut attendre les résultats du second tour pour savoir si l’on peut ou non parler véritablement, comme le claironne un Parti socialiste triomphaliste, de défaite cuisante. Défaite qui serait effective si la majorité perdait l’Alsace et si elle se retrouvait le 21 mars avec moins de conseillers régionaux élus et moins de présidences de régions qu’en 2004. Le risque existe, mais ce n’est pas certain, rien n’est joué, et les quelques jours qui restent doivent être ceux du rassemblement et de la mobilisation.
C’est pourquoi, on peut trouver particulièrement mal venues (et injustes) les critiques qui se sont élevées des rangs de la majorité, ou de ceux qui se prétendent de la majorité quand tout va bien et s’en désolidarisent dès que les choses sont plus difficiles. Il s’agit, sans surprise, de cette frange droitière, qui se satisfaisait fort bien de l’immobilisme Chiraquien, qui s’est toujours opposée à Nicolas Sarkozy, à ses réformes comme à l’ouverture. De Juppé à Raffarin ou Baroin, ceux qui se sont bien gardés de faire campagne, se précipitent pour déplorer « la défaite », réclamer un arrêt des réformes, la fin de l’ouverture (ah ! comme l’éventuelle nomination de Malek Boutih à la Présidence de la Halde leur déplaît…) et une « droitisation » pour récupérer, vraisemblablement, les électeurs du Front National.
Evidemment, ils s’empressent de rendre responsables des mauvais résultats, le Président de la République et la politique que celui-ci mène avec le gouvernement de François Fillon.
Cette analyse, ou plutôt cette critique orientée, outre qu’elle aurait pu attendre la fin du combat électoral pour s’exprimer, ne semble pas correspondre à la réalité.
Ce sont les chefs de file régionaux de la majorité qui ont refusé de faire une campagne équilibrée entre le régional et le national, comme le souhaitaient Nicolas Sarkozy et François Fillon, pour se concentrer sur leur campagne locale. Certains faisant disparaître de leurs documents de campagne, de leurs discours et de leurs argumentaires toute référence à la majorité, à la politique de réforme menée pourtant avec leur soutien, et au Président de la République. On en voit le résultat notamment dans les Régions où les têtes de listes « Nouveau centre » ont été particulièrement discrètes sur leur appartenance à la majorité (Nord ou Bourgogne par exemple), et où les résultats ont été catastrophiques. A l’inverse en Franche Comté et dans les Pays de la Loire, où les têtes de listes n’ont pas caché leur soutien à la politique du Président et du gouvernement, les résultats sont incomparablement meilleurs.
Tout mettre sur le dos du Président quand on a refusé une campagne nationale et toute référence à son action, c’est au moins exagéré (mais pas si surprenant, quand on voit d’où viennent ces critiques), et pas très digne. Les sondages d’ailleurs ne confirment d’ailleurs ni leurs dires ni leurs cris !
Il faudra, après l’élection, faire une analyse sérieuse et sans tabous des résultats et le Président de la République devra juger dans quelle mesure il lui faudra répondre au message que lui auront adressé les électeurs et les abstentionnistes.
Pour l’heure, il faut faire campagne avec détermination et axer cette campagne sur 3 thèmes :
- Comme sur le plan national, les présidents de région de la majorité s’engagent à ne pas augmenter les impôts, en réponse à la « folie fiscale » des présidents de région socialistes.
- La politique régionale doit accompagner et prolonger la politique nationale et non lui mettre des bâtons dans les roues.
- Mettre en avant la politique écologique et pour l’environnement, mise en œuvre par le gouvernement et les importantes mesures allant dans le même sens, proposées par les têtes de listes de la majorité
Tout n’est pas joué. La Gauche Moderne, qui soutient clairement la politique de sortie de crise et de réforme juste du Président de la République et de François Fillon, agira activement durant les 4 jours qui restent, pour que, dans toutes les régions de métropole et d’Outre-Mer, le maximum de voix se portent sur les listes de la majorité présidentielle.
Marc d’Héré
Régionales 2010 : bilan du premier tour
Les citoyens se sont exprimés ce dimanche 14 mars 2010. L’abstention est forte. Il est probable que les sympathisants de la Majorité Présidentielle se sont plus abstenus, proportionnellement, que les sympathisants des autres partis. Il est également probable que les sympathisants du PS et du FN se sont proportionnellement plus mobilisés, ce qui est illustré par l’écart retrouvé entre le PS et Europe Ecologie et la résurgence du FN, non pas en nombre de voix brutes, mais proportionnellement aux autres partis.
Quelles conclusions tirer ?
D’une part, les présidents sortants n’ont pas entraîné l’adhésion des électeurs. Les Français ont le sentiment que les présidents sortants ont plutôt bien œuvré à la tête des régions, mais, presque partout, l’absence de vision stratégique du rôle de la Région, l’absence de projets structurants, à même de positionner nos régions sur les enjeux d’aujourd’hui et de demain, les ont privés d’une large adhésion dès le premier tour.
D’autre part, il est clair que les sympathisants de la Majorité Présidentielle n’ont pas souhaité voter, alors même que dans de nombreuses régions, ses listes proposaient des alternatives politiques pleines d’énergie et d’ambition pour les territoires. Les sympathisants de la Majorité Présidentielle sont déboussolés.
La crise fut plutôt bien gérée par le gouvernement, alors que dans le même temps des réformes douloureuses, mais rendues plus que nécessaires par leurs précédents ajournements, viennent rajouter des difficultés aux difficultés liées à la crise. Le gouvernement s’atèle à réduire les déficits, et pourtant la dette explose, et malgré les nombreuses mesures, à cause de la crise, les déficits restent importants.
La réorganisation des services publics conduit à devoir renoncer à certains services de proximité (ici un bureau de poste, là un service de chirurgie générale, là encore, un tribunal, etc.) sans que les effets positifs sur les finances publics ou la qualité du service rendu n’apparaissent encore. Le RSA est créé, qui offre un vrai tremplin hors de l’exclusion sociale que représente l’absence de travail, mais la crise crée 2 millions de chômeurs en fin de droit.
Le gouvernement, que la Gauche Moderne a soutenu et continue de soutenir, a engagé un train de réformes dont les effets ne se feront sentir que dans quelques années. Pour une fois, un gouvernement, sans négliger complètement des pansements ici ou là, a privilégié les traitements de fond aux cautères coûteux et inefficaces à moyen terme. Les Français n’ont pas été habitué à un tel courage, se demandent si ce n’est pas de la schizophrénie, et restent sceptiques, demandant à voir.
Les sympathisants de la Majorité Présidentielle doivent se poser la question de ce qu’ils veulent pour leur région. A cause des dissensions programmatiques entre socialistes, écologistes et Front de Gauche, les listes conduites par les socialistes n’auront pour seul projet que le clientélisme et l’immobilisme. La France a besoin de sortir renforcée de la crise. Pour cela, les Régions devront travailler avec le gouvernement pour investir dans les secteurs d’avenir, soutenir les industries en difficulté, revitaliser les territoires en souffrance. Plutôt que d’un contre-pouvoir, c’est d’un accélérateur dont nos régions ont besoin, et quelle liste est la mieux à même d’œuvrer au développement juste de chaque région ?
Par SPT
AFP…
Une majorité d’électeurs a voté en fonction d’enjeux régionaux et sans vouloir juger l’action de Nicolas Sarkozy, selon un sondage du CSA/Le Parisien/Europe 1, qui revient aussi sur les causes de l’abstention.
Quelque 63% ont voté pour des enjeux régionaux (29% pour des enjeux nationaux), selon ce sondage auprès de 2.026 personnes réalisé dès hier, jour du vote. Au total, 51% estiment que leur vote « n’a aucun rapport avec un jugement sur l’action du président de la République et du gouvernement ».
32% ont voulu exprimer leur insatisfaction vis-à-vis de l’action de Nicolas Sarkozy (et 10% leur soutien).
Les abstentionnistes ne sont pas allés voter considérant que « cela ne changera pas leur vie quotidienne » (29%) et pour « exprimer leur mécontentement » (29%) ou par désintérêt pour la politique (28%, contre 18% pour les abstentionnistes des Européennes de 2009). Par ailleurs, 66% des personnes interrogées se sont peu ou pas du tout intéressées à la campagne. En revanche, seuls 10% des abstentionnistes choisissent la réponse « parce que je n’étais pas suffisamment informé sur les enjeux de ces élections », contre 24% lors des Européennes de juin 2009.
Dans les listes où Europe Ecologie réalise de bons scores, 43% des sondés souhaitent qu’elles se maintiennent au second tour, et 28% qu’elles fassent alliance avec une liste de gauche conduite par le PS, ce qui est le choix des deux partis.
AFP
Communiqué LGM
Ramener le balancier vers la majorité
Ce soir commence la campagne du second tour.
La majorité présidentielle, dans toutes ses composantes, se présente unie avec un
programme clair que les français connaissent déjà. En face, la plupart des exécutifs
régionaux sortants, qui n’ont su, ni se présenter ensemble sur un programme, ni
suffisamment incarner la dimension régionale pour attirer les électeurs aux urnes,
vont tenter des rafistolages de dernière minute.
La gauche Moderne appelle les Français à se saisir du débat du second tour pour lui
donner toute son ampleur.
Il faut ramener le balancier vers la majorité qui, seule, incarne le courage nécessaire
pour affronter cette période de sortie de crise, le courage de décliner dans chaque
région, la Réforme juste
La Gauche Moderne
Dimanche 14 mars 2010
Le choix du rassemblement
Les élections régionales des 14 et 21 mars sont le moment pour nos concitoyens de choisir les dirigeants de leur région. Ce n’est pas un referendum sur la politique du Gouvernement, pas plus que sur celle de la Mairie ou du Conseil général.
C’est par respect pour la nature de ce choix, c’est-à-dire par respect pour les électeurs, que la Majorité présidentielle a fait le choix de présenter – dès le premier tour – les équipes qui dirigeront chacune des régions, si nous acquérons dans ce scrutin, la confiance des Français.
L’opposition a fait un choix inverse : présenter toutes sortes de candidats sur de nombreuses listes, chacune étant censée être un attrape-électeurs, et – au dernier moment – entre les deux tours, dans une nuit de négociation, loin des observateurs et des citoyens, décider de la liste finale qui sera soumise au second tour.
Le choix de La Gauche Moderne est allé spontanément vers la formule retenue par la Majorité présidentielle. Une politique de vérité et de transparence pour proposer, dans chacune des régions de métropole et d’outre-mer, un programme clairement défini et dont on sait exactement qui sont ceux qui seront en position de le mettre en œuvre.
À travers le pays, 30 militants et responsables de La Gauche Moderne font partie de ces équipes qui dirigeront nos régions si nous l’emportons. Au cours de la campagne, ils auront à cœur de développer devant nos concitoyens, la profonde réorientation de la dépense publique des régions que nous proposons : en mettant fin aux gaspillages en choisissant des investissements directement utiles aux habitants et d’abord à l’emploi et au monde du travail.
Ils ne ménageront ni leur peine ni leurs explications pour convaincre les électeurs de chaque région que confier les rènes du Conseil régional à la majorité, c’est le meilleur choix, après l’expérience faite, dans de trop nombreuses régions, de la gestion par un Parti socialiste qui n’a plus aucune perspective dans aucun domaine.
Ils montreront aussi que La Gauche Moderne est une composante active et militante de la majorité. Ils savent que toute élection est un moment de débat politique dans lequel chacun fait valoir la cohérence et la pertinence de ses idées. C’est ainsi qu’ils feront tout pour entraîner nos concitoyens à être plus actifs sur le terrain de la politique, qui ne peut jamais être abandonné aux seuls « professionnels ». Ceux-ci perdraient bien vite le contact des électeurs, si des partis actifs et militants n’étaient là pour les représenter.
La Gauche Moderne a aussi cette ambition, au-delà de ces élections.
Jean-Marie Bockel,
Président de La Gauche Moderne
L’abstention c’est l’ennemi
De nombreux Français vont peut-être choisir de s’abstenir, s’estimant peu intéressés par ces élections régionales dont ils saisissent mal l’enjeu.
C’est le camp le plus mobilisé qui l’emportera. C’est le camp dans lequel il y aura le moins d’abstention qui gagnera.
Dans le Nord Pas de Calais, comme dans les autres régions de France, votons les 14 et 21 mars pour les listes de la majorité présidentielle.
Brigitte MAUROY
Elections régionales: voter, un acte citoyen!
Les élections régionales ont lieu les dimanches 14 et 21 mars prochains.
Peut-être, ne pouvez-vous pas vous déplacer ou êtes-vous en déplacement le jour du scrutin pour des raisons professionnelles ou personnelles. Pensez à la procuration !
A qui donner procuration ?
C’est simple, vous pouvez donner procuration à la personne de votre choix à une seule condition: que cette personne soit inscrite dans la même commune que vous (pas forcément dans le même bureau de vote).
Comment faire ?
Il vous suffit de vous rendre dans un commissariat de police, dans une gendarmerie ou dans une préfecture partout en France avec votre pièce d’identité. Les agents vous feront simplement remplir un formulaire.
La personne à qui vous donnez procuration n’a pas à être présente.
C’est la seule formalité !
Le vote a lieu dimanche prochain, alors, compte-tenu du délai d’acheminement postal de votre procuration, nous vous conseillons de faire ces démarches au plus tard mercredi pour être sûr de pouvoir remplir votre devoir de citoyen.
Histoire d’un jeune parti: La Gauche Moderne
La Gauche Moderne est le prolongement d’un club politique dénommé « Gauche Moderne » fondé en 1999 par Jean-Marie Bockel, maire de Mulhouse, à l’époque député socialiste du Haut-Rhin et aujourd’hui secrétaire d’État à la Justice.
Autour de lui, quelques amis pour la plupart aussi membres du Parti socialiste, proches de Michel Rocard, de Dominique Strauss-Kahn, voire de Laurent Fabius. Ce club, seul à gauche, revendiquait l’étiquette de « social-libéral », exprimant des valeurs comme la responsabilité et la solidarité, affirmant la complémentarité nécessaire entre droits et devoirs, entre concurrence et régulation, entre marché et rôle de l’État, un État qui devait être impérativement allégé et modernisé, sans perdre pour autant sa capacité à fixer les objectifs, à s’affirmer comme le garant du progrès et de la justice.
Sur ces thèmes, il organisa des débats publics, publia des articles, se livra à un important travail doctrinal et élabora des projets, engagea des relations suivies avec des clubs sociaux libéraux européens, et s’installa, modestement mais visiblement dans le paysage intellectuel et politique français. S’investissant aussi dans la vie du Parti socialiste, dont il représentait un courant, abusivement traité de droitier, le club « Gauche Moderne » fut à l’origine de contributions soumises au débat des militants socialistes et présenta une motion intitulée « pour un socialisme libéral » lors du congrès du Mans en novembre 2005. Motion dont le score fût modeste – moins de 1% – mais qui avait été remarquée à l’époque et signalée, notamment par Max Gallo, comme la plus charpentée, la plus cohérente et la plus novatrice des motions présentées.
Ce score confirmait qu’il était vain de poursuivre la tentative de rénover de l’intérieur ce parti ou de chercher à en modifier la trajectoire. Dès cette époque il était clair que ni la rénovation de la gauche, ni l’action pour la réforme ne pouvaient résulter d’une dynamique venue du Parti socialiste. C’est ailleurs qu’il fallait agir. Certains d’entre nous le quitteront dès la fin 2005, d’autres plus tardivement, pendant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy ou après son élection.
Quoique il en soit, pour nous tous, l’élection du nouveau président représenta un moment décisif de la vie politique, le moment où les lignes pouvaient bouger, où les anciennes frontières pouvaient éclater, où des chances nouvelles s’offraient, où de nouveaux choix s’avéraient possibles. Cette élection pouvait permettre de débloquer notre pays et d’ouvrir la voie du changement.
L’essentiel des membres du club « Gauche Moderne », approuvèrent la décision de Jean-Marie Bockel d’entrer dans le gouvernement de François Fillon et l’accompagnèrent, sans réserves dans sa démarche de soutien à la politique de réforme et de modernisation de la France, engagée par la nouvelle majorité. Avec d’autres, venus d’horizons différents, du centre aux chevènementistes, mais faisant une analyse comparable, avec des militants associatifs, avec des acteurs économiques et sociaux, ils décidèrent de créer un parti politique « La Gauche Moderne. »
Parmi les ministres de gauche nommés par Nicolas Sarkozy, seuls Éric Besson et Jean-Marie Bockel ont choisi de créer un mouvement politique. Mais alors qu’Éric Besson, après avoir hésité, choisissait (avant d’adhérer, à la surprise de beaucoup, à l’UMP !) de limiter « les Progressistes » à un club, se manifestant essentiellement par des conférences ou des débats – souvent de qualité – Jean-Marie Bockel transformait son propre club en un véritable parti politique. Celui-ci se constitua selon un processus qui vit se tenir un congrès fondateur, avec motion d’orientation soumise au vote des militants, une élection des organes dirigeants, une organisation en fédérations dans la quasi totalité des régions et des départements, des interventions publiques sur tous les sujets politiques d’actualité, des commissions qui travaillent – et publient – sur des thèmes tels que l’éducation, la sécurité, l’économie, des présentations de candidats aux élections.
Un site national (www.lagauchemoderne.org), et plus de 20 sites de fédérations relaient les activités, les points de vue et les prises de positions de La Gauche Moderne et permettent un contact et un dialogue avec militants et sympathisants. Ce parti, qui représente le pilier de gauche de la majorité présidentielle (aux côtés des deux autres piliers que sont l’UMP pour la droite et le Nouveau Centre), élément nécessaire à sa victoire et donc à la poursuite de sa politique de réforme, a commencé à se manifester publiquement dès le mois de novembre 2007, avant d’être officiellement fondé lors du Congrès tenu à Suresnes les 29 et 30 novembre 2008, avec la participation de 400 délégués et en présence du Premier ministre.
A ce jour, avec un ministre, un sénateur (Daniel Marsin), deux députés européens (Marielle Gallo et Michèle Striffler), plus d’une centaine d’élus municipaux (bientôt plus d’une dizaine de conseillers régionaux), près de 2 000 militants regroupés en plus de soixante fédérations, et de nombreux sympathisants, des interventions concrètes sur le terrain et une présence médiatique qui s’affirme, ce jeune parti commence à compter dans la vie politique de notre pays.
Marc d’Héré

