Archive pour mai 2009

Meeting Interrégional Européennes

Ce jeudi 28 mai à 18h30 se tiendra le meeting interrégional de la majorité présidentielle au Zénith de Lille (1 boulevard des nations unies à Lille).

La fédération Nord Pas de Calais de La Gauche Moderne se réunira à 18h00 devant l’entrée du Zénith.

Nous vous y attendons nombreux !!

Elections Européennes

Brigitte MAUROY

Conseillère municipale de Lille

Responsable régionale de La Gauche Moderne

L’Europe est la clé de l’avenir dans notre grande région Nord-Ouest. Ce n’est que dans l’Europe et par l’Europe que nous pourrons mener des politiques fortes et efficaces.

Depuis trop longtemps en « pilotage automatique », l’Europe doit changer !

Ensemble, profitant de l’élan donné par la présidence française de l’Union européenne, nous poursuivrons dans la voie du changement en remettant la politique au cœur de l’action et de la décision.

Dans une Europe audacieuse et dynamique, nous voulons refonder nos politiques économiques mais aussi assurer notre développement durable tout en confortant notre politique agricole commune ainsi qu’en mettant en valeur notre atout littoral.

Présentation d’Hubert Tondeur

Hubert Tondeur 38 ans
Expert-Comptable, Commissaire aux Comptes, Professeur des                           Universités.

Mon engagement en politique s’est fait autour de mes engagements dans la société civile, l’éducation et l’entreprise.
L’éducation car il s’agit de l’outil le plus puissant de développement d’une société, à la fois vecteur de croissance et  facteur d’intégration.
L’entreprise car elle est une des formes d’organisation qui permet de créer une richesse redistribuable.
Avec Jean Marie Bockel, la Gauche Moderne est engagée dans une réflexion de fond pour que ces deux problématiques majeures de la société soient au coeur de la réflexion de la majorité gouvernementale.
C’est pourquoi j’ai accepté de rejoindre la Gauche Moderne et  la responsabilité de la commission formation de la Gauche Moderne au niveau national.

Hubert Tondeur

Les valeurs qui guident la Gauche Moderne

La libération de l’individu, son émancipation, ont fondé les premiers combats des socialistes et, plus largement, ceux  de la gauche. Aujourd’hui encore c’est sa liberté, condition de sa dignité, de son autonomie et de son épanouissement qui demeure notre objectif prioritaire. Liberté que nous reconnaissons sous tous ses aspects, dans tous ses prolongements et que nous voulons complète et concrète.

Oui, la liberté entraîne la concurrence, qui peut être la meilleure ou la pire des choses. La pire quand, non régulée, elle contrarie les démarches de solidarité et permet au plus fort d’imposer sa loi. Mais elle est la meilleure aussi car nécessaire au dynamisme de nos sociétés, tandis que son absence conduit à une société figée, dans laquelle il est impossible de remettre en cause les situations dominantes. Au lieu, comme le souhaite le plus souvent la gauche traditionnelle, de renoncer aux avantages de la concurrence pour éviter les risques qu’elle induit, nous voulons en permettre l’exercice dans des conditions qui la font aller de pair avec la justice. La liberté ne peut se concevoir sans règles et les lois destinées à assurer la libre concurrence, comme sa loyauté, sont des exigences qui permettent à la liberté de fonctionner de manière efficace et équitable.

Il existe aujourd’hui un fort besoin de sécurité que la liberté peut sembler menacer. Tout en sachant que le risque est inhérent à notre société, à nous de comprendre de quoi est fait ce besoin de sécurité et de chercher à y répondre sans abandonner le recours à la liberté. Parce que toute action présente un risque, toute initiative un danger d’échec, certains auront tendance à sacrifier liberté et initiatives au profit d’une prudence conduisant à l’immobilisme et au repli sur soi. Alors on encadrera toutes les activités, quitte à les étouffer, on regardera avec méfiance les entrepreneurs, on favorisera des emplois publics à vie, on interdira les OGM, on refusera tout changement. Pour nous, la sécurité ne doit pas limiter la liberté mais en être une condition, être moins un bouclier qu’un filet de sécurité qui rattrape en cas de chute, qui garantit en cas d’échec et qui pousse à l’action puisqu’elle peut corriger certaines conséquences néfastes engendrées par la liberté. Le « principe de précaution » ne doit pas être un prétexte pour renoncer à regarder vers l’avenir et à agir.  Nous voulons, en conciliant le désir de liberté et le besoin de sécurité, dans un monde en constante évolution, encourager l’initiative au lieu de la freiner. Et cela d’autant plus que nous avons la certitude qu’un grand projet collectif ne peut se bâtir sans l’autonomie des acteurs, sans leur capacité d’initiative source de dynamisme, leur concurrence source d’efficacité et leur libre collaboration condition de la solidarité. Auxiliaire de la liberté, la sécurité permet l’exercice complet de la responsabilité, elle en est une des conditions. Permettre à chacun d’être libre, c’est lui permettre d’exprimer son potentiel, d’influer sur son destin, d‘entreprendre. C’est la possibilité d’agir dans et sur une société qui doit lui en donner la faculté et les moyens concrets. Notre conception de la liberté ne se résume pas à une liberté de droits, mais c’est celle d’une liberté concrète. Ce n’est pas celle du « laisser faire » c’est celle du « pouvoir faire ». C’est la liberté réelle donnée à chacun d’exercer sa responsabilité.

La liberté et la responsabilité sont le moteur de l’action, et favoriser la mise en œuvre de la responsabilité permet de donner à la société vitalité et dynamisme. Une société où personne n’est incité à assumer ses responsabilités ne peut progresser. Ce n’est pas en enserrant l’individu dans des réglementations et des prescriptions, en l’assistant ou en le protégeant du réel en toutes circonstances que l’on favorisera le dynamisme social et le progrès, pas davantage le lien social ou la solidarité, mais bien en développant son autonomie et ses capacités d’initiative, en lui donnant l’ambition et les moyens d’agir.

Il est vain d’opposer l’exigence de liberté à celle d’égalité. Donner toute sa place à la liberté, interdit d’en refuser l’exercice à d’autres. Vouloir la liberté, c’est la vouloir pour tous, ce qui passe par la recherche de l’égalité ou mieux, de l’équité.

Certes, l’égalité de situation est impossible et n’est pas souhaitable.  Cette constatation ne contredit pas notre volonté de voir se réduire les inégalités, car autant une société de « l’égalité parfaite » serait une société immobile et déjà « morte », autant les inégalités excessives déchirent les sociétés et peuvent les faire mourir. Nous refusons la persistance des inégalités entre les hommes et les femmes, celles s’appuyant sur une origine sociale ou ethnique, celles liées à une orientation sexuelle ou une façon de vivre sa vie privée, celles encore résultant d’une situation privilégiée prédéterminée. Nous refusons les inégalités héritées. Nous refusons l’idée d’inégalités dont on ne pourrait pas sortir. L’égalité à laquelle nous aspirons, au-delà de l’égalité de droits, est l’égalité des chances, c’est la possibilité, quelle que soit son origine, sa situation, son handicap éventuel, de s’insérer dans la vie sociale ou professionnelle, d’accéder aux biens collectifs – éducation, culture, emploi, santé – et de pouvoir en tirer un même profit. C’est l’égalité dans les opportunités offertes à chacun d’utiliser au mieux sa capacité d’autonomie, ses talents et sa volonté.

De même que notre conception d’une   liberté pour agir  dépasse la liberté formelle, notre conception de l’égalité nous sépare de l’égalité globale et de principe qui anime nombre de politiques sociales traditionnelles. Est-ce l’égalité que de vouloir la même école et les mêmes moyens pour tous, alors que l’on sait que les possesseurs d’un patrimoine culturel et vivant dans un environnement privilégié seront ainsi avantagés ? Est-ce égalitaire de laisser chaque individu dans la même situation face à l’emploi quand un jeune d’origine immigrée a trois fois moins de chances d’être embauché qu’un Français « de souche » ? Est-ce égalitaire d’attribuer, pour aider à élever leurs enfants, davantage aux familles aisées qu’aux familles défavorisées, avec des allocations familiales également réparties, ajoutées à un quotient familial qui avantage les plus hauts revenus? N’est-il pas plus conforme au désir d’égalité, de construire des dispositifs qui permettent la diversité, qui aident vraiment certains individus à combler leur retard ? L’égalité formelle – facilement baptisée républicaine – pensée à travers le prisme de l’uniformité, est en elle même porteuse d’inégalités et vouloir traiter de la même manière des situations différentes est porteur d’injustice. On ne peut poser le principe d’égalité en faisant comme si il n’y avait pas de différences au départ entre les individus, et que tous, passant dans le même moule, devaient en retirer le même profit. Quand une inégalité existe à l’origine, l’égalité de traitement est une manière de prolonger cette inégalité, alors qu’une forme d’inégalité compensatrice peut l’atténuer. Il faut donner plus à ceux qui partent avec moins si l’on veut que tous aient des chances comparables de réussite et d’épanouissement. C’est le moyen de lutter contre l’exclusion sociale. C’est aussi la juste signification de la solidarité et la condition réelle de sa mise en oeuvre.

Notre vision est celle d’un humanisme qui, refusant les discriminations de toutes sortes et faisant appel à la responsabilité de chacun, exprime une confiance dans l’Homme et dans la société. Elle ouvre un large champ d’autonomie et d’épanouissement personnel, d’initiatives sociales et d’actions solidaires. Elle se traduit dans un projet politique adapté à la société complexe d’aujourd’hui, ouvert aux initiatives, favorisant la cohésion sociale, plus soucieux d’incitation que de volonté dirigiste. Une politique, et une méthode, réformistes, que nous voulons mettrons en œuvre en sachant que toute réforme, même attendue, ne sera tolérée que si elle est débattue, mise en perspective, suffisamment expliquée pour en faire comprendre l’utilité, et si les efforts demandés apparaissent justement répartis. Notre société a besoin de la réforme mais elle ressent d’abord le besoin de la justice.

L’acceptation des efforts qui accompagnent toute transformation, l’énergie nécessaire à la construction de l’avenir ne seront possibles que si un projet est proposé, une voie indiquée, un débat ouvert pour la choisir, des moyens fournis pour s’y engager. C’est ainsi que pourra se bâtir cette société, libérale et solidaire, rendant chacun conscient de ce que peut lui apporter l’avenir et, en conséquence, désireux et capable de devenir l’acteur responsable du changement. Une société de justice, de droits et de devoirs partagés, dans laquelle les destins ne se construisent plus de manière irréversible, mais où chacun d’où qu’il vienne, quels que soient son parcours et ses choix puisse se dire qu’il a sa chance, sa chance de réussir sa vie professionnelle et sociale, sa chance de vivre pleinement sa vie d’homme ou de femme.

Chacun doit retrouver confiance en l’avenir, avoir le sentiment que la société le reconnaît, pourra valoriser son travail, récompenser ses efforts et ses talents, et si l’échec survenait, lui apporter son secours pour une nouvelle chance. C’est la condition de l’amélioration du sort de chacun, tout autant que celle du dynamisme social et du progrès collectif. C’est vouloir, à la fois, l’expression des libertés et l’exigence de justice.

Cette vision sera un objectif mais aussi un moteur car c’est pour s’en approcher que chacun trouvera la volonté de s’engager. La Gauche Moderne a l’ambition de contribuer à donner forme à cette société dynamique et solidaire, capable de retrouver à la fois une espérance et une volonté d’agir, un but et des moyens d’y parvenir. Une liberté et une responsabilité.

Marc d’Héré (adapté du texte d’orientation adopté au Congrès de Suresnes)

Européennes : La Gauche Moderne soutient les listes de la majorité

Communiqué :

Pour les élections européennes, c’est tout naturellement et sans la moindre hésitation, que Jean-Marie Bockel et La Gauche Moderne soutiennent les listes de la majorité présidentielle dans les 8 grandes circonscriptions de métropole et d’Outre-Mer.
Ces listes, qui sont des listes de rassemblement de la droite, du centre et d’une partie de la gauche, s’engagent clairement dans la voie tracée par le Président de la République, celle du retour de l’ambition et de la volonté politique en Europe, celle du choix d’une Europe active, protectrice et solidaire.
Notre soutien s’exprimera notamment par la participation militante, dynamique et engagée qui sera celle des dix candidats et candidates de La Gauche Moderne qui y figurent :
- Brigitte MAUROY et Simon-Pierre TREZEGUET pour la circonscription NORD OUEST ;
- Marielle GALLO et Marc d’HERE pour la circonscription Ile-de-France ;
- Michèle STRIFFLER et Malika GAUTIE dans la circonscription EST
- Yves URIETA pour la circonscription SUD-OUEST ;
- Patricia LARNAUDIE et Djamel KERICHE, pour le SUD EST ;
- Doris MADINGOU pour la circonscription OUEST.

Marc d’Héré
Porte-parole de La Gauche Moderne, pour la campagne des  européennes

Le 12 Mai 2009

Sondage de l’IFOP pour Paris-Match, réalisé les 6 et 7 mai derniers, à 30 jours des élections européennes:
Majorité:  27%
PS : 21, 5%
MoDem : 13,5%
Europe écologie (Cohn-Bendit) : 7%

La volonté politique clé de l’avenir

Par Jean-Marie Bockel

Chacun a pu voir avec quelle volonté et quel esprit de décision Nicolas Sarkozy avait fait face à la
crise, dès l’automne en tant que président de l’Union européenne.

Il vient une nouvelle fois de montrer que ce choix, qui est celui de toute la majorité, le choix d’un volontarisme politique, qui constitue une rupture avec la politique de laisser aller qui avait prévalu depuis trop longtemps, est la clef de la sortie de crise.

L’État ne peut plus rien… La France, seule, est impuissante… Que pourrait la seule Europe ? Voilà ce dont nous avons été bercés des années par les responsables qui se sont succédés aux commandes. Renonçant avant d’avoir combattu. Laissant un pays inquiet et désorienté.

La Rupture voulue par les Français est là, elle est visible, elle nous confirme dans notre choix de prendre toute notre place dans la majorité présidentielle : le sommet du G2O, structure proposée par la France au nom de l’Union européenne, est un succès.

Parce que la France, par la voix de son président et de son gouvernement, a exprimé des positions décidées, réfléchies, fermes, adaptées aux nécessités du moment, des propositions qui n’hésitaient pas à prendre de front les mauvaises habitudes qui ont mené la finance à la crise, ses demandes sont devenues des décisions communes.

Elles ont d’abord été prises en compte par notre partenaire allemand, que nous avons encouragé à constituer, dans ce cadre, un front sans faille contre la faiblesse ou l’abandon qui, gagnent si facilement ces grandes messes mondiales. Ensuite par nos amis anglais et nos alliés américains, pour qui elles constituent un changement de philosophie, qui n’aurait pas été imaginable si Nicolas Sarkozy n’avait mis tout son poids, et celui de ceux que la France avait convaincu, dans la balance.

Bien sûr la crise n’est pas conjurée, magiquement par les décisions du G20. Mais on sent que l’atmosphère a changé :
- les paradis fiscaux, véritables trous noirs qui absorbaient la richesse créée au profit d’un petit nombre, sont en régression visible et seront bientôt isolés, si la pression ne se relâche pas ;
- les moyens d’une relance à l’échelle mondiale sont donnés au FMI ;
- les dirigeants des 20 plus puissantes économies ont décidé que l’époque des salaires mirobolants et du secret bancaire absolu était derrière nous.
Qui aurait pu imaginer cela il y a moins d’un an ?

Les conditions indispensables à la sortie de la crise ont été posées par ce sommet. Chacun a vu quelle volonté politique a permis qu’il débouche sur de telles avancées.
Cette réussite, c’est aussi celle de la France, celle de son exécutif et de sa majorité qui se sont engagés sur la voie de la volonté politique, pour relever les défis du déclin que tant voyaient inévitable, pour notre pays comme pour l’Europe.

C’est cette méthode, toute de courage et de dialogue, tournée vers la fin des injustices les plus criantes et la construction d’une équité qui sera un élément dynamique du développement, qui est celle que La Gauche Moderne entend développer.

Au cours du tour de France que j’accomplis semaine après semaine je rencontre des salariés, des créateurs d’entreprises, des chômeurs, des jeunes en formation, des dirigeants de PME et de PMI, des cadres de la fonction publique aussi. À leur contact, à leur écoute, se fortifie ma détermination : la France ne peut sortir de la crise et des ornières qui lui sont propres que par la volonté commune du plus grand nombre.

Ensemble nous pouvons initier, réaliser, accompagner ces réformes dont le pays a besoin, si nous savons les faire avec la méthode de la justice dans le partage des efforts que les français attendent légitimement.
La Gauche Moderne qui se développe et participera dans chacune des régions aux élections européennes, avec ses candidats, avec ses propositions, en alliance avec nos partenaires de la majorité, va intensifier ses efforts d’expression et de conviction, pour rassembler nos concitoyens autour de telles perspectives.

Jean-Marie BOCKEL

On a besoin de plus et de mieux d’Europe

Le Premier communiqué de la Gauche Moderne, sur les élections européennes :

La crise l’a montré, nous souffrons d’une insuffisance d’Europe. Même si, grâce à la force de conviction et à l’obstination du Président de la République Française, les pays européens ont su se rejoindre sur l’essentiel, et trouver le chemin d’une coordination minimum,   la réponse à la crise, la prise de décision et le passage à l’action auraient été encore plus rapides et plus  efficaces si les 27 Etats avaient été structurellement plus unis et animés d’une volonté commune.

On a besoin de plus et de mieux d’Europe. Une Europe politique, capable de faire des choix stratégiques,  de décider et de mener des politiques communes. C’est affaire d’institutions – et nous voulons favoriser la ratification définitive du traité de Lisbonne- c’est aussi, comme l’a montré Nicolas Sarkozy, affaire de volonté. C’est cette Europe, active, protectrice et solidaire que les candidats de La Gauche Moderne, présents sur les listes de la majorité présidentielle aux côtés de l’UMP et du Nouveau Centre, défendront pendant la campagne, et c’est pour lui donner toute sa force qu’agiront, à Bruxelles et Strasbourg, ceux qui seront élus.

Marc d’HERE
Porte parole de La Gauche Moderne, pour les Européennes.

Hôpital : le PS s’allie avec les médecins les plus conservateurs

Nouvelle publication d’un article d’Elie Arié…

Ancien membre de la Commission-Santé du Parti Socialiste pendant plus de vingt ans, ancien Secrétaire National à la Santé du Mouvement Républicain et Citoyen de Jean-Pierre Chevènement pendant deux ans (2002-2004),  je crois aujourd’hui devoir dénoncer  la lourde responsabilité de la gauche dans  l’échec de ce qui aurait dû constituer son principal cheval de bataille, échec que j’ai trop longtemps vécu de l’intérieur :celui de la défense d’un système de soins public, égalitaire et de qualité, et d’en tirer les leçons avant qu’il ne soit trop tard.

En effet, au moment de la discussion, à l’ Assemblée, de la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires », tout semble en place pour que nous revivions le scénario-catastrophe du plan Juppé de 1995.

Sans entrer dans les détails, rappelons que le plan Juppé était, économiquement, dans ses grandes lignes, d’inspiration étatiste et non libérale , et qu’il sauvegardait l’équilibre de l’ Assurance-Maladie sans un centime de privatisations (tout comme il sauvait le régime des retraites sans un centime de capitalisation) ; ayant, sans doute, trop chargé la barque en s’attaquant aussi aux régimes spéciaux des retraites (dont personne ne conteste plus, aujourd’hui, qu’il devait être réformé), il a dû être retiré sous la consternante conjonction, contre nature, de tous les conservatismes : celui des députés UMP ne voulant pas mécontenter le corporatisme de leur électorat médical, et celui du Parti Socialiste qui, tout en approuvant ce plan, a cru devoir s’y opposer parce que son électorat manifestait contre lui, et qu’il fallait bien qu’il suive ses troupes s’il voulait paraître en être le chef ; après quoi, parvenu au pouvoir en 1997, le gouvernement Jospin a évidemment mis en œuvre son volet santé ; j’ai eu malheureusement l’occasion de vivre, de l’intérieur, ce grand moment de victoire de l’électoralisme sur le courage politique, même si nous avons été quelques uns à manifester notre soutien à cette réforme dans une tribune parue dans « le Monde », et qui ne nous a d’ailleurs valu aucune sanction.

C’est aujourd’hui la même alliance que nous voyons se mettre en place entre les éléments les plus conservateurs du corps médical, qui s’apprêtent à manifester contre l’ « étatisation de la médecine », les députés UMP inquiets pour leur réélection, et un Parti Socialiste qui s’imagine, à nouveau, que le nec plus ultra de  la stratégie politique consiste à s’opposer à toute mesure du gouvernement dans l’espoir de lui succéder ainsi au pouvoir par le jeu de l’alternance automatique, pourtant déjà pris en défaut en 2007.

Mon propos n’est pas d’entrer, ici, dans le détail technique de ce texte de loi- même si c’est dans les détails que se niche le diable, ce qui devrait faire l’objet de dépôts d’amendements constructifs – mais dans l’absurdité du discours politique dans lequel se réfugie le Parti Socialiste pour justifier un vote négatif dont le principe semble acquis d’avance.

On l’entend, avec stupeur, dénoncer une « privatisation » de l’hôpital…comme si cette réforme, qui n’est pas encore votée, pouvait être rendue responsable de la répartition qui s’est faite, ces vingt dernières années, entre le rentable (chirurgie programmée)  au secteur privé et le déficitaire (urgences, médecine, gériatrie) au secteur public, répartition aujourd’hui pratiquement achevée, sous les auspices de la loi actuelle et que le Parti Socialiste n’a jamais tenté d’empêcher !
Et alors que la Fédération Hospitalière de France, regroupant l’ensemble des hôpitaux publics et présidée par l’ancien Ministre de la Santé socialiste Claude Evin, soutient les grandes lignes de cette réforme, et qu’à l’inverse, les médecins spécialistes libéraux travaillant dans les cliniques privées annoncent une journée de manifestation contre elle…ce sont ces derniers que le Parti Socialiste s’apprête à soutenir !

Sans craindre la contradiction, cette dénonciation de la « privatisation » de l’hôpital s’accompagne de celle de son … « étatisation » (mot qui ferait désormais peur à la gauche ?) , au prétexte que les futures  Agences Régionales de Santé, ayant pour mission d’harmoniser enfin la médecine hospitalière avec la médecine de ville, et dont la création figure pourtant au programme du Parti Socialiste depuis une dizaine d’années, seraient placées sous l’autorité d’un représentant de l’ Etat : on croit rêver !
Pour la gauche, l’organisation de la Santé ne figure-t-elle pas pourtant dans les missions fondamentales de l’ Etat, et de son bras armé, le Ministère de la Santé? Et qui donc devrait les présider : un syndicaliste, un chef d’entreprise, un conseiller régional ? Dans quelle République vivrions-nous, si un élu local avait plus de pouvoirs que le Gouvernement et le Parlement ?

Autres sujets d’étonnement, les critiques :

- du principe de la tarification à l’activité, dite T2A. Même si ses effets pervers doivent être corrigés, même si le montant et les modalités de fixation de son volet consacré aux missions spécifiques de l’hôpital public (MIGAC) doivent faire l’objet d’amendements, comment le Parti Socialiste peut-il feindre d’ignorer que, grâce au plan Juppé, c’est le Parlement qui vote le total des sommes allouées aux hôpitaux (l’ ONDAM), et que la T2A n’est qu’un outil de répartition de cette somme entre les différents établissements, remplaçant l’ancien système qui augmentait chaque année le budget de tous les hôpitaux d’un taux unique national, sans tenir compte de leur (in)activité réelle et de tous les changements démographiques qui avaient pu s’opérer depuis vingt ans ;

-du renforcement des pouvoirs des directeurs d’hôpitaux face à celui du corps médical, pour qui les objectifs de santé publique n’ont jamais constitué une préoccupation majeure ;

-de la limitation de la liberté totale d’installation des médecins, au mépris des besoins de la population ;

-le soutien si peu sincère mais tellement électoraliste du Parti Socialiste au maintien des hôpitaux dits « de proximité » en sous-activité et à risques, et qu’il tente pourtant, lui aussi, lorsqu’il est au pouvoir, de transformer en hôpitaux de long et moyen séjour.

Ce sont ces contradictions qui expliquent l’étonnant silence de la gauche, lors de toutes les campagnes électorales, sur ce sujet majeur de préoccupation des Français qu’est la santé, et sa tendance à se cantonner dans les slogans si peu crédibles :

-          du « toujours plus de moyens », alors que la France est maintenant au 3è rang mondial pour la part du PIB consacré au système de soins, et qu’on nous annonce un déficit de 15 milliards d’ Euros de l’ Assurance-Maladie,

-          et du spectre de la « médecine à deux vitesses », alors qu’une médecine à seulement deux vitesses constituerait un énorme progrès social dans un pays où coexistent ceux qui sont remboursés à 100% et ceux qui ne le sont pas ; ceux qui ont une bonne assurance complémentaire, ceux qui en ont une mauvaise, et ceux qui n’en ont aucune ; ceux qui vivent dans un désert médical et ceux qui vivent dans une ville où ils ont l’embarras du choix de leur médecin ;ceux qui vivent dans des villes où il n’existe plus, dans certaines spécialités, aucun médecin pratiquant les tarifs conventionnels, et ceux qui vivent dans des villes où il en existe encore ;ceux qui ont à leur disposition un choix de différents hôpitaux, et ceux qui n’en ont qu’un seul proche de chez eux ; ceux qui ont la chance que le seul hôpital proche de chez eux soit un bon hôpital, et ceux qui n’ont pas cette chance ;ceux qui ont les informations ou les relations pour savoir si tel médecin ou tel hôpital sont à recommander ou à éviter, et ceux qui ne les ont pas…

Tant que le Parti Socialiste n’utilisera la politique de santé que comme un argument électoraliste, se cantonnera à l’attitude protestataire et laissera à la droite le soin de réaliser des réformes nécessairement impopulaires, il ne faudra pas s’étonner de le voir perdre chaque jour davantage son identité et sa crédibilité de parti de gouvernement de gauche.

Elie Arié

Faire face à la crise

La crise d’abord boursière puis financière touche maintenant l’économie réelle. Même si les Français sont moins touchés que les autres, c’est le niveau d’activité

des entreprises qui recule, c’est le chômage partiel et les pertes d’emploi qui se multiplient, alors que piétine la consommation des familles. Épreuves douloureuses,

souvent ressenties comme injustes.

Pour y répondre, le Président et le gouvernement ont pris des mesures destinées à la relance de l’investissement, seule manière de contrer la dégradation de l’emploi et de permettre une reprise de l’activité. Cette réponse va dans le bon sens.

Parallèlement, pour prendre en compte les inquiétudes et les revendications qu’ont porté les syndicats, des mesures destinées à soutenir les plus démunis et les plus vulnérables ont été décidées.

• Pour ceux que le chômage menace, c’est la Sécurité sociale professionnelle qui se met en place avec les Contrats de Transition Professionnelle qui permettent un maintien du salaire qui ont été étendus et la couverture du chômage partiel a été portée à 90% du salaire net.

• Une réduction de 66% de l’impôt sur le revenu va bénéficier à 6 millions de contribuables. Une avance de 200 Euros sera versée, avant la mise en place du RSA, ainsi qu’une prime de 150 Euros pour près de 3 millions de familles, une prime de 500 euros pour les chômeurs ayant travaillé de 2 à 4 mois, une augmentation de 7% du minimum vieillesse, de près de 5% de l’allocation adultes handicapés, l’instauration de Bons d’Achat de services…

Pourtant, le 19 mars des millions de français ont participé aux grèves et aux manifestations, mais force est de constater que leur message s’adresse d’abord au Medef:

• Aucune proposition sérieuse n’est venue de sa part pour proposer des solutions pour améliorer le partage de la richesse créée dans les grandes entreprises, comme l’a demandé Nicolas Sarkozy. Alors que de nombreuses PME et PMI innovantes, sont la preuve que l’intelligence et la bonne volonté permettent, même en temps de crise, que chacun reçoive un juste retour de ses efforts ;

• Il refuse de répondre sur l’interdiction des bonus scandaleux de ceux qui ont ruiné leurs entreprises et licencient ;

• Sur les salaires, dans l’attitude générale vis a vis des salariés, les propos des dirigeants du Medef manquent d’ouverture et de sens du dialogue.

Dans un contexte de crise comme celui que nous traversons, chacun des acteurs doit faire un pas vers l’autre pour forger des réponses susceptibles de renforcer le pacte social. Tout au contraire le MEDEF, en miroir avec le NPA d’Olivier Besancenot, comme le Parti socialiste dans son sillage, tous privilégient la voie de l’affrontement social, c’est la voie de la démagogie de l’irresponsabilité et de la discorde, elle ne mène à rien de bon ! Heureusement, ce n’est pas la voie

que les syndicats ont, ensemble, prise.

Le gouvernement, le Président ont fait leur travail, c’est aujourd’hui au dialogue social de s’engager fortement, pour faire avancer la société dans la voie de la justice et l’équité. Les  demandes des salariés, doivent être entendues, la compétitivité de notre pays et sa capacité de sortir de la crise le plus tôt possible doivent être préservées.

La France à besoin de la Réforme, les Français ont besoin de la Justice. C’est le message de La Gauche Moderne

Qui sommes nous ?

Nous sommes un parti de gauche, fondé et animé par Jean-Marie Bockel, engagé et actif dans la majorité présidentielle.

Nous voulons moderniser la gauche en       faisant vivre ses valeurs fondamentales : le progrès, la liberté, l’équité, la solidarité et la justice sociale.

A la mondialisation économique, nous entendons répondre par une extension du politique par-delà les frontières en faveur d’une croissance durable.
Nous reconnaissons le rôle du marché, lieu d’échanges et de production des richesses, tout en nous opposant à la seule logique de la rentabilité maximale et immédiate. Nous avons le projet d’une société juste et solidaire, où la diversité acceptée participe à la cohésion sociale.

Nous voulons un Etat rénové, allégé et décentralisé, capable de fixer les grandes orientations, qui sache mieux cibler ses interventions en s’appuyant d’abord sur les ressources de la société civile et sur la régulation contractuelle. Nous souhaitons des services publics que l’autonomie et la responsabilisation rendront plus efficaces, au service des usagers.

La liberté, les initiatives individuelles et collectives, la responsabilité, la concurrence encadrée, le compromis entre sécurité et flexibilité, sont pour nous les moteurs du développement, condition du progrès social.

Sociaux-libéraux et européens, nous soutenons la politique de changement et de « réforme juste » qui est celle du Président de la République. Nous voulons tenir un langage de vérité, d’ouverture et de responsabilité.

Nous sommes de gauche et nous voulons répondre aux défis du monde moderne.

Nous avons choisi de nous appeler La Gauche Moderne.